CHOI­SIR LE BON THEM Dé­but oc­tobre, le groupe de presse Con­dé Nast (Vogue, Va­ni­ty Fair, GQ) a an­non­cé le lan­ce­ment de Them, mé­dia mul­ti­pla­te­forme LGBTQ. Alice Cof­fin, jour­na­liste mé­dia et co-pré­si­dente de L’AJL (as­so des jour­na­listes LGBTQ) nous éclaire su

Stylist - - Brèves -

Lan­cer un mé­dia LGBTQ est-il en­core per­ti­nent au­jourd’hui? Oui, parce que le prisme LGBTQ per­met de trai­ter un tas de ques­tions de so­cié­té : fé­mi­nisme, in­ter­sec­tion­na­li­té, in­clu­si­vi­té. Des mé­dias mains­tream l’ont com­pris comme le New York Times avec son dé­par­te­ment Gen­der Stu­dies ou le Huf­fing­ton Post avec sa sec­tion Gay Voices.

Them a-t-il vo­ca­tion à s’adres­ser uni­que­ment à la com­mu­nau­té LGBTQ ? Je ne pense pas. La force de frappe de Con­dé Nast va per­mettre de tou­cher une cible plus large pour qui les ques­tions de genre, mi­no­ri­tés et éga­li­té sont cru­ciales. Et les di­ri­geants l’ont dit : il va sur­tout s’agir de trai­ter ces ques­tions à tra­vers la cul­ture, un thème uni­ver­sel.

Pour­quoi ne voit-on pas ce genre d’ini­tia­tives en France ? Il y a une mé­fiance vis-à-vis de la cul­ture dite « com­mu­nau­taire ». Ça se re­flète aus­si dans la sphère po­li­tique et spor­tive. De plus, on manque d’un lexique ap­pro­prié. Le nom Them (eux, elles) est très bien choi­si : neutre, il in­clut toutes les no­tions d’iden­ti­tés de genre et de sexua­li­té, bien au-de­là de la com­mu­nau­té ho­mo­sexuelle.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.