ÉLISE PIGNOT RUG­BY UNE RUGBYWOMAN... AU TOP !

« LE TOP 8 SE­RA BEAU­COUP PLUS DUR, MAIS POUR­QUOI PAS... »

Sports Auvergne - - Dans La Ligne De Mire -

Tu as com­men­cé le rug­by très tôt…

J’avais 5 ans et j’étais un peu agi­tée ! C’est pour ce­la que mes pa­rents ont vou­lu que je fasse du sport. À Égle­tons, d’où je suis ori­gi­naire, il y avait le choix qu’entre le foot ou le rug­by. Comme mes co­pains jouaient au rug­by, j’ai sui­vi et ce­la m’a beau­coup plu.

Ain­si, tu as chaus­sé les cram­pons très jeune par rap­port aux autres filles qui pra­tiquent ce sport…

Oui. Beau­coup de filles at­taquent plus tard le rug­by, vers 14-15 ans. C’est sû­re­ment dû au fait que le rug­by fé­mi­nin n’est pas en­core très dé­ve­lop­pé. Il n’y a pas beau­coup de clubs avec des sec­tions fé­mi­nines. Bien qu’on parle de plus en plus de nous, que les matches de l’équipe de France soient même dif­fu­sés à la té­lé, cette dis­ci­pline est en­core consi­dé­rée comme un sport d’homme et beau­coup de pa­rents ont peut-être peur que ce soit un peu violent pour leur fille. Pour ma part, j’y joue de­puis des an­nées et je n’ai ja­mais eu de grosses bles­sures. Ce n’est pas plus dan­ge­reux que n’im­porte quel autre sport…

Avec des en­traî­ne­ments tous les jours et des week-ends rem­plis par les matches, il faut conci­lier la vie spor­tive et les études…

C’est par­fois très com­pli­qué. Toutes les filles de l’équipe tra­vaillent ou étu­dient (N.D.L.R. : Élise est en 3e an­née de STAPS). Nous avons donc une vie so­ciale très res­treinte… Sou­vent, quand on nous pro­pose d’al­ler boire un verre, de faire un ci­né, nous de­vons très sou­vent dé­cli­ner… Il faut sa­voir faire des sa­cri­fices.

Avec cette mon­tée en Top 8, le jeu en vaut mal­gré tout la chan­delle ?

C’est sûr. De plus, cet ob­jec­tif d’ac­cé­der au plus haut ni­veau avait été fixé sur deux ans avec l’ar­ri­vée de Fa­brice Ri­bey­rolles. Fi­na­le­ment, au bout d’une an­née seule­ment, nous l’avions at­teint. C’était ex­tra­or­di­naire.

Penses-tu que Fa­brice Ri­bey­rolles vous a beau­coup ap­por­té ?

Oui, au ni­veau du jeu, mais pas seule­ment. Il a pro­po­sé aus­si une ma­nière dif­fé­rente de tra­vailler et tout le monde a ac­cro­ché. Au dé­but, on sen­tait qu’il y al­lait sur la pointe des pieds car c’était la pre­mière fois qu’il en­traî­nait des filles. Nous aus­si, on avan­çait à tâ­tons. Il fal­lait prendre le temps de se connaître ! Et puis nous sommes de­ve­nues cham­pionnes de France Élite 2/Ar­melle Au­clair.

Comment en­vi­sages-tu cette nou­velle sai­son au sein du Top 8 ?

Je l’en­vi­sage avec un peu d’ap­pré­hen­sion et un brin d’ex­ci­ta­tion… Nous sa­vons que nous al­lons ren­con­trer les meilleures équipes de France comme Lille et Mont­pel­lier. J’ai croi­sé cer­taines joueuses qui évo­luent dans ce cham­pion­nat quand j’étais en équipe de France des moins de 20 ans. Elles jouent en équipe de France se­nior et phy­si­que­ment, c’est une autre di­men­sion. Elles sont im­pres­sion­nantes. Se dé­fendre en Top 8 va être com­pli­qué, mais rien n’est im­pos­sible. Nous al­lons avoir be­soin de monde sur le ter­rain. J’es­père que les re­crues s’in­té­gre­ront vite et que des jeunes vont évo­luer. Nous sommes un bon groupe de co­pines, mo­ti­vées, so­li­daires et ça, c’est im­por­tant. C’est en notre fa­veur.

L’ORCA de­vient L’ASM Ro­ma­gnat. Qu’en penses-tu ?

C’est une très bonne chose pour nous. Dé­jà, nous bé­né­fi­cions la sai­son pas­sée de la salle de mus­cu­la­tion de la Gau­thière et ce­la nous a fait énor­mé­ment de bien. Sur le ter­rain, je sen­tais que j’avais une meilleure condi­tion phy­sique et que c’était moins dur face à l’ad­ver­saire. C’est un as­pect qui se­ra en­core plus in­dis­pen­sable lors de cette sai­son en Top 8. En­fin, main­te­nant que nous al­lons por­ter le nom ASM, nous al­lons sû­re­ment ga­gner en no­to­rié­té et il y au­ra peut-être même des filles qui vou­dront jouer dans notre club.

Parle-nous de ton pas­sage en équipe de France des moins de 20 ans ?

J’ai été ap­pe­lée à por­ter le maillot bleu l’an pas­sé et ce fut une grande fier­té. Quand on pra­tique un sport à un cer­tain ni­veau, on a tous dans un coin de la tête l’es­poir de re­pré­sen­ter son pays.

Ton ob­jec­tif est de re­trou­ver le maillot tri­co­lore très pro­chai­ne­ment...

Mon ob­jec­tif pre­mier cette sai­son se­ra de jouer au mieux pour le club et d’ob­te­nir de très bons ré­sul­tats. Après, on ver­ra...

Élise Pignot dé­fend les cou­leurs de L’ORCA, ré­cem­ment de­ve­nu L’ASM Ro­ma­gnat, de­puis trois ans. Elle est prête à en dé­coudre pour une nou­velle sai­son au plus haut ni­veau, en Top 8.

QUELQUES IN­FOS ÉLISE PIGNOT NÉE LE 02 DÉ­CEMBRE 1995 À TULLE CLUBS : ASM RO­MA­GNAT, ÉCOLE DE RUG­BY D’ÉGLE­TONS POSTE : 1/2 D’OU­VER­TURE 3 SÉ­LEC­TIONS EN ÉQUIPE DE FRANCE DES MOINS DE 20 ANS

Élise Pignot es­père briller avec L’ASM Ro­ma­gnat pour cette pre­mière sai­son en Top 8.

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