Parce que le pa­triar­cat

Stylist - - Cover Story -

Ray Kurz­weil, James Can­ton, Mark Ste­ven­son, Je­re­my Rifkin, Hart­mut Ro­sa, Ja­ron La­nier. Voi­là une liste des plus émi­nents fu­tu­ro­logues de la pla­nète. Vous voyez le point com­mun ? Ça manque

un peu de femmes. Un dé­faut de pa­ri­té que les spé­cia­listes de la pros­pec­tive n’ont en rien à en­vier aux grosses boîtes du CAC40 et qui pèse sé­vère sur notre fa­çon de voir le monde, à en croire la jour­na­liste amé­ri­caine Rose Eve­leth. Dans une tri­bune à The At­lan­tic de 2015, elle re­gret­tait que le champ de la fu­tu­ro­lo­gie, comme ce­lui de la tech, soit en­core ma­jo­ri­tai­re­ment mas­cu­lin (et blanc et vieux), alors que la World Fu­ture So­cie­ty et l’as­so­cia­tion of Pro­fes­sio­nal Fu­tu­rists sont di­ri­gées par des femmes. Pour­quoi les hommes se­raient de moins bons voyants ? « Parce qu’ils sont trop op­ti­mistes, ex­plique Ma­de­line Ash­by, ci­tée par Rose Eve­leth, qui a bos­sé no­tam­ment pour In­tel Labs. L’ave­nir a long­temps ap­par­te­nu à ces pri­vi­lé­giés qui n’ont ja­mais eu à lut­ter. Mais plus les sys­tèmes s’ef­fondrent […] plus le fu­tur se­ra la pro­prié­té de ceux qui savent comment se dé­battre. Et ce ne sont pas ceux qui pro­duisent ces scé­na­rios op­ti­mistes. » Bam !

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