CÉ­LINE RAYNAUD POLE DANCE DU SPORT AVANT TOUT

« LA POLE DANCE EST AVANT TOUT UN SPORT TRÈS PHY­SIQUE, LOIN DES CLI­CHÉS »

Sports Auvergne - - Dans La Ligne De Mire -

Comment as-tu dé­cou­vert la pole dance ?

Mon co­pain m’avait of­fert une séance d’ini­tia­tion car, comme je suis une an­cienne gym­naste, j’ai pra­ti­qué la GRS du­rant plu­sieurs an­nées, il avait pen­sé que ce­la pou­vait me plaire. Et ef­fec­ti­ve­ment, ce fut le cas. J’ai pris par la suite des cours sup­plé­men­taires dans une école de pole dance et j’ai vrai­ment ac­cro­ché. À un tel point que j’ai vou­lu en faire mon mé­tier et don­ner des cours. J’ai ache­té une barre et je me suis en­traî­née seule pen­dant trois ans en re­gar­dant des tu­to­riels sur In­ter­net. Je fai­sais ça dans ma chambre de 10 m2 et je pous­sais tous les meubles ! Il y a plus d’un an, j’ai dé­cou­vert le Pole Trai­ning Cen­ter à Clermont-ferrand. Je me suis alors ins­crite dans cette école dont la phi­lo­so­phie de la pra­tique cor­res­pond plus à la mienne.

C’est-à-dire ?

La pole dance, il y en a pour tous les goûts. Il y a le cô­té sexy mais il existe aus­si une pra­tique spor­tive et c’est ça qui m’in­té­resse. Il faut es­sayer pour se rendre compte qu’il s’agit d’une dis­ci­pline phy­sique à part en­tière et la voir d’un autre d’oeil que l’uni­vers des boîtes de nuit et des strip-tea­seuses. D’ailleurs, quand les gar­çons es­sayent la pole dance, ils changent ra­pi­de­ment de point de vue ! Mal­heu­reu­se­ment, la pra­tique spor­tive de la pole n’est pas en­core suf­fi­sam­ment dé­ve­lop­pée mais elle com­mence à être struc­tu­rée. Elle a été rat­ta­chée à la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de danse et c’est une bonne chose. Ce se­rait bien qu’un jour il y ait de la pole dance aux jeux Olym­piques, ce se­rait une vraie re­con­nais­sance.

Le 25 juin der­nier, tu es de­ve­nu cham­pionne de France de pole dance en ca­té­go­rie élite so­lo adulte…

Oui et c’était un peu in­at­ten­du. C’était la pre­mière fois que je par­ti­ci­pais à un cham­pion­nat de pole dance. Je vou­lais sa­voir quel était mon ni­veau par rap­port aux autres. J’étais un peu stres­sée… Même si j’avais l’ha­bi­tude de la com­pé­ti­tion après “mes an­nées gym”, là, c’était vrai­ment dif­fé­rent. J’étais in­quiète de sa­voir si je n’al­lais pas avoir de sou­cis avec la barre, si elle n’al­lait pas être glis­sante à cause de la cha­leur… Des ques­tions que je ne me po­sais pas à la gym… Fi­na­le­ment, ça s’est plu­tôt bien pas­sé !

Comment ex­pliques-tu que la pole dance fasse de plus en plus d’adeptes ces der­nières an­nées ?

J’es­père tout d’abord qu’il ne s’agit pas d’un phé­no­mène éphé­mère. Beau­coup de filles qui pra­tiquent la pole dance au­jourd’hui avaient fait au­pa­ra­vant de la danse ou de la gym et elles se sont donc re­con­ver­ties dans cette pra­tique. Pour ma part, mes an­nées de GRS m’ont ai­dé en termes de sou­plesse et de grâce. Mais, il y a plein d’autres filles qui font de la pole dance sans avoir pra­ti­qué ces sports au­pa­ra­vant. Si la pole dance marche, c’est pro­ba­ble­ment parce qu’il y a un cô­té très lu­dique et on ne se rend pas compte lorsque l’on fait des ef­forts. De plus, quand on n’a pas trop confiance en soi, on voit qu’on fait très vite des pro­grès. C’est ras­su­rant. On se sent vite bien dans sa tête et dans son corps. Tout le monde peut se mettre à la pole dance et il ne faut pas se sen­tir com­plexée. Il est vrai qu’il faut por­ter une te­nue as­sez lé­gère, un short et une bras­sière, mais c’est pour que la peau puisse s’ac­cro­cher plus fa­ci­le­ment à la barre, sans glis­ser. Lors d’un cours, per­sonne ne juge et tout le monde s’en­traide.

Quels sont tes pro­jets ?

Je vais évi­dem­ment conti­nuer la pole dance et don­ner des cours. Le Pole Trai­ning Cen­ter vient d’ailleurs d’ou­vrir une autre salle à Beaumont en plus de celle du Bré­zet à Clermont-ferrand (www.po­le­trai­ning­cen­ter.com). Je compte bien pour­suivre en com­pé­ti­tion et re­mettre en jeu mon titre l’an­née pro­chaine. Vir­gi­nie, la res­pon­sable du Pole Trai­ning Cen­ter, sou­haite créer une sec­tion com­pé­ti­tion d’une pe­tite di­zaine de filles en fonc­tion des ni­veaux de cha­cune. Je vais pou­voir conti­nuer de me me­su­rer à d’autres pra­ti­quantes.

La jeune Au­ver­gnate vit plei­ne­ment sa passion pour la pole dance. Elle la par­tage en don­nant des cours et, avec son titre de cham­pionne de France, nul doute qu’elle maî­trise par­fai­te­ment son art.

QUELQUES IN­FOS CELINE RAYNAUD NÉE LE 03/11/1990 À CLERMONT-FERRAND CLUB : POLE TRAI­NING CEN­TER CA­TÉ­GO­RIE : SO­LO ELITE ADULTE PAL­MA­RÈS : CHAM­PIONNE DE FRANCE 2016

La Cler­mon­toise Cé­line Raynaud est cham­pionne de France de pole dance 2016.

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