2002: la pel­li­cule voi­lée

So Foot - - DOSSIER -

LIEU: TIGNES, DU 6 AU 10 MAI. AL­TI­TUDE: 2000 MÈTRES. RÉ­SUL­TAT: PRE­MIER TOUR (1 NUL, 2 DÉ­FAITES).

L'équipe de France siège sur le toit du foot mon­dial: une coupe du monde, un Eu­ro, et de grosses am­bi­tions pour le mon­dial asia­tique. Les échéances en club n'étant pas pas­sées pour tous, le contin­gent est maigre à Tignes: huit joueurs. Là-haut, Guil­hem Por­che­ron, le DG de Tignes Dé­ve­lop­pe­ment, so­cié­té res­pon­sable de la pro­mo­tion et de la com­mer­cia­li­sa­tion de la sta­tion, dé­couvre l'aréo­page de grou­pies et les “jour­na­listes par­qués”. Il a un mau­vais fee­ling: “J’ai sen­ti la chronique d’une mort an­non­cée. Il y avait chez eux la vo­lon­té dé­me­su­rée, su­per­sti­tieuse, de re­pro­duire fi­dè­le­ment le che­min em­prun­té à Tignes en 1998. Le staff par­lait constam­ment du pas­sé, ja­mais d’un pro­jet.” Mêmes res­tau­rants, mêmes ser­veurs ou ser­veuses, mêmes mo­ni­teurs, même dis­trac­tions. “Comme si Fer­ra­ri ga­gnait toute une sai­son en F1 et que l’an­née sui­vante, toutes les autres écu­ries met­taient leur F1 en rouge.” Ac­com­pa­gnant la dé­lé­ga­tion sur la clas­sique ran­don­née jus­qu'à La Mai­son à co­lonnes, Guil­hem se sou­vient en­core de ce ga­min de “8-10 ans”, par­ve­nu à s'im­mis­cer dans le res­tau­rant pour prendre une pho­to des ta­blées. “Ro­ger Le­merre s’est le­vé, a re­gar­dé le res­pon­sable de la sé­cu­ri­té, qui a ou­vert l’ap­pa­reil pho­to et donc voi­lé la pel­li­cule.” Le ga­min pleure sa té­mé­ri­té, au­tant que tous les autres cli­chés per­dus. La ré­ponse de Le­merre consterne Guil­hem: “Fal­lait de­man­der. Et il au­rait pu re­vendre la pho­to à la presse.” Bien vu Ro­ger!

“En 2002, j’ai sen­ti la chronique d’une mort an­non­cée. Il y avait chez les Bleus la vo­lon­té dé­me­su­rée de re­pro­duire fi­dè­le­ment le che­min em­prun­té à Tignes en 1998” Guil­hem Por­che­ron

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