Re­gard cri­tique.

So Foot - - SOMMAIRE - CANDAU / PHOTO: ICON­SPORT RE­CUEILLIS PAR ADRIEN

Le Nior­tais Jo­na­than Bri­son vit dans le tur­fu. Nor­mal, il est fan de ro­mans de science-fic­tion.

L’an­cien de Saint-Étienne, qui roule dé­sor­mais sa bosse à Niort, est un lec­teur aver­ti. Avec un goût pro­non­cé pour la science-fic­tion. Alors quand il ar­rête de po­tas­ser ses ro­mans de Ste­phen King et de Tol­kien pour en par­ler, on écoute, for­cé­ment.

Quel est ton der­nier coup de coeur lit­té­raire?

Les Guer­riers du si­lence, de Pierre Bor­dage. C’est un space opera où les per­son­nages doivent joindre leurs forces pour triom­pher d’une conspi­ra­tion mon­tée par des ex­tra­ter­restres do­tés de pou­voirs psy­chiques. Ré­su­mé comme ça, ça sonne bi­zarre, mais c’est vrai­ment une oeuvre mar­quante de la SF, pour moi. Il y a des en­vi­ron­ne­ments très fu­tu­ristes, mais aus­si des mondes sau­vages où la na­ture a pris le des­sus. Il y a beau­coup de hé­ros, la nar­ra­tion est très tra­vaillée: chaque cha­pitre, on change de nar­ra­teur, j’aime cette al­ter­nance. J’ai aus­si ado­ré la fa­çon dont les com­bat­tants s’af­frontent par la pen­sée, on peut tra­cer un pa­ral­lèle avec Star Wars. Mais si je de­vais faire un rap­pro­che­ment, ce se­rait avec Game of

Th­rones. L’au­teur n’hé­site pas à faire mou­rir ses per­son­nages. L’en­semble a un cô­té très brut.

Tu as d’autres oeuvres de science-fic­tion qui t’ont

mar­qué? Bien sûr. Le Pas­sage, de Jus­tin Cro­nin, par exemple. Ça ra­conte l’his­toire de gens sur les­quels on a pratiqué des ex­pé­riences. Ils sont trans­for­més en des créa­tures noc­turnes qui se créent une meute et prennent le contrôle de la pla­nète. En­suite, on suit une pe­tite com­mu­nau­té d’hu­mains qui es­sayent de sur­vivre. C’est du post-apo­ca­lyp­tique, une his­toire à l’am­biance de fin du monde. Le sus­pense est as­sez ha­le­tant.

Il y a un ro­man que tu ap­pré­ciais par­ti­cu­liè­re­ment

quand tu étais en­fant? Oui, Bil­bo le Hob­bit. J’ai un rap­port sen­ti­men­tal avec cette oeuvre-là. Mon père nous li­sait le livre, à mon frère et moi. Il nous a trans­mis pas mal de son ima­gi­naire. D’ailleurs, c’est sou­vent lui ou ma femme qui me conseillent les livres que je lis.

Tu aimes bien Ste­phen

King? Pas tout, mais j’aime beau­coup cer­taines de ses oeuvres. Par exemple Dôme. L’his­toire en tant que telle part as­sez vite en ca­ca­huète, il y a des viols, des rè­gle­ments de comptes… C’est une vi­sion un peu à l’amé­ri­caine de ce qui pour­rait se pas­ser, mais le mys­tère qui en­toure le dôme tient bien en ha­leine. J’aime la fa­cul­té de King d’écrire des his­toires dé­ran­geantes, la ma­nière dont il in­tro­duit cette touche de fan­tas­tique dans le quo­ti­dien.

Que penses-tu des adap­ta­tions des oeuvres de King au ci­né­ma et dans les sé­ries? Un­der

the Dome, je n’ai pas ac­cro­ché plus que ça, mais des films comme Mi­se­ry m’ont scié. Ça ra­conte l’his­toire d’un au­teur à suc­cès qui se blesse gra­ve­ment et qui est re­cueilli par une in­fir­mière. Au dé­but, elle a l’air ado­rable, sauf que c’est une psy­cho­pathe qui le sé­questre et le drogue. Y a pas plus an­gois­sant.

“J’ai un rap­port sen­ti­men­tal avec Bil­bo le Hob­bit. Mon père nous li­sait le livre, à mon frère et moi”

Et plus glo­ba­le­ment, t’en dis quoi des adap­ta­tions de livres et de BD au ci­né­ma? The Wal­king

Dead, par exemple, je pré­fère clai­re­ment le for­mat pa­pier à la sé­rie. C’est plus dur, il y a moins de cen­sure aus­si. Quand je tombe sur un bon livre, c’est jouis­sif, plus qu’un très bon film. Je ne le lâche plus, je ne fais que ça. La puis­sance d’un livre, c’est qu’on peut soi-même tout se re­pré­sen­ter, rien ne nous est im­po­sé, c’est notre ima­gi­na­tion qui a la main. Le ci­né­ma ne peut pas faire ça.

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