BLADE RUN­NER 2049

Studio Ciné Live - - Actu -

DANS LE FILM DE VILLE­NEUVE, LE FU­TUR DÉPEINT EN 1982 A ÉVO­LUÉ: C’EST L’AS­SU­RANCE D’UNE ODYS­SÉE DANS UN ES­PACE IN­ÉDIT.

SCIENCE-FIC­TION

En 2017, la science-fic­tion gave le ci­né­ma. Tous les su­jets ont été trai­tés, tous les uni­vers ex­plo­rés. La SF est al­lée vers l’in­fi­ni et au-de­là, pa­riant sur l’hy­per­réa­lisme avec Gra­vi­ty et In­ters­tel­lar, l’hy­per-lou­foque avec Trans­for­mers, l’ubuesque avec Dis­trict 9. Chaque an­née, le spec­ta­teur re­part même dans la ga­laxie loin­taine de Star Wars. For­cé­ment, la SF s’égare. Pour preuve, l’in­va­sion de re­boots, qui mas­sacrent cer­taines fran­chises comme Alien. Pa­ra­doxa­le­ment, re­vi­si­ter l’uni­vers en­cras­sé de Blade Run­ner fait souf­fler un vent de fraî­cheur. Sur­tout que, dans le film de Ville­neuve, le fu­tur dépeint en 1982 a évo­lué : c’est l’as­su­rance d’une odys­sée dans un es­pace in­édit.

RÉA­LI­SA­TEUR

Oc­cu­pé par Alien Co­ve­nant, Rid­ley Scott passe son tour. De­nis Ville­neuve est choi­si. Chaque ma­tin, le Qué­bé­cois de 50 ans se pince : « Je vais réa­li­ser Blade Run­ner 2049! » Son CV est un sans-faute et aborde les thé­ma­tiques par­faites pour Blade Run­ner : la ten­sion d’In­cen­dies et de Pri­so­ners, la SF de Pre­mier contact, la quête d’iden­ti­té d’Ene­my. Le ci­néaste re­con­naît avoir « per­du sa vir­gi­ni­té » sur ce tour­nage. « J’ai par­fois dû res­sem­bler à un dic­ta­teur, ce dont je n’avais pas l’ha­bi­tude ». Dune se­rait le pro­chain film sur sa liste. Dé­ci­dé­ment, que de points com­muns avec Rid­ley Scott.

HAR­RI­SON FORD

Ryan Gos­ling n’est plus un jeune pre­mier. Quand Drive le pro­pulse à la vi­tesse lu­mière de­vant le grand pu­blic, son CV est dé­jà gar­ni. Âgé de 2 ans à la sor­tie du pre­mier film, c’est le coup de foudre avec Ville­neuve trente-cinq ans plus tard. Gos­ling s’in­ves­tit à fond. « J’ai trou­vé ma muse, j’ai vé­cu une com­pli­ci­té rare avec lui », ajoute Ville­neuve. Son vi­sage fer­mé et froid rap­pelle ce­lui d’Har­ri­son Ford en 1982. Les deux se cha­maillent d’ailleurs sur le pla­teau, jus­qu’à se bles­ser pen­dant une scène de ba­garre. Un par­te­naire de tra­vail « ex­tra­or­di­naire », as­sure Ville­neuve, qui vante aus­si ses qua­li­tés d’au­teur. Sans lui, Blade Run­ner 2049 ne se­rait pas Blade Run­ner 2049.

PRÉ­PA­RA­TION

Elle dé­bute en 2016, alors que De­nis Ville­neuve ter­mine les prises de vue de Pre­mier contact. Le mon­tage s’ef­fec­tue au fur et à me­sure du tour­nage. Cent cinq jours pen­dant les­quels le réa­li­sa­teur n’a pas le droit de quit­ter le pla­teau! Avec Ro­ger Dea­kins, di­rec­teur de la pho­to, l’am­biance vi­suelle est la bible à res­pec­ter sur le pla­teau. Le tour­nage est moins ten­du­qu’en 1982: toute l’équipe est pas­sion­née et res­pec­tueuse du pre­mier film et donne le meilleur d’elle-même. Cha­cun ap­porte ses idées, le réa­li­sa­teur les écoute. Cô­té dé­cors, tout est vrai, pas de fond vert. Tout a été construit à Bu­da­pest, 99 % des plans sont « na­tu­rels».

Ana de Ar­mas et Ryan Gos­ling

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.