Zoooom : Da­mian Le­wis

LIEU­TE­NANT, TER­RO­RISTE, ROI… ET HOMME D’AF­FAIRES DANS BIL­LIONS, BIEN­TÔT DIF­FU­SÉE SUR CA­NAL +. L’AC­TEUR BRI­TAN­NIQUE SAIT TOUT FAIRE, OU PRESQUE.

Studio Ciné Live - - Sommaire - PAR IGOR HAN­SEN-LOVE

2001 FRÈRES D’ARMES C’EST CE QU’ON AP­PELLE un gros coup de bol. Da­mian Le­wis, co­mé­dien bri­tan­nique de se­conde zone, a 30 ans quand il dé­croche le pre­mier rôle dans une su­per­pro­duc­tion créée par Tom Hanks et Ste­ven Spiel­berg. Son per­son­nage ? Ri­chard D. Win­ters, un lieu­te­nant amé­ri­cain pa­ra­chu­té en Nor­man­die le 6 juin 1944 à la tête de la cé­lèbre Ea­sy Com­pa­gnie. Le sol­dat a exis­té – aux États-Unis, Ri­chard D. Win­ters est même un hé­ros. De­vant la ca­mé­ra, le Bri­tan­nique as­sure. Grave, cou­ra­geux, me­neur d’hommes, il tape dans l’oeil des té­lé­spec­ta­teurs amé­ri­cains. Frères d’armes est un car­ton. Da­mian Le­wis de­vient le plus grand ac­teur roux de sa gé­né­ra­tion. 2013 HOMELAND LE VI­RAGE IDÉO­LO­GIQUE est trou­blant. Dans la nou­velle sé­rie de Show­time créée par Ho­ward Gor­don et Alex Gan­sa (les scé­na­ristes de 24 heures ch­ro­no), le quadra rem­pile dans l’ar­mée amé­ri­caine, mais son per­son­nage, Ni­cho­las Bro­dy, est un an­cien ma­rine re­tour­né par Al-Qai­da, prêt à tout pour com­mettre un at­ten­tat aux États-Unis. Dans les trois pre­mières sai­sons, Da­mian Le­wis fait des mer­veilles aux cô­tés de Claire Danes. En fan ul­time de la sé­rie, Ba­rack Oba­ma l’in­vite à la Mai­son-Blanche et lui de­mande une dé­di­cace de ses DVD. L’An­glais, caus­tique, signe : « Ami­tiés. D’un mu­sul­man à un autre », pro­vo­quant l’hi­la­ri­té du pré­sident amé­ri­cain. 2015 WOLF HALL CHAN­GE­MENT DE CONTI­NENT, d’époque et d’am­biance. Da­mian Le­wis ré­ap­pa­raît sur le pe­tit écran, dans une pro­duc­tion de la BBC, les mol­lets mou­lés dans d’épais col­lants noirs. Mais le res­pect s’im­pose… sur le pa­pier. Trans­fi­gu­ré en Hen­ry VIII, il doit re­le­ver le dé­fi de jouer un roi Tu­dor amoin­dri suite à un ac­ci­dent de joute équestre. Peu convain­cant, il est cri­ti­qué par la presse an­glaise pour son jeu ap­proxi­ma­tif. En bon ac­teur bri­tan­nique qui se res­pecte, Da­mian Le­wis a pour­tant ap­pris le jeu sur les planches. 2016 BIL­LIONS IL REM­PILE sur Show­time et de­vient Bob­by Axel­rod, un ges­tion­naire de fonds d’in­ves­tis­se­ment. Car­nas­sier, mé­ga­lo et mul­ti­mil­liar­daire, il af­fronte le pro­cu­reur Chuck Rhoades dans le mi­lieu hau­te­ment an­xio­gène de la haute finance. Dans ce rôle qui suinte la tes­to­sté­rone, Da­mian Le­wis est par­ti­cu­liè­re­ment convain­cant. L’Amé­rique lui va bien et lui veut du bien : il est de tous les plans. La troi­sième sai­son de la sé­rie est dé­jà pré­vue. Jackpot. n

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