UN CLUB D’AVE­NIR

Jean-mi­chel Bar­let a tou­jours été fi­dèle au Stade Cler­mon­tois où il a dé­bu­té en tant qu’ar­cher en 1975. De­ve­nu en­traî­neur au sein de l’équipe de France, il a même ac­com­pa­gné Sé­bas­tien Flute aux JO de Bar­ce­lone en 1992. Au­jourd’hui et de­puis dé­cembre der­ni

Sports Auvergne - - Club - Textes Sté­pha­nie Mer­zet

Com­ment le nombre d’adhé­rents évo­lue au fil des an­nées ?

Je n’ai pas tout l’his­to­rique en tête, mais nous étions plus dans l’ordre des 35003600 adhé­rents lors de ces der­nières an­nées. Cette sai­son, avec plus de 4 000 so­cié­taires, nous pou­vons dire que c’est un bon cru. C’est donc plu­tôt en aug­men­ta­tion.

Com­ment ce­la s’ex­plique ?

Il y a eu la vo­lon­té de dé­ve­lop­per le club lors de la pré­cé­dente man­da­ture sous la hou­lette de Pierre Ro­bin. Pour ce faire, il avait fait en sorte qu’il y ait au moins un pro­fes­sion­nel par sec­tion em­ployé par le Stade Cler­mon­tois. C’est-à-dire qu’il y ait de vé­ri­tables en­traî­neurs-édu­ca­teurs aux cô­tés des adhé­rents. C’est un point qui nous a per­mis in­con­tes­ta­ble­ment d’aug­men­ter le nombre de li­cen­ciés. D’ailleurs, dans mon dis­cours d’in­ves­ti­ture, je me suis en­ga­gé à pé­ren­ni­ser ces em­plois.

Com­ment ex­pli­quez-vous votre en­ga­ge­ment pour le Stade Cler­mon­tois ?

Quand je suis re­ve­nu à Cler­mont après ma car­rière à la Fé­dé­ra­tion Fran­çaise de Tir à l’arc, j’ai vou­lu ra­me­ner ce sa­voir-faire et ces com­pé­tences au ser­vice du club. Pour moi, c’était un re­tour d’as­cen­seur par rap­port à ce que le Stade Cler­mon­tois avait pu m’ap­por­ter en tant qu’adhé­rent du­rant ma jeu­nesse. Je me suis donc in­ves­ti au sein du co­mi­té de di­rec­tion et je suis de­ve­nu pré­sident de la sec­tion ar­che­rie. Quand l’équipe di­ri­geante est par­tie, il fal­lait d’autres per­sonnes pour la rem­pla­cer. Nous étions plu­sieurs à bien nous en­tendre et à vou­loir la conti­nui­té du Stade Cler­mon­tois. On m’a alors in­ci­té à prendre la pré­si­dence, je ne pou­vais pas re­fu­ser.

Qu’est- ce qui dif­fé­ren­cie le Stade Cler­mon­tois par rap­port à d’autres clubs ?

Dé­jà, on ne peut le com­pa­rer qu’à des clubs om­ni­sports. C’est une par­ti­cu­la­ri­té de gé­rer plu­sieurs sports et sec­tions avec des sta­tuts bien dis­tincts. Et des clubs om­ni­sports, il n’y en a pas tant que ça en France. J’ajou­te­rai même que le Stade Cler­mon­tois a vu le jour en 1905 et il a été le pre­mier club om­ni­sports à Cler­mont-fer­rand. Il fait même par­tie des pion­niers en France. En­suite, les cou­leurs du Stade Cler­mon­tois sont “rouge et bleu”, ce sont éga­le­ment celles de Cler­mont-fer­rand. Ce­la montre le lien af­fec­tif qu’il peut y avoir entre le club et la ville. Ce der­nier per­siste puis­qu’au­jourd’hui plus de 80 % de nos adhé­rents sont des Cler­mon­tois.

« CHAQUE SEC­TION DIS­POSE D’UN PRO­FES­SION­NEL. »

Au Stade Cler­mon­tois, plus de 200 spor­tifs sont de ni­veau na­tio­nal et six ath­lètes sont en équipe de France. Est-ce que le sport

de haut ni­veau est une prio­ri­té au Stade Cler­mon­tois ?

Pour moi, ce­la en est une. Avec mon par­cours, je m’in­té­resse for­cé­ment à la pra­tique du haut ni­veau. Ce­pen­dant, avec 4 000 adhé­rents, il ne va pas y avoir 4 000 spor­tifs de haut ni­veau. Notre club as­pire à sa­tis­faire toutes les en­vies de cha­cun avec une pra­tique loi­sir, fa­mi­liale, édu­ca­tive chez les plus jeunes… Mais il est im­por­tant que dans un club om­ni­sports il y ait 3- 4 sec­tions qui pra­tiquent au plus haut ni­veau.

Et com­ment le club aide ces sec­tions et spor­tifs qui pré­tendent évo­luer au plus haut ni­veau ?

Le pre­mier in­ves­tis­se­ment est d’avoir fait le choix d’em­ployer des pro­fes­sion­nels dans les sec­tions. En­suite, nous dis­pat­chons les sub­ven­tions, no­tam­ment celle at­tri­buée par la mai­rie, se­lon dif­fé­rents cri­tères. Le ni­veau de pra­tique spor­tive est un cri­tère non né­gli­geable. En fonc­tion du pro­jet de la sec­tion, mon­tée ou des­cente, nous mo­du­lons le mon­tant de cette en­ve­loppe.

Quelles sont les sec­tions qui se battent au haut ni­veau ?

L’ar­che­rie fonc­tionne bien avec dix titres de cham­pions de France et une coupe d’eu­rope rem­por­tée l’an­née der­nière avec en tête Thomas Chi­rault et Mi­chaël San­na. Le ten­nis évo­lue en Na­tio­nale 1 avec son équipe de filles. L’ath­lé­tisme offre des ré­sul­tats très in­té­res­sants avec no­tam­ment le cou­reur Ti­mo­thée Bommier (voir p. 63). La na­ta­tion réa­lise des per­for­mances très proches des po­diums in­ter­na­tio­naux, on sou­li­gne­ra d’ailleurs la pro­gres­sion de Guillaume Bo­scher et le titre de cham­pion de France de Geof­froy Ma­thieu sur 200 mètres dos le 23 mai der­nier. Il s’est d’ailleurs qua­li­fié pour les mon­diaux. De­puis que nous avons dé­ve­lop­pé une en­tente avec le CUC, le ju­do est aux portes de la pre­mière di­vi­sion. En­fin, Léa Billet est de­ve­nue tout ré­cem­ment vice-cham­pionne de France se­nior en d’hal­té­ro­phi­lie en ca­té­go­rie + 57 kg.

Est-ce que le Stade sou­haite créer de nou­velles sec­tions ?

Le pro­jet n’est pas par­ti­cu­liè­re­ment de re­cher­cher d’autres dis­ci­plines. Tou­te­fois, si des sports viennent ta­per à notre porte, nous exa­mi­ne­rons vo­lon­tiers la si­tua­tion avec bien­veillance. Par contre, nous al­lons dé­ve­lop­per l’ou­ver­ture au monde de l’en­tre­prise. Nous avons au sein de notre club des ex­perts du sport-san­té et nous avons dé­jà une sec­tion bap­ti­sée “vi­ta­li­ty” qui va s’oc­cu­per de ce sec­teur. Nous avons ac­tuel­le­ment des con­tacts avec l’as­so­cia­tion Ré­flexe Bré­zet (un bas­sin de 526 en­tre­prises et de 11000 sa­la­riés) et nous de­vrons dé­mar­rer avec eux au mois de sep­tembre en in­ter­ve­nant entre mi­di et deux. Le 16 juin, nous or­ga­ni­se­rons “les jour­nées de la forme” et toutes les en­tre­prises du Bré­zet se­ront in­vi­tées à faire du sport.

Quels sont les ob­jec­tifs du Stade Cler­mon­tois ?

Tout d’abord nous sou­hai­tons pé­ren­ni­ser les em­plois pro­fes­sion­nels car c’est ce qui va nous per­mettre de sta­bi­li­ser nos adhé­rents et la qua­li­té de nos sec­tions. En­suite, nous vou­lons en­core plus ap­por­ter une aide ad­mi­nis­tra­tive à nos dif­fé­rentes sec­tions car il est com­pli­qué de faire fonc­tion­ner au quo­ti­dien celles-ci.

« S’OU­VRIR AU MONDE DE L’EN­TRE­PRISE EST UNE PRIO­RI­TÉ POUR LE STADE. »

Pho­tos Ben­ja­min Che­rasse

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