EVA JAR­RIGE HAND­BALL L’ES­POIR

« PAR­TI­CI­PER AUX JO DE 2024 À PA­RIS SE­RAIT FAN­TAS­TIQUE »

Sports Auvergne - - Dans La Ligne De Mire -

Est-ce la grande réus­site in­ter­na­tio­nale des joueurs de hand­ball fran­çais qui t’a don­né en­vie de jouer au hand­ball ?

Pas du tout ! J’ai dé­cou­vert ce sport grâce à ma soeur et sur­tout suite à l’in­ter­ven­tion de Ch­ris­tophe Da Sil­va, en­traî­neur de l’équipe de hand de Pé­ri­gnat-lès-sar­liève, dans mon an­cien col­lège à Cey­rat. Il m’a dé­tec­tée et m’a pro­po­sé de m’ins­crire dans son club. J’ai ac­cep­té et je ne le re­grette pas !

Tu es à la fois en­ga­gée au pôle es­poir d’au­vergne et au club de Cler­mont Co Hand­ball. Com­ment jongles-tu entre ces deux struc­tures ?

Je suis ly­céenne à Am­broise Bru­gière et j’ai mes en­traî­ne­ments dans cet éta­blis­se­ment avec le pôle cer­tains soirs. Les autres jours, je suis avec le Cler­mont Co à la Mai­son des Sports. Au to­tal, j’ai plus d’une di­zaine d’heures d’en­traî­ne­ment par se­maine. Pierre-yves Bous­suge, mon coach au pôle, et Da­mien Chas­tel, mon en­traî­neur à Cler­mont Co Hand­ball, tra­vaillent en étroite re­la­tion.

Est-ce qu’avec le groupe du pôle ré­gio­nal vous par­ti­ci­pez à des com­pé­ti­tions ?

Oui, il re­pré­sente les meilleures joueuses d’au­vergne et nous par­ti­ci­pons aux In­ter-pôles qui ont lieu une fois par an en jan­vier du­rant trois jours. Nous af­fron­tons ain­si les filles des autres pôles de France. L’au­vergne ne fait pas par­tie des meilleures for­ma­tions, mais nous nous amé­lio­rons d’an­née en an­née. Il faut dire que la Ligue de notre ré­gion est très ac­tive et réa­lise un tra­vail consi­dé­rable pour pro­mou­voir et dé­ve­lop­per la dis­ci­pline.

Tu as 16 ans et tu évo­lues en Na­tio­nale 2 pour dé­fendre les cou­leurs de Cler­mont Co Hand­ball avec des filles plus âgées et plus ex­pé­ri­men­tées que toi. Com­ment te sens-tu sur le ter­rain ?

Ef­fec­ti­ve­ment, je na­vigue entre l’équipe des moins de 18 ans du club et les se­niors de N2. J’avoue que ce­la me met un peu la pres­sion car je veux être ef­fi­cace et ai­der le groupe au maxi­mum. Tou­te­fois, j’éprouve énor­mé­ment de plai­sir à jouer avec toutes ces filles qui ont un plus haut ni­veau. Je sens que j’ap­prends beau­coup à leurs cô­tés et très ra­pi­de­ment. Cette ap­pren­tis­sage n’est pas seule­ment dans le jeu, il est aus­si men­tal.

Com­ment se passe le dé­but du cham­pion­nat avec le groupe de la N2 ?

Il n’est pas en­core tout à fait à la hau­teur de nos es­pé­rances mais nous avons eu beau­coup de bles­sées. J’en ai fait d’ailleurs par­tie. Mal­gré tout, nous avons réus­si à nous dé­brouiller.

Quelles sont vos am­bi­tions pour cette sai­son ?

Nous avons le po­ten­tiel pour être dans les meilleures de ce cham­pion­nat. Nous for­mons un groupe très sou­dé, l’en­tente entre les filles est ex­cel­lente aus­si bien sur le ter­rain qu’en de­hors. Nous avons éga­le­ment deux jeunes joueuses du pôle qui nous ont re­joints et elles re­pré­sentent une aide pré­cieuse. Nous avons lou­pé la mon­tée l’an pas­sé, je pense que nous avons toutes nos chances cette fois-ci ! De plus, nous avons un nou­veau pré­sident en la per­sonne de Vincent Sa­lesse qui pos­sède une agence de com­mu­ni­ca­tion évè­ne­men­tielle. Il n’est pas for­cé­ment un spé­cia­liste du hand­ball mais il peut nous ap­por­ter un re­gard neuf et dif­fé­rent ain­si que de nou­veaux par­te­naires.

Com­ment en­vi­sages-tu ton ave­nir entre le sco­laire et le hand­ball ?

J’ai tou­jours pra­ti­qué l’équi­ta­tion, je pos­sède d’ailleurs un che­val. Mon sou­hait pro­fes­sion­nel se­rait de de­ve­nir os­téo­pathe équin. Quant au hand­ball, j’es­père pou­voir in­té­grer le centre de for­ma­tion d’un club pro­fes­sion­nel si pos­sible l’an­née pro­chaine ou après le bac. Mon ob­jec­tif est d’at­teindre le hand­ball pro­fes­sion­nel.

Tu as aus­si por­té à plu­sieurs re­prises le maillot de l’équipe de France…

Oui. J’ai été convo­qué à plu­sieurs stages na­tio­naux et j’ai par­ti­ci­pé à des tour­nois in­ter­na­tio­naux en Suède et au Mon­té­né­gro. Un stage a eu lieu en oc­tobre der­nier, mais comme j’étais bles­sée, je n’ai mal­heu­reu­se­ment pas pu y par­ti­ci­per. Ce­pen­dant, je ne lâche rien. Je vais tout faire pour re­trou­ver la sé­lec­tion tri­co­lore.

As-tu en ligne de mire les JO de To­kyo ?

Ce se­ra en 2020, j’au­rai 20 ans et je se­rai peu­têtre en­core trop jeune. Les filles in­tègrent en gé­né­ral l’équipe de France se­nior à 24 ans. Mais pour­quoi pas… Par contre, les jeux de 2024 me semblent plus en­vi­sa­geables. De plus, ils au­ront peut-être lieu à Pa­ris… Ce se­rait fan­tas­tique.

Eva est une jeune hand­bal­leuse qui dé­fend non seule­ment les cou­leurs de l’ag­glo­mé­ra­tion cler­mon­toise mais aus­si de la France. Son but : in­té­grer un club pro­fes­sion­nel.

QUELQUES IN­FOS EVA JAR­RIGE NÉE LE 17/02/2000 À CLER­MONT-FER­RAND CLUB : CLER­MONT CO HAND­BALL/ PÉ­RI­GNAT-LÈS-SAR­LIÈVE PAL­MA­RÈS : INS­CRITE AU PÔLE ES­POIR RÉ­GIO­NAL 4 SÉ­LEC­TIONS EN ÉQUIPE DE FRANCE U16

La jeune Éva Jar­rige a pour am­bi­tion de jouer au plus haut ni­veau du hand­ball fran­çais.

Ilya­long­temps, le­pa­ti­nage, la­danse et­le­ho­ckey­ne­for­mait­qu’un­seul club. « Maisc’étai­tin­gé­rable, rap­pelle Fran­cis­que­mar­liac. Ce­sontdes dis­ci­pli­nes­dif­fé­ren­te­set­nousn’avons pas­les­mê­mes­pa­tins. »

Les­troi­sen­traî­neurs­du­gaë­tan­roy, Ca­ri­ne­mar­lia­cet­bru­no­piel.

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