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Society (France) - - GUIDE -

Force est de le consta­ter: les ma­riages sont plus sou­vent qu’à leur tour le lieu d’une ren­contre in­at­ten­due avec l’autre –que ce terme dé­signe des hip­pies, des vé­gé­ta­liens ou les deux à la fois. Ilan, 29 ans, ra­conte: “L’été der­nier, j’ai été in­vi­té via ma co­pine au ma­riage de deux fans de yo­ga qui s’étaient ren­con­trés neuf mois au­pa­ra­vant. À l’église, pas de messe, pas de musique, ils ont juste chan­té leurs man­tras. À la fin de la cé­ré­mo­nie, la ma­riée an­nonce qu’elle est en­ceinte. Moi je trouve ça hy­per­gê­nant, mais au­tour de moi, les gens se mettent à ap­plau­dir en si­lence et ça em­braie sur un nou­veau man­tra. Je n’ai même pas été sur­pris quand on m’a an­non­cé que le dî­ner se fe­rait sans viande ni pois­son. En re­vanche, j’ai com­men­cé à vrai­ment pa­ni­quer quand on m’a dit qu’il fau­drait aus­si faire sans al­cool ni play­list. Le dî­ner, on au­rait dit le self-ser­vice au mu­sée du py­ja­ma. L’an­goisse.”

Comment se sor­tir d’une telle si­tua­tion. Face à ces phi­lis­tins du mi­ni­ma­lisme, deux so­lu­tions s’offrent à vous: dé­non­cer ce sys­tème avec fra­cas ou, mieux, le ter­ras­ser de l’in­té­rieur comme les ter­mites dans votre im­meuble. Ces gens veulent jouer la carte du mi­ni­ma­lisme? À la bonne heure: il leur fau­dra faire sans votre po­li­tesse au mo­ment de com­men­ter la robe de la ma­riée, sans votre pa­tience au mo­ment des dis­cours de té­moins et, sur­tout, sans votre par­ti­ci­pa­tion au voyage de noces dans l’urne. Ces bar­bares ne savent pas à qui ils ont af­faire.

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