ALEXANDRE LA­PAN­DRY « L’OB­JEC­TIF, C’EST DE DÉ­CRO­CHER UN TITRE »

Alors que le cham­pion­nat est re­par­ti de­puis plus d’un mois, le flan­ker de la 3e ligne re­vient sur la fin de sai­son dernière. Il évoque aus­si les am­bi­tions de l’équipe, ses as­pi­ra­tions per­son­nelles, se­rei­ne­ment et avec dé­ter­mi­na­tion.

Sports Auvergne - - Interview - Par Jean-paul Boi­thias Pho­tos Lu­do­vic Combe et archives La Mon­tagne

Comment se sont pas­sées tes va­cances, as-tu pu cou­per après une fin de cham­pion­nat dif­fi­cile ?

Le dé­but des congés a été com­pli­qué, for­cé­ment, sur­tout avec cette de­mi-fi­nale per­due de jus­tesse. Il a fal­lu un peu de temps pour ou­blier et se chan­ger les idées. Après, nous sommes par­tis au Por­tu­gal avec ma co­pine. La cou­pure a fait du bien.

Cet échec face au Ra­cing 92 est-il au­jourd’hui to­ta­le­ment éva­cué ?

Nous avons mis ça dans un pe­tit coin de notre tête et il ap­par­tient dé­sor­mais au pas­sé. Per­son­nel­le­ment, je trouve que cette dé­faite a été plus dif­fi­cile à di­gé­rer que les autres. Main­te­nant, ce match est der­rière nous et l’équipe est plei­ne­ment concen­trée sur la nou­velle sai­son.

Le fait de ne pas avoir dis­pu­té les phases fi­nales de la Champions Cup au prin­temps, est-ce que d’un point de vue phy­sique la fin de sai­son a été plus fa­cile pour vous ?

Oui, je pense que nous étions plus frais. Mais nous avons quand même échoué sur l’avant- dernière marche. J’es­père que cette an­née, le ré­sul­tat se­ra dif­fé­rent et que nous pour­rons jouer les deux ta­bleaux jus­qu’au bout.

Comment s’est dé­rou­lée la pré­pa­ra­tion phy­sique pour toi ?

Elle a été dans la conti­nui­té des autres sai­sons, peut-être en­core plus courte que l’an der­nier. Mais elle a été dure, c’est bien nor­mal. Il faut en pas­ser par là si l’on veut se don­ner à fond par la suite.

Comment en­vi­sages-tu cette nou­velle sai­son de Top 14 qui s’est ou­verte au mois d’août ?

J’es­père que nous irons le plus loin pos­sible dans la com­pé­ti­tion en re­trou­vant évi­dem­ment les phases fi­nales. L’ob­jec­tif, c’est de dé­cro­cher un titre. On a l’im­pres­sion de le res­sas­ser conti­nuel­le­ment mais tous les ma­tins, lorsque l’on vient à l’en­traî­ne­ment, c’est pour ce­la.

Quelles sont les équipes du cham­pion­nat que tu crains le plus ?

Je trouve le Top 14 de plus en plus dur chaque an­née. Je ne crains pas une équipe plus qu’une autre et il y a énor­mé­ment de clubs qui peuvent pré­tendre ga­gner le bou­clier de Bren­nus. Tous les matches sont de­ve­nus dif­fi­ciles au­jourd’hui.

En Champions Cup, vous re­trou­vez les An­glais d’exe­ter, Bor­deaux, mais aus­si les Ir­lan­dais de l’ul­ster, soit qua­si­ment la même poule que l’an pas­sé, qu’est-ce que ce­la t’ins­pire ?

Il n’y au­ra pas le droit à l’er­reur cette an­née. Il va fal­loir ga­gner pra­ti­que­ment tous les matches si l’on veut se qua­li­fier. Je pense que la poule se­ra même un peu plus re­le­vée que l’an der­nier avec les Ir­lan­dais qui ont dis­pu­té les phases fi­nales. Un gros chal­lenge nous at­tend mais nous avons l’ex­pé­rience pour le re­le­ver.

Tout le monde par­lait de poule plus fa­cile pour vous la sai­son dernière et fi­na­le­ment votre par­cours s’est ar­rê­té en phase de poules, mé­fiance donc…

Ef­fec­ti­ve­ment, nous en avons fait les frais l’an der­nier. Nous sommes pré­ve­nus. Nous sommes éga­le­ment as­sez grands pour en ti­rer toutes les le­çons. La Champions Cup est une com­pé­ti­tion for­mi­dable à jouer. Se qua­li­fier pour les quarts se­ra l’ob­jec­tif mi­ni­mal.

En­du­rant et mo­bile, le troi­sième ligne aile ori­gi­naire de Paray-le-mo­nial est de­ve­nu une pièce maî­tresse de l’échi­quier de L’ASM Clermont.

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