IN­TER­VIEW LA RÉ­VÉ­LA­TION RO­MAIN BRIATTE

« LA PO­LI­TIQUE DU CLUB, DE FAIRE CONFIANCE AUX JEUNES, FONC­TIONNE BIEN. »

Sports Auvergne - - Enquête -

Pour­quoi as-tu choi­si le rug­by ?

À 3-4 ans j’ai com­men­cé par le ju­do mais après à peine trois mois j’ai ar­rê­té. Je n’ai­mais pas le fait d’être en­fer­mé. Et puis pour être franc, je n’étais pas as­sez pa­tient pour ap­prendre la tech­nique je fon­çais tête bais­sée (rire). Du coup, mon père m’a ins­crit au rug­by à Riom. C’est un sport qui me cor­res­pond avec les va­leurs : le com­bat, la so­li­da­ri­té, le cou­rage... Et puis on peut être avec les co­pains. Après, j’ai re­joint les rangs de L’ASM à treize ans et j’y ai fait toute ma for­ma­tion. Huit sai­sons du­rant les­quelles j’ai beau­coup ap­pris et beau­coup évo­lué ce qui n’a fait que ren­for­cer mon at­ta­che­ment à ce sport.

Comment s’est fait ton ar­ri­vée au Stade Au­rilla­cois ?

J’étais en Es­poirs et on ve­nait d’être cham­pions de France. Mais avec la ré­forme fé­dé­rale, j’étais à l’âge li­mite et L’ASM a fait le choix de re­nou­ve­ler tout son ef­fec­tif. Du coup, seuls cinq ou six joueurs ont été conser­vés et nous autres avons été pré­ve­nus qu’on ne se­rait pas gar­dés. Par chance, les en­traî­neurs nous ont ai­dés à trou­ver des pistes. J’avais quelques touches en Pro D2 mais j’ai ra­pi­de­ment choi­si Au­rillac pour sa proxi­mi­té avec Clermont et ma fa­mille.

Peut-être aus­si parce que c’est un club qui fait confiance aux jeunes ?

Évi­dem­ment. Il y avait dé­jà Bap­tiste Hé­zard, an­cien de L’ASM, qui avait si­gné au Stade et qui avait eu sa chance. Et puis je sa­vais que Maxime Gra­nouillet, Théo Na­nette et Ar­thur Rou­lin al­laient aus­si ve­nir dans le Can­tal donc je n’ai pas hé­si­té sur­tout vu les ré­sul­tats du club. J’ai si­gné un premier bail de deux ans puis j’ai été pro­lon­gé de trois sai­sons à l’été 2015.

Comment se sont pas­sés tes dé­buts ?

La pre­mière an­née j’ai sur­tout joué en Es­poirs mais j’ai ra­pi­de­ment eu ma chance avec les pros. Je me rap­pelle de mon premier match comme si c’était hier. C’était à Bour­goin et on avait fait match nul. C’était com­plè­te­ment dif­fé­rent. Le pu­blic, les im­pacts... C’était im­pres­sion­nant. J’ai fait dix feuilles de match cette sai­son-là. L’an­née der­nière, j’en ai fait 17. Mon in­té­gra­tion s’est faite très ra­pi­de­ment et j’ai pu comp­ter sur les an­ciens pour m’ai­der et me con­seiller.

Pour être ra­pide, votre in­té­gra­tion l’a ef­fec­ti­ve­ment été. Au point d’être ca­pi­taine à deux re­prises avec les pros cette sai­son...

Oui, c’était à Al­bi et à Agen. Ma pre­mière s’est su­per bien pas­sée avec une vic­toire. La deuxième un peu moins même si on a fait une bonne pres­ta­tion. Ce qui m’a sur­tout fait très plai­sir, c’est d’avoir été sou­te­nu par mes co­équi­piers. J’aime ce rôle. J’aime mo­ti­ver les mecs et les ai­der comme Ma­thieu Les­cure avait pu le faire avec moi à mes dé­buts.

C’est aus­si une belle preuve de confiance que le Stade fait à ses jeunes ?

C’est clair que le club nous fait confiance. Et c’est une po­li­tique qui fonc­tionne bien. Mal­gré plu­sieurs cadres bles­sés, on voit que les ré­sul­tats sont plu­tôt bons. Le groupe manque peut-être un peu d’ex­pé­rience et de lea­ders pour le gui­der dans les mo­ments dif­fi­ciles, mais il faut que nous, les jeunes, on conti­nue de bos­ser pour avoir notre chance. Il n’y a pas de se­cret, le tra­vail paye. Cette sai­son, Théo Na­nette, Ri­chard Four­cade ou en­core Ma­rius Vialle ont plus de temps de jeu et il faut qu’on se donne tous les moyens de jouer un maxi­mum. Pour ce­la, on peut aus­si comp­ter sur les an­ciens. Moi par exemple, je peux m’ap­puyer sur An­toine Re­naud qui m’en­cou­rage beau­coup et me tire vers le haut. Et puis quand les cadres re­vien­dront, il y au­ra une saine concur­rence.

Dé­bar­qué au Stade Au­rilla­cois en 2013 de L’ASM, Ro­main Briatte n’a pas tar­dé à se faire une place dans le groupe pro­fes­sion­nel. Une évo­lu­tion ful­gu­rante qu’il doit au­tant à son ta­lent qu’à son tra­vail.

QUELQUES IN­FOS JU­LIAN ALAPHILIPPE NÉ LE 11 JUIN 1992 À SAINTA­MAND-MON­TROND. PAL­MA­RÈS 2016 : VAIN­QUEUR DU TOUR DE CA­LI­FOR­NIE 2ÈME DU CHAM­PION­NAT D’EU­ROPE SUR ROUTE 2ÈME DE LA FLÈCHE WALLONNE 4ÈME AUX JEUX OLYM­PIQUES DE RIO 5ÈME DU CHAM­PION­NAT DE FRANCE SU

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