LE PLUS TECH­NIQUE UN “PARISSE” DES TEMPS AN­CIENS

Sorte de cou­teau suisse du pack, ce­lui qui était sur­nom­mé “la tor­tue” a fait le bon­heur de L’ASM pen­dant trois sai­sons, par sa science du jeu et une pa­lette tech­nique ex­trê­me­ment riche.

Sports Auvergne - - Dossier - Texte Ch­ris­tophe Bu­ron Pho­tos Ar­chives La Mon­tagne

El­vis Ver­meu­len, le fa­cé­tieux et em­blé­ma­tique joueur des an­nées 2000 de L’ASM, avait af­fu­blé l’ar­gen­tin Gon­za­lo Lon­go, dit dé­jà “Cha­lo”, d’un cu­rieux sur­nom sup­plé­men­taire : “Frank­lin !” « Ben oui, comme la tor­tue dans le des­sin ani­mé, il a la même tête », se marre ce bon El­vis qui a re­vu il n’y a pas long­temps son an­cien par­te­naire, lors d’un tour­noi de rug­by des an­ciens aux Ber­mudes. « Il n’a pas chan­gé, il est tou­jours aus­si chauve (rires). Tou­jours aus­si sym­pa sur­tout ». Au­jourd’hui, ce­lui qui a dé­bu­té sa car­rière en France à Nar­bonne (2001), est re­tour­né vivre en Argentine où il tra­vaille dans une so­cié­té d’as­su­rance. Sur le ter­rain, jus­qu’à sa re­traite en 2008 dans son club d’ori­gine (San Isi­dro), Gon­za­lo Lon­go sa­vait tout faire. Bon au grat­tage, ex­cellent dans le jeu aé­rien, adroit de ses mains et gros dé­fen­seur, le troi­sième ligne ar­gen­tin com­pen­sait un phy­sique as­sez or­di­naire par un sens du jeu par­ti­cu­liè­re­ment dé­ve­lop­pé. « Il sen­tait les coups, se sou­vient Ver­meu­len. Il fai­sait tou­jours la bonne course et il était ru­sé en touche ». Lon­go était éga­le­ment ca­pable de jouer dans la cage. Il joua d’ailleurs une grande par­tie de la fi­nale 2007 contre le Stade Fran­çais en deuxième ligne, après les sor­ties sur bles­sures de Pri­vat et Cudmore. « C’était un scien­ti­fique, ré­sume Alexandre Au­de­bert, qui a éga­le­ment joué à ses cô­tés. Un joueur que ne brille pas, ne res­sort pas du lot, dis­cret, mais quand il n’était pas là, tu te di­sais qu’il man­quait quelque chose. » In­ter­na­tio­nal ar­gen­tin, Gon­za­lo Lon­go s’ins­cri­vait par­fai­te­ment dans la li­gnée de ces joueurs tou­chés par la grâce, ca­pable éga­le­ment de jouer au pied s’il fal­lait. « Une sorte de Ser­gio Parisse de la gé­né­ra­tion d’avant », com­pare El­vis Ver­meu­len. Ce mec en or, qui par­lait peu mais tou­jours à bon es­cient, pos­sé­dait sur le ter­rain une vis­ta ex­cep­tion­nelle. La “tor­tue” était donc tout, sauf... un pou­let sans tête.

DO­TÉ D’UN SENS DU JEU PAR­TI­CU­LIÈ­RE­MENT DÉ­VE­LOP­PÉ.

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