CO­RINNE DIACRE « FAIRE MIEUX »

Sports Auvergne - - Présentation -

Êtes-vous confiante pour cette nou­velle sai­son ?

Oui (sou­rires). Même si le dé­but de sai­son n’est pas ce­lui que j’es­pé­rais en termes de ré­sul­tats, j’ai la chance d’avoir un groupe sain, qui vit bien, qui tra­vaille dur et qui pos­sède un gros po­ten­tiel. Je ne suis donc pas in­quiète et je sais que nous al­lons réa­li­ser un bon cham­pion­nat. On va faire de belles choses, je l’es­père en tout cas...

Vous sem­blez vous épa­nouir à Clermont ?

C’est vrai, je me sens bien. On a tout ce qu’il faut pour réus­sir ici. J’ai beau­coup ap­pris de­puis mon ar­ri­vée. Ma di­rec­tion me fait confiance, mon staff tech­nique est au top, les joueurs sont à l’écoute et l’an der­nier, notre sai­son a été abou­tie. Tout va pour le mieux.

Quels sont les ob­jec­tifs pour cette sai­son ?

On fi­nit 7ème l’an der­nier. Donc faire mieux que la sai­son pas­sée.

Une mon­tée en Ligue 1 alors ?

(Sou­rires). Non, car entre la 7ème et la 3ème place, il y a en­core un cap à fran­chir. Il ne faut pas griller les étapes. Mon ob­jec­tif pre­mier est de ter­mi­ner dans le Top 10, après l’ap­pé­tit vient en man­geant. On ne manque donc pas d’am­bi­tions mais on ne veut pas non plus se fixer d’ob­jec­tifs très éle­vés en dé­but de sai­son. La sai­son est longue et on veut conso­li­der ce qu’on a fait l’an der­nier. Mais dans un coin de notre tête, on ai­me­rait re­vivre la sai­son dernière et faire en­core mieux...

C’est votre troi­sième sai­son à la tête de l’équipe. Vous avez pris vos marques, im­po­ser votre patte et vous sem­blez af­fi­cher la ferme vo­lon­té de mar­quer le club de votre em­preinte ?

Per­son­nel­le­ment oui, j’ai en­vie de réa­li­ser de grandes choses avec Clermont. C’est un club qui veut évo­luer et qui se donne les moyens de réus­sir. Une équipe fé­mi­nine en deuxième di­vi­sion, un centre de for­ma­tion qui voit le jour, une équipe pro­fes­sion­nelle de plus en plus compétitive. Je veux m’ins­crire dans la du­rée, ici.

Huit dé­parts, huit ar­ri­vées, vous avez dû ap­por­ter quelques chan­ge­ments à votre groupe. Êtes-vous sa­tis­faite de votre re­cru­te­ment ?

Glo­ba­le­ment oui, j’ai vou­lu ces joueurs donc ils cor­res­pondent à ma phi­lo­so­phie de jeu. Main­te­nant je sou­hai­tais voir l’ar­ri­vée d’autres joueurs, mais mal­heu­reu­se­ment on n’a pas pu s’ali­gner fi­nan­ciè­re­ment. Notre bud­get ne le per­met pas. On fait avec. J’at­tends des an­ciens qu’ils prennent leurs res­pon­sa­bi­li­tés et que les jeunes nous ap­portent de la fraî­cheur dans le jeu, de l’in­sou­ciance et de la qua­li­té.

Of­fen­si­ve­ment vous per­dez votre meilleur bu­teur Fa­ma­ra Died­hiou, ain­si que La­borde et Hu­nou, trois forces of­fen­sives qui vont vous faire dé­faut...

Ça laisse un vide oui, mais on est vic­time de notre suc­cès. Les joueurs sont cour­ti­sés car le groupe a réa­li­sé une belle sai­son l’an der­nier. On ne peut pas re­fu­ser cer­taines offres, sur­tout quand ces joueurs-là ont l’oc­ca­sion d’évo­luer à l’éche­lon su­pé­rieur. Aux nou­velles re­crues de sai­sir leurs chances et de me dé­mon­trer qu’on ne s’est pas trom­pé sur le cas­ting. Pour une équipe en re­cons­truc­tion de­vant, je trouve qu’on est pas mal.

Claude Mi­chy est un pré­sident qui donne une grande li­ber­té à ses en­traî­neurs sur le plan spor­tif. C’est une vraie chance se­lon vous ?

Oui, mais contrai­re­ment à ce que vous pou­vez pen­ser, Claude Mi­chy est très proche du spor­tif et du groupe. Il in­ter­vient sou­vent dans la se­maine avant et après les matches. C’est une per­sonne qui s’im­plique avec le temps qui lui est im­par­ti. On tra­vaille en­semble, on a trou­vé le bon mode de fonc­tion­ne­ment. Il m’a lais­sé ef­fec­tuer mon re­cru­te­ment. Tout est bien ré­glé, on est en par­faite os­mose.

Quel re­gard por­tez-vous sur ce cham­pion­nat de Ligue 2 ?

C’est un cham­pion­nat dif­fi­cile, long et ho­mo­gène, mais de qua­li­té. Je trouve que les équipes ont un bon ni­veau que ce soit sur le plan tac­tique et tech­nique. De nom­breux clubs de Ligue 1 viennent ob­ser­ver et re­cru­ter les joueurs de Ligue 2. Clermont en est le par­fait exemple. Ce­la montre la qua­li­té de ce cham­pion­nat.

pas pour ha­bi­tude d’al­ler loin dans ces deux com­pé­ti­tions ces der­nières sai­sons. Comment vous l’ex­pli­quer et at­ten­dez-vous autre chose de vos joueurs ?

Je l’ex­plique peut-être par un manque de mo­ti­va­tion. Je ne sais pas. C’est dif­fi­cile à ana­ly­ser. Il s’agit pour­tant de deux belles com­pé­ti­tions, des mo­ments ma­giques et ex­ci­tants à vivre, mais cer­tains joueurs ont du mal à s’ap­pro­prier ce genre de com­pé­ti­tions. La Coupe ap­par­tient aux joueurs. On va es­sayer cette sai­son d’al­ler le plus loin pos­sible. Au groupe à trou­ver la mo­ti­va­tion né­ces­saire pour jouer sur les dif­fé­rents ta­bleaux.

Avez-vous pu voir les matchs de l’équipe de France fé­mi­nine lors des der­niers JO et qu’en avez­vous pen­sé de leur par­cours (éli­mi­née en quarts de fi­nale contre le ca­na­da 1-0) ?

Je n’ai pas pu voir toutes les ren­contres, mais elles ont réa­li­sé dans l’en­semble de bons matches et avaient les moyens d’ar­ri­ver en fi­nale. C’est dom­mage, car ce groupe a un fort po­ten­tiel.

Être à la tête de l’équipe de France fé­mi­nine, ça vous tente ?

Oui, je ne l’ai ja­mais ca­ché. J’ai vé­cu de belles an­nées avec les Bleues en tant que joueuse, le vivre comme sé­lec­tion­neur se­rait pour moi une belle ex­pé­rience à ten­ter. Mais on n’en est pas là, il y a un sé­lec­tion­neur en place et un dé­fi à re­le­ver avec le Clermont Foot.

En Au­vergne, Co­rinne Diacre a trou­vé une struc­ture où elle se sent libre, un club à son image, simple et tran­quille. L’en­traî­neur s’épanouit à Clermont et af­fiche ses am­bi­tions pour sa troi­sième sai­son à la tête de l’équipe.

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