JÉ­RÉ­MY L’HÔTE T’ES FA­DA !

Sports Auvergne - - Portraits - Textes Sté­pha­nie Mer­zet Pho­tos Car­los Pho­to

Com­ment as-tu dé­cou­vert le monde de la course d’obs­tacles ?

J’étais tri­ath­lète à l’ori­gine et, de­puis 2006, je me suis in­ves­ti sur la dis­ci­pline du ma­ra­thon ain­si qu’en trail. En 2013, Ma­rion Lor­blan­chet, qui est ma com­pagne, a mis un terme à sa car­rière in­ter­na­tio­nale et de haut ni­veau en tant que tri­ath­lète. Le triath­lon est une pas­sion que nous par­ta­gions à deux. Il fal­lait donc que l’on re­trouve une ac­ti­vi­té que l’on puisse réa­li­ser en­semble. Un jour, nous sommes tom­bés sur une af­fiche de la course à obs­tacles de la “Ruée des Fa­das” qui avait lieu à Lattes près de Mont­pel­lier. Elle nous a in­ter­pel­lés et j’ai contac­té l’or­ga­ni­sa­teur. Voi­là com­ment nous avons pris le vi­rus de cette dis­ci­pline en­semble. Nous avons même créé “la Fa­da Team”.

Peux-tu nous ex­pli­quer ce qu’est la “Ruée des Fa­das” ?

C’est donc une course à obs­tacles qui a la par­ti­cu­la­ri­té d’avoir ses par­ti­ci­pants dé­gui­sés. En 2016, l’or­ga­ni­sa­tion a mis sur pied 9 autres courses à tra­vers la France. Pour 2017, ils ont conti­nué et ils se­ront même à la tête de l’or­ga­ni­sa­tion de la Mas­ter Sprint Race qui se tien­dra à Cler­mont-fer­rand le 9 sep­tembre dans le cadre de la foire de Cler­mont-cour­non. Les per­sonnes sou­hai­tant s’ins­crire pour­ront choi­sir entre la ca­té­go­rie “Open” et “Élite” pour ob­te­nir le titre de cham­pion de France OCR (voir ques­tion ci-des­sous). Le mode Open peut ac­cueillir jus­qu’à 3000 par­ti­ci­pants et l’élite, 300 par­ti­ci­pants. Le par­cours se fe­ra sur 6 ki­lo­mètres avec 30 obs­tacles. Ma­rion et moi-même sommes am­bas­sa­deurs de la struc­ture la “Ruée des Fa­das” et nous es­pé­rons que cette épreuve en Au­vergne ren­con­tre­ra un vif suc­cès ! Pour tous ceux qui sou­haitent avoir plus de ren­sei­gne­ments ou s’ins­crire, ils peuvent se rendre sur le site In­ter­net http://mas­ters­prin­trace.fr/ins­crip­tions/ ou contac­ter l’or­ga­ni­sa­tion au 07 82 210 290.

Com­ment est ré­gie la course à obs­tacles en France ?

En 2015, il y a un pe­tit groupe de per­sonnes qui ont dé­ci­dé de fé­dé­rer tous les ac­teurs de la dis­ci­pline (cou­reurs, or­ga­ni­sa­teurs, coachs, teams, par­te­naires...). C’est de­ve­nu L’OCR (Obs­tacle Course Ra­cer) France. Elle a ain­si créé L’OCR League qui re­groupe une sé­rie de courses (Spar­tan Race, Mud Day, Tough Vi­king, Al­pha Run, La 14-18 (10 km), Bar­jo Tough Race, La Ruée des Fa­das, La Frap­pa­dingue, X Chal­lenge (Cra­zy-up), La 14-18 (Bar­geot)…) avec dif­fé­rents co­ef­fi­cients et des points pour éta­blir un sys­tème de qua­li­fi­ca­tions pour les cham­pion­nats d’eu­rope et du monde. La Mas­ter Sprint Race qui se dé­rou­le­ra donc le

Un nou­veau phé­no­mène en­va­hit le monde de la course à pied : les courses à obs­tacles. C’est d’ailleurs en Au­vergne, avec l’in­con­tour­nable In­fer­nale, que cette ten­dance a pris en France. Le Cler­mon­tois Jé­ré­my L’hôte est l’un des meilleurs Fran­çais de la dis­ci­pline.

9 sep­tembre en Au­vergne se­ra le pre­mier cham­pion­nat OCR France. De­puis le 1er jan­vier 2017, il y a même une fé­dé­ra­tion de tu­telle qui est la Fé­dé­ra­tion Fran­çaise d’ath­lé­tisme.

Quels types d’obs­tacles ren­contre-t-on sur ces courses ?

Il y a des ram­pées de boue, des pa­lis­sades à pas­ser, de l’équi­libre avec des poutres ou des sla­ck­lines, des mon­key bars, de la pré­ci­sion éga­le­ment avec du lan­cer de ja­ve­lot ou du tir à l’arc… Il existe aus­si des sys­tèmes de pé­na­li­tés dans le cas où l’on n’au­rait pas fran­chi ou réus­si un obs­tacle comme l’exé­cu­tion de bur­pees. Mais ce qui est aus­si lu­dique dans ces courses, c’est le fait qu’il n’y ait pas de chro­no­mètre. On se sent plus libre. Du coup, je pense qu’entre ces obs­tacles qui donnent un as­pect lu­dique à la course et le fait qu’il n’y ait pas cette no­tion de temps, cette dis­ci­pline s’est beau­coup dé­mo­cra­ti­sée. Elle connaît de plus en plus de suc­cès et il y a qua­si­ment au­tant d’hommes que de femmes qui la pra­tiquent. Quel pro­fil faut-il avoir pour pra­ti­quer

la course à obs­tacles ?

Beau­coup de cou­reurs à obs­tacles viennent du run­ning. Ils étaient pour la plu­part un peu “bla­sé” et re­cher­chaient un cô­té plus “fun” dans leur pra­tique. La course à obs­tacles ré­pon­dait ain­si à leurs at­tentes. De plus, il s’avère que jus­te­ment, il est vi­ve­ment re­com­man­dé d’avoir cette base de cou­reur à pied puisque, mal­gré les obs­tacles, la prio­ri­té reste la course et l’en­du­rance. Pas mal de cross­fi­ters s’es­sayent à cette dis­ci­pline mais ils s’aper­çoivent que cette base de run­ning est in­dis­pen­sable. A contra­rio, un bon cou­reur en­du­rant mais qui n’aime pas les chan­ge­ments d’al­lure éprou­ve­ra cer­tai­ne­ment des pe­tites dif­fi­cul­tés à s’ac­com­plir en course obs­tacles. Après, au ni­veau de l’en­traî­ne­ment, il est in­dis­pen­sable de s’as­treindre à un tra­vail mus­cu­laire et en par­ti­cu­lier en haut du corps. Faire ce qu’on ap­pelle du cross­fit, cross trai­ning, Cx works (etc.) re­pré­sente un très bon exer­cice. Cer­tains cou­reurs à obs­tacles font même de l’es­ca­lade. Mais si les bases de run­ning sont es­sen­tielles dans ce sport, le plus im­por­tant est d’ac­cep­ter de conti­nuer de cou­rir après avoir ef­fec­tué une sé­rie de 30 bur­pees ! Il faut aus­si sa­voir per­pé­tuel­le­ment se re­mettre en ques­tion.

Avec Ma­rion Lor­blan­chet, vous avez mis en place des en­traî­ne­ments afin que les per­sonnes qui le sou­haitent puissent se pré­pa­rer à une course à obs­tacles…

Tout à fait. Notre page Fa­ce­book O2B MOVE pro­pose des séances-tests avec des en­traî­ne­ments spé­ci­fiques. Nous les pro­po­sons avec une sé­rie d’exer­cices bap­ti­sée “wow” (exemple : “wow” nu­mé­ro 13 = 5 bur­pees, 5 sqauts jump, 5 pu­shup, 5 ta­pings, 5 high jump, 200 m run et 30’ en­chai­né avec le max de ré­pé­ti­tions (AMRAP) et chaque wow est as­so­cié à un su­per hé­ros ! Pour ceux qui sou­hai­te­raient avoir des in­for­ma­tions en­core plus pré­cises sur cette dis­ci­pline, ils peuvent me contac­ter sur Fa­ce­book : Jé­ré­my Cro­quette L’hôte, et par mail : je­re­my.lhote@ ya­hoo.fr.

L’in­fer­nale est une des pre­mières courses à obs­tacles à avoir été or­ga­ni­sée en France. Qu’en penses-tu ?

C’est une très belle course, très bien or­ga­ni­sée. Les agrès sont un peu rus­tiques, mais il y a fran­che­ment de quoi faire ! Le par­cours est très ac­ci­den­té et c’est l’une des plus dures que j’ai pu faire. Elle mé­rite vrai­ment cette re­con­nais­sance na­tio­nale.

Tes pro­chains ob­jec­tifs ?

J’ai­me­rais beau­coup être dans le top 5 sur mes terres lors de la Mas­ter Sprint Race ac­com­pa­gné de toute ma team avant de réa­li­ser la course par­faite lors des Cham­pion­nats d’eu­rope de la Spar­tan Race les 16 et 17 sep­tembre à An­dorre.

« BEAU­COUP DE COU­REURS À OBS­TACLES VIENNENT DU RUN­NING. » JÉ­RÉ­MY L’HÔTE

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