Ger­vais Mar­tel

So Foot - - POURQUOI AIMEZ-VOUS LE FOOTBALL? - – FB

Pré­sident sang et or

“Je me rap­pelle lorsque j’étais aux chas­seurs al­pins à BourgSaint-Mau­rice, j’avais une sec­tion avec moi. On de­vait faire le che­min entre Bourg-Saint-Mau­rice et Mou­tiers, une tren­taine de ki­lo­mètres à par­cou­rir dans la jour­née sans se faire voir. J’avais cal­cu­lé mon coup pour ar­ri­ver à temps dans un bis­trot à Mou­tiers, pour voir Saint-Étienne face à Glas­gow. On est ar­ri­vés à 20 heures, il y avait en­core de la place. On s’est ins­tal­lés avec cinq, six mecs de la sec­tion, on a man­gé et re­gar­dé le match. Le foot a tou­jours été une de mes pré­oc­cu­pa­tions pre­mières, que ce soit avec Saint-Étienne, du­rant la grande époque de Nantes ou avec Lens, évi­dem­ment. Je dis tou­jours que c’est un film po­li­cier dont ne connaît pas l’as­sas­sin. Tout peut ar­ri­ver. Même l’équipe qui est très bien, on l’a vu avec Pa­ris contre Bar­ce­lone, peut perdre. Et puis il y a des matchs où on n’était pas fa­vo­ris et où on est al­lés faire un ré­sul­tat. Je me rap­pelle lors­qu’on a ga­gné le titre. C’était il y a vingt ans dé­jà. On est ar­ri­vés à Lens à 3 h du ma­tin. Lors­qu’on a pé­né­tré dans le stade, il y avait 30 000 per­sonnes! Voir les yeux des gens qui nous re­mer­ciaient juste par leur re­gard pour le titre… C’était aus­si une ré­com­pense pour ce pays qui a tel­le­ment souf­fert, qui était vic­time du chô­mage. C’était une fier­té re­trou­vée.”

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