LE “HOLLANDAIS VO­LANT” !

Ar­ri­vé à Cler­mont alors que per­sonne ne le connais­sait vrai­ment, Abendanon a frap­pé fort d’em­blée. Mal­gré deux opé­ra­tions qui ont en­suite gê­né sa car­rière, et aus­si une concur­rence forte, il est tou­jours un pion ma­jeur de l’ef­fec­tif.

Sports Auvergne - - Dossier - Texte Va­lé­ry Le­fort Pho­tos Ar­chives La Mon­tagne

Quelle bonne pioche ! Pour­tant, pour être hon­nête, quand L’ASM est al­lée ex­hu­mer Nick Abendanon à Bath où il ne jouait plus vrai­ment d’abord en rai­son de bles­sures, puis avec l’émer­gence de la nou­velle vague jeune du club de l’avon, beau­coup se sont in­ter­ro­gés. Mais sûr de son coup, Franck Azé­ma avait lâ­ché dès l’an­nonce du trans­fert : « Vous ver­rez, il va vous éton­ner. C’est un joueur fin, ra­cé ». Bin­go. Dès son ins­tal­la­tion, Abendanon a fait tous les ef­forts pour s’in­té­grer. Il a tout de suite vou­lu par­ler fran­çais et s’est pré­pa­ré en amont de la sai­son en ve­nant très tôt à Cler­mont pour peau­fi­ner un phy­sique re­nais­sant. Avant d’ex­plo­ser au poste d’ar­rière. La France a alors dé­cou­vert un phé­no­mène. L’eu­rope aus­si, puisque mal­gré la dé­faite en fi­nale à Twi­cken­ham en 2015 face à Tou­lon, le Néer­lan­dais a été élu meilleur joueur de la sai­son eu­ro­péenne. Car oui, Abendanon est bien Ba­tave et non An­glais comme on l’en­tend trop sou­vent ! Son par­cours fa­mi­lial est aus­si riche que ses cro­chets sont vifs. Ses pa­rents ont vé­cu en Afrique du Sud où il est né. Puis ils ont mi­gré en An­gle­terre où il a gran­di. Au point de de­ve­nir in­ter­na­tio­nal an­glais (comme le NéoZé­lan­dais Marsh pour les Bleus) avant la coupe du monde 2007. Et puis plus rien, avant une lente pente douce vers un re­la­tif ano­ny­mat et une ré­sur­rec­tion à Cler­mont. Après ses dé­buts to­ni­truants et ses re­mon­tées de balle, Abendanon s’est trou­vé confron­té à la concur­rence de Sped­ding au poste d’ar­rière, L’ASM cher­chant à com­bler ses manques dans le jeu au pied pro­fond. De­puis, il os­cille entre son poste de pré­di­lec­tion et ce­lui d’ai­lier, où ses qua­li­tés sont aus­si pré­cieuses. Il a eu du mal à se re­mettre de deux pu­bal­gies mais L’ASM sait pou­voir comp­ter sur sa pré­cieuse po­ly­va­lence.

EN 2015, LE NÉER­LAN­DAIS A ÉTÉ ÉLU MEILLEUR JOUEUR DE LA SAI­SON EU­RO­PÉENNE.

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