THE MEYEROWITZ STORIES

UN FILM SOUS IN­FLUENCE DE WOO­DY AL­LEN, AUS­SI DRÔLE QUE TOU­CHANT.

Studio Ciné Live - - Critiques -

C’ÉTAIT L’AUTRE « Net­flix » de la der­nière com­pé­ti­tion can­noise, qui a fait bien moins de bruit que le mé­ga-co­chon Ok­ja, son frère de sang, que d’au­cuns ont vou­lu em­bro­cher pour ne pas avoir à pas­ser par la case salle à sa sor­tie. Le re­la­tif si­lence – ja­mais bon signe non plus – tient aus­si au sta­tut même de ce film, sous grosse in­fluence de Woo­dy Al­len, qui brille plus par son scé­na­rio et son in­ter­pré­ta­tion que par l’ex­tra­va­gance de sa mise en scène. On suit ici une fa­mille new-yor­kaise en mor­ceaux es­sayant de re­cons­truire un sem­blant d’uni­té le temps d’un hom­mage ines­pé­ré au pa­triarche ar­tiste – Dus­tin Hoff­man, for­mi­dable bien que pré­vi­sible en Droo­py. Au­tour de lui, Ben Stiller, Adam Sand­ler et Adam Dri­ver, bref la gen­try du ci­né­ma cool amé­ri­cain. Tout ce­la se­rait dé­jà suf­fi­sant pour pla­cer ces Meyerowitz dans le haut du pa­nier. Mais Baum­bach par­vient en plus, avec acui­té et in­tel­li­gence, à ré­vé­ler toute la tris­tesse d’une fra­trie dont cha­cun re­ven­dique son droit à l’exis­tence. Le film part ain­si de types so­ciaux-cultu­rels très iden­ti­fiés (le par­ve­nu, la néo-hip­pie, le loo­ser…) pour mieux les dé­pouiller de leurs cli­chés. Ain­si mise à nu, cette fa­mille, désar­mante donc tou­chante, peut en­fin en­tre­voir une union pos­sible. Une réus­site. T.B.

De Noah Baum­bach • Avec Ben Stiller, Dus­tin Hoff­man… • À par­tir du 13 oc­tobre sur Net­flix

Noah Baum­bach en 3 dates 2005 Les Berk­man se sé­parent 2010 Green­berg 2012 Frances Ha

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