IDVERDE UN GA­ZON À RENDRE VERT DE JA­LOU­SIE !

D’après un clas­se­ment, la plus belle pe­louse de Ligue 1 est celle du parc des Princes, en Ligue 2 il s’agit de celle de Reims, et en­fin, en Top 14, la palme re­vient au Stade Mar­cel Mi­che­lin. Toutes ont été mises en place par Idverde qui as­sure éga­le­ment l

Sports Auvergne - - Rencontre -

Pou­vez-vous nous pré­sen­ter briè­ve­ment Idverde ?

C’est une en­tre­prise qui agit dans le do­maine et la créa­tion d’es­pace vert : parcs, jar­dins, bords de route et ter­rains spor­tifs de­puis de nom­breuses an­nées. Elle est ac­tuel­le­ment lea­der en France et en Eu­rope dans son sec­teur. Elle exerce dans deux pays avec 50 agences en France et 35 en An­gle­terre re­grou­pant 4 500 em­ployés.

Quelle est votre ex­pé­rience en termes de ter­rains de sport ?

Elle est as­sez im­por­tante puisque nous réa­li­sions dé­jà des ter­rains de sport en 1970. Au fil des an­nées, nous avons été ame­nés à con­tri­buer aux dif­fé­rentes évo­lu­tions et avan­cées tech­no­lo­giques, du ter­rain en terre sable se­mé au ter­rain syn­thé­tique puis hy­bride. Par­mi les tech­no­lo­gies propres à Idverde, le Trans construc­tion éta­bli avec de

® la pouz­zo­lane pour ses com­pé­tences drai­nantes. Au­jourd’hui, nous sommes ar­ri­vés à la conclu­sion que le ter­rain idéal doit être hy­bride. D’une part pour avoir les plai­sirs du jeu sur un ter­rain na­tu­rel et d’autre part pour avoir la qua­li­té de te­nue et de drai­nage d’un ter­rain en syn­thé­tique.

Qu’avez-vous mis en place au Stade Mar­cel Mi­che­lin l’été der­nier ?

Nous sommes in­ter­ve­nus sur le ter­rain d’hon­neur et sur le ter­rain d’en­traî­ne­ment avec deux pro­cé­dés dif­fé­rents. Le premier a bé­né­fi­cié d’une pe­louse hy­bride de tech­no­lo­gie Grass Mas­ter et l’autre d’une

® pe­louse hy­bride Mix­to . Les deux ont

® des qua­li­tés si­mi­laires, mais c’est la pre­mière fois que le sys­tème Mix­to

® est uti­li­sé pour un ter­rain de rug­by. De ce fait, L’ASM a pré­fé­ré ne pas mettre tous ses oeufs dans le même pa­nier et ne pas prendre de risque. L’avan­tage du Mix­to est que la fibre

® syn­thé­tique est in­cor­po­rée au mo­ment de la construc­tion avec la fibre na­tu­relle alors que pour le Grass Mas­ter , elle

® est in­cor­po­rée a pos­te­rio­ri. Ain­si, le Mix­to est mis en place beau­coup

® plus ra­pi­de­ment avec un coût si­gni­fi­ca­ti­ve­ment plus faible.

Quels sont les atouts de ces pro­cé­dés ? Quelles sont les ga­ran­ties et les sen­sa­tions pour les joueurs ?

Pour les joueurs, les sen­sa­tions sont exac­te­ment iden­tiques que celles d’un ga­zon na­tu­rel de haut ni­veau. Sur les mê­lées, les ap­puis sont fantastiques, elles ne s’ef­fondrent plus à cause de la pe­louse ! De plus, comme le ter­rain est à la fois souple et ferme, les risques de bles­sures sont moindres. Par­mi les atouts, on note une ca­pa­ci­té d’uti­li­sa­tion de 1 000 heures par an contre 200 heures pour un ga­zon na­tu­rel et la pos­si­bi­li­té de jouer quelles que soient les condi­tions cli­ma­tiques puis­qu’il n’y a pas de boue. En­fin, l’en­tre­tien est aus­si plus lé­ger car la re­mise en état après un match est très li­mi­tée.

Comment se­ra la pe­louse du fu­tur ?

L’ave­nir est in­con­tes­ta­ble­ment dans l’hy­bride que nous sommes d’ailleurs en train de dé­mo­cra­ti­ser. Les clubs mu­ni­ci­paux vont pou­voir s’équi­per avec ce type de pro­cé­dé avec des coûts rai­son­nables. Main­te­nant, la pro­chaine avan­cée tech­no­lo­gique se­ra avec des ter­rains connec­tés. Au­jourd’hui, nous ir­ri­guons, chauf­fons, en­tre­te­nons les stades de ma­nière pas­sive. Très bien­tôt, des sondes en­fouies pour­ront ana­ly­ser les be­soins du ter­rain et à quel en­droit pré­cis il faut in­ter­ve­nir, c’est-à-dire où mettre exac­te­ment de l’en­grais quand c’est né­ces­saire, quelle zone a be­soin d’eau ou de lu­mière… Ce se­ra ain­si plus éco­no­mique et éco­lo­gique.

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