KATH­LEEN GATES VOL­LEY-BALL BORN IN THE USA

NOUS AVONS LE PO­TEN­TIEL POUR RÉUS­SIR CETTE SAI­SON.

Sports Auvergne - - Dans La Ligne De Mire -

Ra­conte-nous tes dé­buts au vol­ley-ball aux États-unis, pays où tu es née…

J’ai com­men­cé à jouer à l’âge de 8 ans car c’était un sport très po­pu­laire dans ma ville, mais j’ai pra­ti­qué beau­coup d’autres dis­ci­plines comme le bas­ket, la natation, l’ath­lé­tisme… J’ai eu l’op­por­tu­ni­té de re­ce­voir une bourse d’étude en jouant au vol­ley à l’uni­ver­si­té de Géor­gie et j’ai ain­si évo­lué là-bas du­rant quatre sai­sons, dont trois en tant que ca­pi­taine.

Comment es-tu ar­ri­vée en Eu­rope ?

Je vou­lais ve­nir jouer en Eu­rope. Dé­jà en 2011, dans le cadre de mes études, j’étais res­tée un mois en Croa­tie. J’avais ado­ré. Mon agent m’a alors trou­vé un club à Rome où j’ai évo­lué pen­dant deux mois. En­suite, je suis re­ve­nue aux USA, puis mon agent m’a fait si­gner dans un club fran­çais à Sens, pas loin de Paris. J’ai por­té les cou­leurs de cette équipe pen­dant deux sai­sons et, en­suite, j’ai re­joint le Quim­per Vol­ley 29.

Ce­la ne t’a pas ef­frayée de ve­nir en France pour jouer au vol­ley et quit­ter ta fa­mille et tes amis ?

Oh, il y a eu des mo­ments dif­fi­ciles où je n’avais qu’une en­vie, c’était de prendre le premier avion pour les États-unis. Mais, j’ai toujours ai­mé voya­ger, ap­prendre une autre langue, me fa­mi­lia­ri­ser avec une autre culture… C’est tel­le­ment ex­tra­or­di­naire tout ce que je peux dé­cou­vrir que ce­la com­pense un peu l’éloi­gne­ment avec mes proches. Je me force à par­ler fran­çais et je prends des cours. Je songe même à res­ter en France après ma car­rière et tra­vailler dans le tou­risme. Et puis en Eu­rope, j’ai quelques connais­sances de l’uni­ver­si­té. J’ai des amis à Londres et il y a aus­si Dus­tin Ware qui joue ici à la JAVCM.

T’es-tu bien adap­tée à l’au­vergne ?

Oui ! Les gens sont très gen­tils et ou­verts. J’ai pu aus­si dé­cou­vrir un peu la ré­gion, les pay­sages sont très beaux avec les vol­cans. J’adore la nour­ri­ture. Je vais au mar­ché de Cha­ma­lières et j’achète sou­vent du fro­mage comme du Saint-nec­taire, de la fourme d’am­bert et sur­tout du chèvre frais ! J’aime aus­si énor­mé­ment le vin, je prends même des cours d’oe­no­lo­gie.

Il pa­raît que tu as dé­cou­vert le stade Mar­cel Mi­che­lin…

Oui, c’était lors du match face à Bor­deaux en Top 14 en sep­tembre der­nier. Avec les filles de l’équipe, nous avons pris des places en pe­sage et c’était im­pres­sion­nant d’en­tendre les im­pacts et de voir les joueurs de si près. On pou­vait presque les tou­cher ! J’étais comme une en­fant car c’était la pre­mière fois de ma vie que j’as­sis­tais à un match de rug­by. L’am­biance dans le stade était su­per, ce­la m’a rap­pe­lé celle des stades aux ÉtatsU­nis.

Comment s’est pas­sée ton in­té­gra­tion au sein du VBCC ?

Très bien. Il y a une très bonne am­biance entre les filles, les di­ri­geants et les bé­né­voles. Tout a été fait pour qu’il y ait le plus vite pos­sible une co­hé­sion de groupe. Nous avons fait plu­sieurs sor­ties en­semble. Nous sommes donc al­lés au Mi­che­lin, nous avons fait du kayak… Au­jourd’hui, nous avons beau­coup de plai­sir à jouer en­semble. Il y a un es­prit col­lec­tif très fort. Nous sommes toutes in­ves­ties et mo­ti­vées.

Que penses-tu d’at­man Tou­ba­ni, ton nou­veau coach ?

Il veut que chaque fille dé­ve­loppe sa propre per­son­na­li­té et il nous fait évo­luer en te­nant compte de cet as­pect­là. Il me­sure les atouts et les fai­blesses de cha­cune d’entre nous et il sait en ti­rer le meilleur.

Quel est le po­ten­tiel de l’équipe ? L’an pas­sé, elle a man­qué un peu d’ex­pé­rience, quel est ton sen­ti­ment pour cette sai­son ?

Au­jourd’hui, il y a de l’ex­pé­rience et chaque fille ap­porte la sienne. Les Ca­me­rou­naises sont al­lées aux JO de Rio, elles ont pu en­gran­ger de la confiance. Le re­cru­te­ment a aus­si per­mis de conso­li­der le groupe. Il y a Les­lie Fi­gère-tu­riaf, in­ter­na­tio­nale fran­çaise, qui a joué dans des clubs pres­ti­gieux tels que Cannes, Ve­nelles, Le Can­net ou en­core Istres. Il y a aus­si Ma­ri­ja San­dic, in­ter­na­tio­nale mon­té­né­grine. En­fin, il y a la Bré­si­lienne Tae­sha Shar­la da Sil­va qui vient d’un pays où “la culture vol­ley­ball” est riche. Je suis per­sua­dée que notre équipe a tous les atouts pour réus­sir.

Kath­leen Gates fait par­tie des re­crues du VBCC. Son beau sou­rire car­nas­sier re­flète son en­vie de cro­quer la vie à pleines dents, tout comme elle va sans doute le faire avec ses ad­ver­saires !

QUELQUES IN­FOS KATH­LEEN GATES NÉ LE 21 AOÛT 1990 À ASHVILLE CLUB : VOL­LEY-BALL CLUB DE CHA­MA­LIÈRES POSTE : PAS­SEUSE

La pé­tillante Amé­ri­caine Kath­leen Gates s’est par­fai­te­ment in­té­grée au VBCC et en Au­vergne.

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