QU’EST-CE QU’UNE STAR­TUP?

Startupper Nouvelle-Aquitaine - - Sommaire -

En­tre­prise in­no­vante à fort po­ten­tiel de crois­sance, sa dé­fi­ni­tion reste floue. Sou­vent gal­vau­dé, le terme ne dé­signe pas seule­ment des ac­ti­vi­tés ul­tra-tech­no­lo­giques. Où com­mence et où s’ar­rête la star­tup ? On fait le point.

« Une star­tup est une or­ga­ni­sa­tion tem­po­raire à la re­cherche d'un bu­si­ness model in­dus­tria­li­sable, ren­table et per­met­tant la crois­sance. » C'est la dé­fi­ni­tion de Steve Blank, se­rial en­tre­pre­neur amé­ri­cain, au­teur du « Manuel du créa­teur de star­tup ». Plus qu'une struc­ture, la star­tup est un pro­jet, un état d'es­prit. Elle n'a pas de pas­sé et n'est pas is­sue d'un or­ga­nisme dé­jà exis­tant. Ce n'est pas non plus une nou­velle en­tre­prise clas­sique avec une or­ga­ni­sa­tion bien en place. Au­tre­ment dit, la star­tup est une struc­ture en re­cherche per­pé­tuelle : de so­lu­tions tech­no­lo­giques, tech­niques, d'un bu­si­ness model... Elle part de rien, ou presque ! Au dé­part, ses flux de tré­so­re­rie sont né­ga­tifs. Elle n'ar­rive pas sur le mar­ché avec une ac­ti­vi­té ren­table. Car le propre de la star­tup est d'évo­luer dans un cli­mat de risque et d'in­cer­ti­tude. Le mar­ché au­quel elle des­tine son in­no­va­tion est en­core en friche. Mais si le ni­veau de risque est très éle­vé, l'échec n'est pas ta­bou. Il fait par­tie du vo­ca­bu­laire de la star­tup. L'In­see donne un taux d'échec de 50 % à cinq ans, cer­taines études évoquent un chiffre en­core su­pé­rieur.

Il at­teint 80 % pour les star­tups qui ne sont pas ac­com­pa­gnées ! Être une star­tup, c'est al­ler sur des ter­rains où les don­nées ne sont pas dé­fi­nies. C'est faire ce que le mar­ché n'est pas ha­bi­tué à faire : prendre des risques ! C'est comme ce­la que la jeune pousse va créer de la va­leur. La star­tup est en ef­fet vouée à une crois­sance ra­pide et im­por­tante. Elle vise loin. Son ter­rain de jeu est mon­dial et son mar­ché est glo­bal. Et con­trai­re­ment aux idées re­çues, le terme « star­tup » ne se li­mite pas aux so­cié­tés tour­nées vers l'in­no­va­tion tech­no­lo­gique, mais à toute in­no­va­tion de rup­ture. En­fin, la star­tup n'est pas vouée à le res­ter toute sa vie !

« Être une star­tup, c’est al­ler sur des ter­rains où les don­nées ne sont pas dé­fi­nies. C’est faire ce que le mar­ché n’est pas ha­bi­tué à faire : prendre des risques ! »

French Tech Bor­deaux pro­pose plu­sieurs

dis­po­si­tifs à des­ti­na­tion des star­tups

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