La “fa­ce­boo­ki­sa­tion” d’ins­ta­gram

Society (France) - - COUVERTURE -

Ils disent qu’ils ont be­soin de prendre “des va­cances” et de re­nouer avec la “créa­ti­vi­té”. Le 24 sep­tembre, les deux fon­da­teurs d’ins­ta­gram, Ke­vin Sys­trom et Mike Krie­ger ont an­non­cé leur dé­mis­sion. Sans rai­son pré­cise, donc. Mais dif­fi­cile de ne pas sen­tir, der­rière cette dé­ci­sion, l’ombre de Mark Zu­cker­berg, qui avait ra­che­té l’ap­pli­ca­tion en 2012 pour 609 mil­lions d’eu­ros. Ces der­niers mois, le fon­da­teur de Fa­ce­book a en ef­fet sem­blé s’in­té­res­ser de plus en plus près aux af­faires d’ins­ta­gram. En avril, l’ap­pli­ca­tion était pla­cée sous le contrôle di­rect de Ch­ris Cox, le di­rec­teur des pro­duits de Fa­ce­book, tan­dis qu’adam Mos­se­ri, un homme de confiance de Mark Zu­cker­berg, rem­pla­çait Ke­vin Weill au poste de res­pon­sable des pro­duits. Au­tant de dé­ci­sions qui pré­sagent d’une plus grande in­té­gra­tion d’ins­ta­gram par Fa­ce­book, sur­tout lors­qu’on sait que la pre­mière ap­pli­ca­tion est de plus en plus uti­li­sée, tan­dis que la se­conde tra­verse une zone de tur­bu­lences. Et qui sont aus­si, sans doute, à mettre en lien avec la dé­mis­sion, en avril der­nier, de Jan Koum, le fon­da­teur de What­sapp, autre ap­pli­ca­tion ra­che­tée par Fa­ce­book. Lui avait ex­pli­qué par­tir à cause de dif­fé­rends liés à l’uti­li­sa­tion des don­nées per­son­nelles et à la pro­chaine ar­ri­vée de pu­bli­ci­tés sur sa pla­te­forme.•ac ET AM

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.