UNE AL­CHI­MIE POUR RE­TROU­VER LE HAUT NI­VEAU.

Sports Auvergne - - Rétrospective -

qu’il par­vient à main­te­nir les Sté­pha­nois en Pro B et à de­ve­nir cham­pion de ce cham­pion­nat en étant mu­té pen­dant la sai­son à Vi­chy (voir par ailleurs). Il avait connu les an­nées Jean-mi­chel Sé­né­gal mais Da­vid Me­lo­dy re­naî­tra sous JeanLouis Borg et plus de trois ans pas­sés dans l’al­lier avec de grands ré­sul­tats en Pro A. Il part à Di­jon pour la sai­son 2010-2011 alors que son pré­cé­dent club connaît deux an­nées de re­lé­ga­tion de suite (re­part en N1 en 2012). Ce­la part d’un désac­cord fi­nan­cier dont il ne se cache pas. « C’est un peu le même sché­ma qu’à Clermont avec un noyau dur pen­dant 3-4 ans avec des Zach Moss, Dou­nia Is­sa… un noyau qui a fi­na­le­ment ex­plo­sé. Ce­la s’était pas­sé dans un premier temps avec Sé­né­gal à Vi­chy. J’ai échap­pé à ça en par­tant à Di­jon. J’ai eu aus­si un pro­blème fi­nan­cier et je n’ai pas réus­si à me mettre d’ac­cord avec le club. » À 37 ans, il re­tourne au Stade Cler­mon­tois, en N2, alors que l’idée de la fu­sion entre Vi­chy et Clermont dé­jà pen­sée en 2011 res­sur­git. « Lors de la fu­sion, j’ai com­men­cé à dis­cu­ter avec eux mais ils n’avaient pas du tout pen­sé à moi sur le coup. Ils sa­vaient qu’ils al­laient fu­sion­ner et on m’a de­man­dé si j’étais in­té­res­sé, j’ai dit pour­quoi pas. Mais je l’ai vé­cu plus en roue de se­cours et ce n’est res­té qu’au stade du dis­cours. » UNE IDEN­TI­TÉ À (RE)TROU­VER Il s’en­ga­ge­ra fi­na­le­ment au Clermont Bas­ket (N3 puis N2) avec toujours un oeil et un avis sur le club sta­do-ja­viste. « Je leur ai dit : la fu­sion vous pou­vez la re­gar­der dans n’im­porte quel sens. La seule chose qui va gom­mer les ten­sions, ce sont les ré­sul­tats. Si ça ne joue pas les 4-5 pre­mières places, l’ave­nir se­ra com­pli­qué. Il faut avoir quelque chose en plus. » Avant de pour­suivre : « Quand on re­garde les an­nées Sé­né­gal puis Borg à Vi­chy et Tou­pane à Clermont, il y avait des joueurs cha­ris­ma­tiques, fran­çais ou étran­gers. Et au­jourd’hui, je trouve que cette al­chi­mie n’a pas en­core été trou­vée. Je ne pense pas que les gens se re­con­naissent pour le mo­ment dans cette équipe. Est-ce qu’au­jourd’hui on a un Jim­mal Ball, un Zach Moss, un Ba­bou Cis­sé ou quel­qu’un qui peut fé­dé­rer ? Je ne pense pas. » Le bas­ket au­ver­gnat re­trou­ve­ra-t-il tout sa su­perbe à tra­vers la JAVCM ? C’est le dé­fi d’un club qui tente de se struc­tu­rer et qui veut ras­sem­bler au­tour des nou­velles cou­leurs. Ce­la peut pas­ser par la for­ma­tion, un axe sur le­quel le club s’ac­tive. En ce sens, Guillaume Vi­zade a été nom­mé di­rec­teur du centre de for­ma­tion à l’été 2016. Face aux nou­velles contraintes du bas­ket pro­fes­sion­nel et plus gé­né­ra­le­ment du sport de haut ni­veau, le club au­ver­gnat a peut-être les armes et l’ex­pé­rience né­ces­saire pour re­trou­ver les som­mets dans l’hexa­gone, sans re­pro­duire les er­reurs du pas­sé.

La fa­mille Bes­son, très im­pli­quée dans le bas­ket au­ver­gnat.

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