“Mon der­nier match s’est joué sur une pa­tau­geoire XXL”

Pen­dant que cer­tains ne jurent que par le made in France, d’autres optent pour le voyage pro­po­sé par les cham­pion­nats étran­gers. En mars, AlSoFine s’est of­fert un trip entre Kiev, Ajac­cio et Me­dellín. Ré­sul­tat? 9635,43 eu­ros dans la poche.

So Foot - - AVANT- MATCH - – PRO­POS RE­CUEILLIS PAR MAXIME BRI­GAND / IL­LUS­TRA­TION: WINAMAX

Quand as-tu com­men­cé à pa­rier?

Ça fait un pe­tit mo­ment main­te­nant. J’ai com­men­cé il y a trois ou quatre ans. Le truc, c’est qu’au départ, je ne m’in­té­res­sais pas vrai­ment aux gros gains. Je cher­chais sur­tout à ga­gner pe­tit à pe­tit. Et, un jour j’ai ten­té de ga­gner plus et ça s’est avé­ré payant. De­puis, je conti­nue sur ma lancée et au­jourd’hui, toutes les se­maines, je touche des sommes as­sez im­por­tantes. On va es­pé­rer que ça conti­nue.

Tu as une tac­tique?

Je mise moins sur plus. Et ça marche! Mais sur­tout, je mise sur plu­sieurs jours. J’ai pris cette ha­bi­tude car se­lon moi, pa­rier le même jour, c’est vou­loir al­ler trop vite. Il ne faut pas prendre des cotes au ha­sard et bour­ri­ner. Donc je me pose en dé­but de se­maine et j’étale mon pe­tit pa­ri.

Tu es aus­si un homme de ti­cket voyage, sur­tout. Tu es né à Bo­go­ta ou quoi?

Non, pas du tout ( rires). Mais je suis pas mal les cham­pion­nats étran­gers, c’est vrai. On va dire que de­puis quelques temps, j’ai pas mal de temps libre donc la nuit, ça m’éclate de re­gar­der du foot. Je mate du cham­pion­nat ar­gen­tin, co­lom­bien… J’aime bien, donc je pa­rie des­sus, lo­gique.

C’est vrai­ment un bon choix de pro­gramme té­lé?

Bah oui, le ni­veau n’est pas mau­vais mais c’est sur­tout l’am­biance qui est ex­cel­lente. Au ni­veau des pa­ris, c’est hy­per in­té­res­sant parce que les book­ma­kers ne s’in­té­ressent pas vrai­ment aux cham­pion­nats étran­gers. Je ne parle pas de la Pre­mier League hein, mais du reste du monde. Tu as tou­jours des bonnes cotes, fixées sans prendre vrai­ment no­tion du clas­se­ment, du re­cru­te­ment, de l’historique entre les deux clubs…

Et tu t’es trou­vé une pe­tite équipe sûre?

En Ar­gen­tine, c’est le Colón de San­ta Fe, et en Co­lom­bie, c’est San­ta Fe aus­si. C’est simple: deux clubs avec le même nom mais qui ne jouent pas dans le même cham­pion­nat. Je ne vais pas dire que je re­garde tous les matchs, ça se­rait men­tir, mais sou­vent quand même. Dès que je mise, je re­garde de toute ma­nière. C’est pour ça qu’il m’ar­rive de re­gar­der de la D2 al­le­mande. Là, c’était Düs­sel­dorf-Ar­mi­nia Bie­le­feld et la 2. Bun­des­li­ga, ça joue. C’est pour ça que je ne mise pas beau­coup sur le cham­pion­nat de France.

Parce que c’est moins ou­vert? Tu as quand même mi­sé sur un Ga­zé­lec-ACA, un match qui s’est joué sur un ter­rain dé­truit…

Et ça m’a fait très peur! C’était une pa­tau­geoire XXL et c’était mon der­nier match. Je t’avoue que j’ai pas mal flip­pé. J’ai eu de la chance que ça se ter­mine sur ce 1-0. Pfff… C’était une pis­cine!

Mais tu re­gardes les matchs tout seul?

Non, pas tou­jours. L’autre soir par exemple j’étais avec des amis et on bu­vait un pe­tit coup. On va dans un bar où les matchs sont dif­fu­sés.

Et tu es du genre à fi­ler tes tuyaux?

Ja­mais. C’est trop dé­li­cat: si ma pré­dic­tion marche, tant mieux, mais si ça foire, je vais culpa­bi­li­ser. Perdre de l’ar­gent, ça me concerne di­rec­te­ment, mais en faire perdre aux autres… Donc quand on me de­mande, je dis non. Je ne par­tage pas mes pa­ris. Mes potes savent très bien com­ment je fonc­tionne, je ne vais pas mettre de l’ar­gent en jeu entre nous.

Quand on gagne 10 000 eu­ros, on fait quoi?

Je ne me prends pas la tête. Là, j’ai tout re­ti­ré di­rec­te­ment et je re­dé­pose de l’ar­gent en­suite. J’ai ar­rê­té mon tra­vail de­puis deux mois pour une créa­tion de pro­jet et je dois avouer que dans cette pé­riode, j’ai pas mal tou­ché. Il y a des per­sonnes qui ar­rivent à en vivre, si c’est mon cas tant mieux, mais je pré­vois à cô­té quand même.

Et tu sup­portes une équipe?

Le FC Nantes, bien sûr! Mais c’est com­pli­qué de pa­rier sur son club parce que je ne vais ja­mais le mettre per­dant. Si je le mets, c’est ga­gnant, point barre. Même pour un Mar­seille-Nantes. Donc, je pré­fère m’abs­te­nir. Mais il y a quelques se­maines, j’ai ren­tré une cote à 600 grâce à Nantes-Troyes no­tam­ment…

Ja­mais grâce à un joueur, un bu­teur?

Ja­mais… C’est trop dan­ge­reux. Quand tu joues comme ça, tu pousses trop le ha­sard. C’est dé­jà bien de trou­ver l’équipe ga­gnante. S’il faut trou­ver en plus le bu­teur, le pas­seur dé­ci­sif, on n’a pas fi­ni.

“J’ai deux clubs de pré­di­lec­tion: le Colón de San­ta Fe en Ar­gen­tine et San­ta Fe en Co­lom­bie. C’est simple: deux clubs avec le même nom”

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