édi­to

So Foot - - ÉDITO -

Ru­di Gar­cia l’a mau­vaise. À Nan­cy, le 21 avril der­nier, son OM laisse fi­ler deux points pré­cieux. La faute à un match glo­ba­le­ment moyen, à un ad­ver­saire qui lutte pour sau­ver sa peau en L1, et sans doute à ce pe­nal­ty ou­blié sur une main ad­verse. Le coach olym­pien au­rait pu ser­vir le tou­jours ef­fi­cace “je ne parle pas d’ar­bi­trage mais…” ou l’in­usable “on n’est pas ar­bi­tré comme les autres”. Mais non, Gar­cia a évo­qué l’im­pé­rieuse ur­gence “d’ai­der les ar­bitres donc avan­cer sur la vi­déo”. Et d’ajou­ter: “C’est aus­si simple que ça.” Aus­si simple qu’un sport comme le rugby, si mo­derne et qui a tout com­pris avant ce de­mi-frère aveu­glé par son conser­va­tisme. Fi­ni les contes­ta­tions, les en­traî­neurs qui jus­ti­fient une dé­faite par un mau­vais coup de sif­flet, les pré­si­dents per­sua­dés qu’on en veut à leur club. Bref, une cer­taine idée de la jus­tice sur terre. D’ailleurs, c’est bien connu: ja­mais un in­ter­na­tio­nal fran­çais n’a ju­gé avoir “été ar­bi­tré comme une pe­tite équipe” après un ré­cent match contre les Gal­lois ; ja­mais un pré­sident qui a fait for­tune dans la BD ne s’est plaint de “de so­do­mie ar­bi­trale” du cô­té de Cler­mont, ni son ho­mo­logue bor­de­lais n’a ré­cla­mé “un ar­bi­trage com­pé­tent et cou­ra­geux la se­maine pro­chaine” après une courte dé­faite face à La Ro­chelle ; ja­mais l’ac­tuel pa­tron de la fé­dé­ra­tion n’a trai­té de “pipe” le dé­nom­mé Laurent Car­do­na après une dé­faite contre Gre­noble… Ru­di peut donc être ras­su­ré, l’ar­ri­vée de l’ar­bi­trage vi­déo ap­pa­raît au­jourd’hui iné­luc­table et on de­vrait en­fin pou­voir par­ler foot après un 0-0 un ven­dre­di soir à Mar­cel-Picot.( AP

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.