MIKE HORN

L’aven­tu­rier ra­conte ses plus grosses frayeurs

Society (France) - - LA UNE - PAR MARC HERVEZ ET VIC­TOR LE GRAND / PHO­TOS: AUDOIN DESFORGES POUR SO­CIE­TY

Ce­la fait 25 ans que vous ar­pen­tez le monde à la tête d’ex­pé­di­tions. Est-ce plus fa­cile d’être aven­tu­rier au­jourd’hui qu’à vos dé­buts? Oui, on en parle plus, il y a les ré­seaux so­ciaux, la té­lé­vi­sion s’y in­té­resse. Même si c’est da­van­tage le sport ex­trême qui prend la lu­mière, des mecs qui sautent de­puis des fa­laises. Ils vendent de la sen­sa­tion mais se­lon moi, ce ne sont pas des aven­tu­riers. Ils n’ont pas for­cé­ment cette connexion avec la na­ture. Ils vendent leur aven­ture à tra­vers des pho­tos sur In­ter­net. Moi, je ne prends ja­mais de sel­fie. Des types comme moi, de ma gé­né­ra­tion, il y en a de moins en moins. On ne vit pas très long­temps non plus, il faut dire.

Pen­sez-vous que c’est en par­tie grâce vos émis­sions si au­jourd’hui des gens payent pour faire des stages de sur­vie et dor­mir dans les bois? On est tel­le­ment dé­con­nec­tés de la na­ture et connec­tés à tout ce qui est vir­tuel que l’on ou­blie que der­rière la porte, de­hors, il y a des arbres, des ani­maux... Alors des émis­sions comme À l’état sau­vage, qui rap­pellent ce­la, ça change la vi­sion de la vie des gens. Mais je ne me consi­dère pas comme un ani­ma­teur té­lé: je suis un aven­tu­rier. Je n’ai ja­mais re­gar­dé un de mes pro­grammes. Par­fois, M6 m’en­voie un ex­trait et je jette un oeil sur mon té­lé­phone, mais ça s’ar­rête là. Si je fais de la té­lé, c’est sur­tout pour payer mes ex­pé­di­tions. Parce qu’elles coûtent plus cher qu’avant et que je n’ai pas plus d’ar­gent. Je ne suis pas un type qui chasse les spon­sors, j’ai tou­jours les mêmes de­puis quinze ans. Je n’ai pas de ma­na­ger, ce sont mes filles qui s’oc­cupent de moi, des ré­seaux so­ciaux, tout ça… Vous pen­sez quoi des autres aven­tu­riers mé­dia­tiques comme Bear Grylls, par exemple, qui a no­tam­ment ani­mé l’émis­sion de sur­vie Man vs. Wild? Cer­tains conseils don­nés dans Man vs. Wild sont pra­tiques. Mais quand il tue un cha­meau pour dor­mir dans son es­to­mac parce que c’est plus chaud, je trouve qu’il fait un peu dans le sen­sa­tion­nel. Sur le plan de la sur­vie pure, je pré­fère gar­der mon cha­meau vi­vant car il peut me ra­me­ner à la mai­son et peut te­nir long­temps sans eau. Mes tech­niques de sur­vie sont moins sexy…

Vous vous connais­sez? On se croise. On fait des tour­nages plus ou moins sur les mêmes îles. Mais lui il ar­rive, il fait ses voix off et il re­part. Il ne va ja­mais sur l’île. Moi, je veux re­gar­der ce qu’il y a à man­ger, où les gens peuvent dor­mir, s’il y a de l’eau, des cro­co­diles… Je m’im­plique. Bear Grylls, ce n’est pas un aven­tu­rier. Il était dans le SAS (Spe­cial Air Ser­vice, ndlr), une uni­té des forces ar­mées bri­tan­niques, mais il n’est ja­mais par­ti en guerre… Puis il est de­ve­nu

"En théo­rie, on construit sa vie de fa­çon à avoir une mai­son, une voi­ture, se payer des va­cances. Moi, je me construis des sou­ve­nirs"

pré­sen­ta­teur d’une émis­sion qui mar­chait très bien. C’est su­per qu’il ait réus­si à créer un in­té­rêt pour la sur­vie chez les gens, ce­ci dit. D’ailleurs, j’en pro­fite, je ne vais pas le ca­cher. Mon émis­sion, À l’état sau­vage, c’est un for­mat de Bear Grylls à la base, que M6 a ache­té, et que j’ai adap­té. Mais comme c’est son for­mat, il touche plus d’ar­gent que moi. In­di­rec­te­ment, je tra­vaille donc pour lui. Alors ré­cem­ment, j’ai dit: ‘J’ar­rête, mer­ci, ciao.’ À l’état sau­vage, c’est ter­mi­né. Je re­vien­drai avec un pro­gramme à moi, un for­mat ori­gi­nal. M6 aime bien l’idée, je cherche juste un pro­duc­teur. Vous ver­rez, ça se­ra de la vraie sur­vie. Un truc au­then­tique.

Au cours de vos ex­pé­di­tions, vous avez dû voir le monde chan­ger. Et pas tou­jours en bien… J’ai vu l’éro­sion du per­ma­gel, la dé­fo­res­ta­tion en Ama­zo­nie, la pro­li­fé­ra­tion du plas­tique en mer. J’ai fait douze tours du monde sur mon ba­teau et à chaque fois que je veux plon­ger, je vois de plus en plus de blan­chis­se­ment du co­rail. J’ai vu un grizz­ly tuer un ours po­laire. Il n’y avait plus de glace, alors l’ours po­laire a na­gé 100 ki­lo­mètres pour re­trou­ver la ban­quise. Il s’est re­trou­vé mort de fa­tigue et boum! un grizz­ly l’a bouf­fé. Avant, un grizz­ly n’en­trait pas dans l’arc­tique car il n’y avait rien à man­ger pour lui. Mais au­jourd’hui, à cause du ré­chauf­fe­ment cli­ma­tique, des toun­dras qui fondent, l’un pé­nètre dans l’es­pace de l’autre. Sauf que ces deux ani­maux ne sont pas cen­sés se croi­ser. Ils ne peuvent pas vivre en­semble. Je ne suis pas quel­qu’un qui dit qu’il ne faut pas consom­mer, qu’il faut ar­rê­ter de vivre. Mais je veux conser­ver notre pla­nète. Moi, ça ne me dé­range pas qu’un Amé­ri­cain paye 50 000 dol­lars pour grim­per l’eve­rest, mais au bout d’un mo­ment, une par­tie de l’ar­gent doit re­ve­nir à la conser­va­tion de notre pla­nète, pas seule­ment dans la poche du tour-opé­ra­teur.

Et l’être hu­main, il a chan­gé? Par exemple, au Ca­na­da, les Inuits sont entre deux mondes: la sur­vie, dont ils étaient des spé­cia­listes, et la mo­der­ni­té. Les en­fants ne veulent plus por­ter de four­rure car ils pensent que ça les ren­voie à leur image d’êtres pri­mi­tifs. Du coup, ils boivent, ils fument, ils prennent des drogues et se sui­cident à 16 ans. C’est énorme comme pro­blème. Et ce n’est pas propre aux Inuits, ça se constate chez de nom­breuses tri­bus. Dans la jungle, les In­diens, pour échap­per à l’hu­mi­lia­tion d’être trai­tés comme des êtres in­fé­rieurs, s’oc­ci­den­ta­lisent en por­tant des jeans, des t-shirts ou des che­mises à manches courtes. Il y a en­core quinze ou vingt ans, ils étaient seule­ment vê­tus d’un pagne et d’un cache-sexe.

Vous vous si­tuez où, po­li­ti­que­ment? Green­peace ou WWF m’ont de­man­dé d’être am­bas­sa­deur, mais je suis plu­tôt un homme d’ac­tion. J’ai 400 pro­grammes en­vi­ron­ne­men­taux à tra­vers le monde, mais je ne le dis à per­sonne. Je plante des arbres, je re­cons­truis le co­rail, je ra­masse le plas­tique en mer, mais je n’ai pas be­soin de le dire aux gens. On me re­proche de ne pas faire d’ex­pé­di­tions scien­ti­fiques pour dire que la mer chauffe, mais je sais que la mer chauffe. Notre pla­nète, c’est mon ter­rain de jeu. Je veux le conser­ver. Mais à mon ni­veau. La po­li­tique, c’est un monde que je ne com­prends pas. Ce­la ne m’em­pêche pas de sou­te­nir toutes les ini­tia­tives po­si­tives. L’autre soir, j’étais avec Ni­co­las Hu­lot dans C à vous. Je lui ai dit: ‘Le pro­blème n’est pas fran­çais, il est mon­dial. On doit mé­lan­ger les idées.’ La plus grande source d’éner­gie, c’est les jeunes. Eux peuvent chan­ger les choses. Le pro­blème, c’est que ce sont tou­jours les vieux qui dé­cident.

C’est vrai qu’après la mort de votre épouse Ca­thy, il y a deux ans, vous avez don­né tout votre ar­gent à vos deux filles? Ouais. Au­jourd’hui, je n’ai plus de mai­son, je leur ai don­né celle où on ha­bi­tait à Lau­sanne avec Ca­thy. Du coup, quand je suis en Suisse, je squatte chez elles, je dors sur le ca­na­pé. Main­te­nant, c’est moi l’en­fant. Je n’ai pas peur de ne rien pos­sé­der. En théo­rie, on construit sa vie de fa­çon à avoir une mai­son, une voi­ture, se payer des va­cances. Moi, j’ai com­pris très jeune que ce n’était pas là-de­dans que je vou­lais in­ves­tir. À la place, je me construis des sou­ve­nirs. Si tu bâ­tis ta vie sur des choses que tu as vé­cues, quand l’éco­no­mie est en crise, tu ne perds pas d’ar­gent.

Vous avez pour­tant été très riche quand vous aviez la ving­taine, à la fin des an­nées 80. Je tra­vaillais en Afrique du Sud avec mon oncle, dans l’im­port-ex­port de fruits et lé­gumes. Je suis de­ve­nu riche grâce au chou. Et quand je dis beau­coup d’ar­gent, c’est beau­coup d’ar­gent. Quand tu as 80% du mar­ché de l’hé­mi­sphère Sud et que tu as des trains qui trans­portent des cen­taines de tonnes de choux chaque jour… J’étais un jeune loup de la bour­geoi­sie lo­cale.

Mais vous n’étiez pas heu­reux? Non, je m’en­nuyais. Cette vie, pour moi, c’était trop pré­vi­sible. Né­go­cier des pas­tèques à graines rouges, ache­ter des oranges mal­taises blondes, dis­cu­ter le prix de la to­mate San­za­na ca­libre 3, c’était bien, mais quatre ans au­pa­ra­vant, j’avais des en­ne­mis dans le vi­seur (de 1984 à 1986, il opé­rait dans les forces spé­ciales sud-afri­caines, ndlr). Pas­ser du ter­rain de com­bat à ce­lui des docks de fruits et lé­gumes était un peu fade. J’avais l’im­pres­sion de m’en­dor­mir. Je ne vou­lais pas fi­nir dans le fau­teuil d’un club pour an­ciens tra­ders, un ci­gare à la bouche, le jour­nal de la bourse à la main et le ventre po­sé sur les ge­noux. Je me sen­tais as­phyxié. Un jour, j’ai donc dit à mon oncle: ‘Ven­dre­di, j’ar­rête, je m’en vais.’

Et? J’ai or­ga­ni­sé une soi­rée d’adieux. J’ai in­vi­té mes amis, ma fa­mille, des an­ciens com­pa­gnons de l’ar­mée… J’ai tout don­né. Tout. Ma mai­son, mes mo­tos, ma voi­ture. J’ai de­man­dé à ma soeur avo­cate de ré­di­ger un pa­pier of­fi­ciel qui dé­cla­rait que je don­nais ma Golf GTI rouge à un­tel, ma grande mai­son avec pis­cine à tel autre, etc. Je ne vou­lais plus rien. Cette fête, c’était un ven­dre­di ; le lun­di sui­vant, j’étais à l’aé­ro­port avec 50 dol­lars, un sac à dos, quelques vê­te­ments. À l’époque, seuls trois pays étaient ou­verts aux ci­toyens sud-afri­cains, à cause de l’apar­theid: le Royaume-uni, la Suisse et Is­raël. J’ai re­gar­dé les ta­bleaux d’af­fi­chage. Pre­mier vol: Zu­rich. Une place était dis­po­nible.

Comment s’est pas­sée l’ar­ri­vée en Suisse? Je me suis ren­du compte de l’image hor­rible que ren­voyait mon pays. Dès que je di­sais que j’étais sud-afri­cain, on me ré­pon­dait: ‘Je n’en­gage pas les ra­cistes.’ Pour bos­ser, il m’a fal­lu ‘chan­ger de peau’: je me suis mis à pré­tendre que j’étais aus­tra­lien. Fran­che­ment, j’étais prêt à quit­ter la Suisse pour Tel Aviv et dé­mar­rer une nou­velle vie. Mais on a com­men­cé à par­ler de la li­bé­ra­tion de Man­de­la. Je me di­sais: ‘Une fois Man­de­la libre, je ne se­rai plus ra­ciste.’

Vous avez com­men­cé votre vie d’aven­tu­rier en 1981, après avoir eu une ré­vé­la­tion en ex­plo­rant les Andes pé­ru­viennes en raft et en pa­ra­pente. De­puis, vous avez tout fait, mais une chose vous ré­siste: le K2, l’as­cen­sion la plus dif­fi­cile du monde. Vous avez échoué plu­sieurs fois dans cette quête. Ce­la vous tra­casse? À chaque fois qu’on l’a ten­té, per­sonne n’est al­lé au som­met. On a tou­jours été les der­niers de l’ex­pé­di­tion à re­brous­ser che­min. C’est un se­mi-échec, parce que

la ci­vi­li­sa­tion, c'est comme l'eau qui stagne: au bout d'un mo­ment, ça pue... Alors, je re­pars"

quand tu rentres vi­vant, tu peux y re­tour­ner. En 2013, on était à 200 mètres du som­met –c’est rien– mais on a dé­ci­dé d’un coup de faire de­mi-tour. Et là, on croise un père et son fils. On les pré­vient: ‘Ça ne passe pas, il y a une plaque de neige qui va cé­der.’ Ils nous ré­pondent: ‘Mais non, on a fait X fois l’eve­rest, on connaît.’ Et puis boum! père et fils morts. C’est la mon­tagne qui dé­cide pour toi.

Les vul­ca­no­logues Ka­tia et Mau­rice Krafft sont morts sur un vol­can, Ta­bar­ly a dis­pa­ru en mer, un al­pi­niste sur cinq qui tente le K2 n’en re­vient pas… Vous ne vous dites pas par­fois que le risque est trop grand, alors que vous avez deux filles de moins de 25 ans? Elles ont été édu­quées dans l’idée qu’elles peuvent me perdre. Quand elles étaient plus jeunes, un mois en­vi­ron avant chaque ex­pé­di­tion, je met­tais pe­tit à pe­tit de la dis­tance entre elles et moi. Comme quand on anes­thé­sie quel­qu’un avant une opé­ra­tion. Je ne pre­nais plus le pe­tit dé­jeu­ner avec elles, je n’al­lais plus les cher­cher à l’école. Je me for­çais, par­fois, à m’ab­sen­ter un jour ou deux. Pour les ha­bi­tuer à mon ab­sence. La vie est trop fa­cile, donc je la com­plique à tra­vers les ex­pé­di­tions. Et avoir mal, ça fait par­tie de mon tra­vail. À tra­vers la souf­france, tu t’en­ri­chis. C’est dur à com­prendre, mais quand tu es face à la na­ture en si­tua­tion de sur­vie, tu n’as au­cune en­vie de confort ma­té­riel ni même de be­soins sexuels.

Il faut al­ler au de­vant de la mort pour se sen­tir vi­vant? Non, ce n’est pas ça… Mais j’ai per­du mon père à 18 ans, ma femme il y a deux ans, ma mère, ma soeur. La mort est très pré­sente dans ma vie. Et donc, non, je n’ai pas peur de mou­rir. Ce n’est pas quelque chose que j’ima­gine, c’est quelque chose que je vois au quo­ti­dien. Ce­ci dit, quand je pars, je ne pense qu’à une seule chose: re­ve­nir vi­vant. Et oui, on est égoïste quand on doit res­ter vi­vant.

Vous vous ver­riez vivre dans une grande ville comme Pa­ris? Non, je ne sais pas comment vous faites (rires). En gé­né­ral, après une ex­pé­di­tion, je n’ai pas en­vie de ra­pi­de­ment re­trou­ver la ci­vi­li­sa­tion. D’abord, je dors mal, car je n’ai plus de but. Ma vie s’ar­rête. Évi­dem­ment, quand je rentre, j’ap­pré­cie un bon verre de rouge, une belle en­tre­côte. Ce sont des ins­tants de plai­sir parce qu’ils sont mo­men­ta­nés. La ci­vi­li­sa­tion, c’est comme l’eau qui stagne: au bout d’un mo­ment, ça pue. Alors, je re­pars. En Si­bé­rie, lors de l’ex­pé­di­tion Ark­tos, j’ai dû pas­ser trois à quatre mois sans voir l’ombre d’une pré­sence humaine. Ça ne rend pas fou. C’est su­per.

On vous a dé­jà pro­po­sé de faire du ci­né­ma? Ouais, avec Syl­ves­ter Stal­lone dans le der­nier Ro­cky, où je de­vais in­ter­pré­ter son coach per­son­nel dans la jungle, quelque chose dans le genre… Je n’ai même pas vu le film. J’étais en ex­pé­di­tion, j’ai re­fu­sé. Peut-être que je fe­rai du ci­né­ma un jour, mais c’est trop tôt. Quand je se­rai plus vieux.

Vous avez ré­cem­ment dit que vous ai­me­riez bien al­ler dans l’es­pace. Vrai­ment? Oui! J’ai ren­con­tré des as­tro­nautes de l’agence spa­tiale eu­ro­péenne, j’ai te­nu une confé­rence sur le froid pour eux. D’ailleurs, si quel­qu’un doit al­ler sur Mars, c’est moi.

Pour­quoi vous? Mon ex­pé­rience en so­li­taire à -50°C peut s’ap­pa­ren­ter à ce que l’on pour­rait vivre sur Mars. Je crois que la Terre est de­ve­nue trop pe­tite pour moi. Et puis, il faut bien des can­di­dats. Parce qu’au­jourd’hui, Mars, c’est un al­ler simple, one way ti­cket. Qui est prêt à y al­ler? Bon, j’es­père qu’ils trou­ve­ront un jour la tech­no­lo­gie pour ve­nir me cher­cher. Mais de­main, si on me pro­pose un al­ler simple pour Mars, j’y vais. Sans hé­si­ter.

"De­main, si on me pro­pose un al­ler simple pour Mars, j'y vois. Sans hé­si­ter. La Terre est de­ve­nue trop pe­tite pour moi"

En 1999, lors de l’ex­pé­di­tion La­ti­tude 0°, un tour du monde en sui­vant l’équa­teur.

Sur le Kamt­chat­ka, en Rus­sie, lors de l’ex­pé­di­tion Pan­gaea, en 2009.

As­cen­sion de la Tour Mont­par­nasse, à Pa­ris, oc­tobre 2017. Fa­cile.

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