COEUR FI­DÈLE

POPOL Ce n’est pas de l’amour, c’est de la rage ! Paul Cham­bon­net, alias “Popol”, est of­fi­ciel­le­ment le plus an­cien abon­né de L’ASM. Il pos­sède sa carte de­puis 1948 et rares sont les matches aux­quels il n’a pas pu as­sis­ter…. PAUL CHAM­BON­NET ESS LE PLUS AC

Sports Auvergne - - Actualité - Texte Sté­pha­nie Mer­zet Pho­tos Ben­ja­min Ché­rasse

L «es re­pas de fa­mille sont tou­jours pro­gram­més en fonc­tion des matches de L’ASM », lâche avec un pe­tit brin d’aga­ce­ment le pe­tit-fils de Paul Cham­bon­net. Mais son grand-père a le sang jaune et bleu qui coule dans ses veines de­puis 1937 et ce­lui-ci ne fait qu’un tour s’il loupe une ren­contre de son équipe ado­rée. Rien ni per­sonne ne pour­ra le chan­ger… pas même Su­zanne, son épouse de­puis plus de 60 ans, ou ses cin­quan­taines de scia­tiques ré­cal­ci­trantes... “Popol” a fait ses pre­miers pas au stade Mar­cel Mi­che­lin à l’âge de 6 ans ac­com­pa­gné de son pa­pa et il s’est of­fert son pre­mier abon­ne­ment en 1948 avec sa pre­mière paye. De­puis, il a tou­jours été fi­dèle au poste, ins­tal­lé dans la tribune Ouest, du cô­té de Phi­li­po­neau. Ain­si, à 85 ans, il en­tame sa 68e sai­son ou plu­tôt, sa 67e. Ap­pe­lé sous les dra­peaux, ce sup­por­ter a pour­tant bien été absent des tri­bunes du Mi­che­lin entre 1952 et 1953 : « J’ai fait mon ser­vice mi­li­taire du­rant 18 mois à Trèves en Al­le­magne. Mon père m’en­voyait des cou­pures de jour­naux avec les comptes-ren­dus des matches. » Il faut sa­voir ser­vir sa pa­trie, certes, mais Popol en a une autre. Elle est et jaune et bleue et ne tient qu’à un titre, à un fi­chu bout de bois. Le Bou­clier de Bren­nus. Au fil des sai­sons, Popol pa­tiente, et s’im­pa­tiente pro­ba­ble­ment… Mais ar­rive, en­fin, 2010. Cette an­née-là, le plus fi­dèle des sup­por­ters de L’AASM avait pris les de­vants. Il avait commme un pres­sen­ti­ment. « Oui, cette fois s-ci ce se­ra la bonne. » Il prit alors sa plusp belle plume et adres­sa quelques liignes sa­lu­taires aux joueurs : « Bien­tôt, je vais avoir 80 ans et je ne pour­raai plus faire les dé­pla­ce­ments, alors voous vous “dé­mer­dez”comme vous vou­leez, mais vous ga­gnez. Il faut en­trer surr le ter­rain comme Per­pi­gnan l’an pass­sé, le cou­teau entre les dents ! » Ce pré­cieeux pe­tit conseil, il l’avait éga­le­ment soouf­flé à Vern Cot­ter quelques jours avann le jour J. Et puis, par un beau soir ded mai, la ma­lé­dic­tion a ces­sé. Popol peut en­fin exul­ter. Deux jours plus tardd, à l’oc­ca­sion d’une cé­ré­mo­nie à la maai­rie de Clermont-ferrand, le plus heuu­reux t sup­por­terpp du monde croise le stra­tè­geg néo-zé­lan­dais. « Popol, vous aviez vu juste et on a fait comme vous m’aviez dit ! »-« Oh Vern, vous n’al­lez pas me dire que vous n’y aviez pas ens ! » Une si belle vic­toire, il est sûr que Popol ai­me­rait en re­vivre d’autres, mais pour lui, fi­na­le­ment, ce n’est pas là le plus im­por­tant. « Ce qui m’in­té­resse, c’est d’al­ler au Mi­che­lin, être avec les co­pains et de par­ta­ger de bons mo­ments de rug­by. » Et comme l’a dit SaintExu­pé­ry : « On ne voit bien qu’avec le coeur, l’es­sen­tiel est

in­vi­sible pour les yeux. »

Popol col­lec­tionne les ob­jets à l’ef­fi­gi­gie ded L’ASM L’ASM.

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