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Style Campagne - - Dans Le Gard -

’est entre Avignon et Nîmes que l’on trouve la char­mante ville d’uzès. Ecrin de beau­té à l’image de sa ré­gion, on tombe im­mé­dia­te­ment sous le charme de ses fa­çades de pierres blondes ci­se­lées au fil des siècles et de ses ruelles étroites. Dans les an­nées 1950, la ville a été clas­sée à l’in­ven­taire des Mo­nu­ments his­to­riques. On ap­pré­cie alors au­jourd’hui son état par­fait, ses rues pié­tonnes, jon­chées de tou­ristes et pour­tant si pit­to­resques, ses jar­dins à la fran­çaise, ca­chés der­rière de lourdes portes et ses fa­çades somp­tueuses. Et si les grands et beaux bâ­ti­ments ne manquent pas à Uzès, notre at­ten­tion se porte sur ce­lui que l’on ap­pelle La Mai­son d’uzès.

Sa noble fa­çade pro­tège plus de trois siècles d’his­toire. Ac­quis par la fa­mille Cham­bon la Tour au dé­but du XVIIÈME, l’hô­tel par­ti­cu­lier est en­suite de­ve­nu une banque, une poste, un pen­sion­nat ou même un ca­bi­net mé­di­cal : « Cette mai­son a tou­jours joué un rôle clefs

La ré­no­va­tion s’est faite dans les règles de l’art

dans l’his­toire de la ville », ex­plique Alexandre Fi­rer, di­rec­teur de l’hô­tel. Les lourdes fer­ron­ne­ries que l’on voit tou­jours au rez-de-chaus­sée nous rap­pellent d’ailleurs que les évêques, jus­qu’à la Ré­vo­lu­tion, y bat­taient la mon­naie. De­ve­nue de­puis quatre ans un hô­tel de charme, l’his­toire de cette mai­son se pour­suit au­jourd’hui au­tour de ses neuf chambres et de ses vi­si­teurs.

Pour ar­ri­ver à un tel ré­sul­tat, quatre ans de tra­vaux ont été né­ces­saires. « Ver­re­rie, for­ge­rie, menuiserie... La ré­no­va­tion s’est faite dans les règles de l’art ! » dé­taille Alexandre Fi­rer. Boi­se­rie, to­mette, poi­gnés, ser­rures, tout a été conser­vé ou re­pro­duit à l’iden­tique ! Un hé­ri­tage pré­cieux, qu’il a fal­lu har­mo­ni­ser avec le confort et la sé­cu­ri­té, le tout sur plus de 800 m2 ! Un pro­jet am­bi­tieux, co­los­sal et par­fai­te­ment réus­si !

Lorsque l’on pousse l’im­po­sante porte d’en­trée en bois, on dé­couvre avec dé­lice et ad­mi­ra­tion cette mai­son qui baigne dans la lu­mière et la quié­tude. On se

boi­se­ries peintes et par­quets en chêne d’époque. La chambre Fe­nes­trelle quant à elle, en­trouvre ses hautes fe­nêtres sur les toits d’uzès. Cô­té cou­leurs, on re­trouve dans ces pièces un ca­maïeu de beige et de blanc rap­pe­lant les cou­leurs de la pierre. Au sol, la to­mette rouge ou le par­quet fon­cé ap­porte contraste et ca­rac­tère au lieu. Cô­té tis­sus, les teintes sont plus va­riées, on na­vigue entre des tons rouges, oran­gé en al­lant jus­qu’au jaune ou au vert. « C’est la pe­tite touche bri­tish ! », pré­cise en sou­riant Alexandre Fi­rer.

Le sous-sol vient clore cette vi­site en nous pro­po­sant la plus belle des sur­prises : un spa ins­tal­lé sous des voûtes gal­lo-ro­maines à prés de 6 mètres sous terre ! Un en­droit éton­nant, unique et hors du temps, qui re­pré­sente à la fois le coeur de la mai­son et son plus beau se­cret ! ◆

Ac­quis par la fa­mille Cham­bon la Tour au dé­but du XVIIE, l’hô­tel par­ti­cu­lier re­trouve ses lettres de no­blesse après quatre an­nées de pa­tiente res­tau­ra­tion.

Avant même d’en­trer à l’in­té­rieur, on de­vine l’amour de So­fie et Mi­chel, les pro­prié­taires de la mai­son, pour les bra­de­ries !

Dans le salon bou­doir de la Table d’uzès et aux beaux jours dans le pa­tio om­bra­gé, peu d’élus, à peine trente pri­vi­lé­giés. Le dé­cor est raf­fi­né mais les conver­sa­tions se font lé­gères tant le ser­vice est choi­si et la carte dé­li­cate.

Amé­na­gé à fleur des fon­da­tions de mu­railles gal­lo-grecques, le spa ré­in­ter­prète les tra­di­tions an­ces­trales du bien-être.

Les noms des neuf suites ins­pirent un voyage dans l’his­toire des lieux. La Suite Bour­geoise a conser­vé les pla­fonds en boi­se­ries peintes et par­quets en chêne d’époque.

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