Ma­riage, c’est un grand non

Si quel­qu’un a quelque rai­son que ce soit de s’op­po­ser à ce ma­riage, qu’il parle main­te­nant, ou se taise à ja­mais…

Stylist - - Summario - Par Dé­bo­rah Malet

Par­lez main­te­nant ou tai­sez-vous à ja­mais

Cli­max.» De toutes les rom com’ écrites par des scé­na­ristes peu ins­pi­rés, la fa­meuse scène de ma­riage où l’amou­reux.se tran­si.e dé­barque dans l’église pour s’op­po­ser à l’union et dé­cla­rer en­fin sa flamme à l’être ai­mé est le hap­py-end tout aus­si in­évi­table et at­ten­du que la re­prise du sketch de la chauve-sou­ris de Jean-ma­rie Bigard en rap­pel. Dans les deux cas, les plus sen­sibles sortent un mou­choir pour es­suyer des larmes d’émo­tion. Mais dans la vraie vie, ce coup de théâtre est-il pos­sible ? Pour Nol­wenn Le­roux, avo­cate du droit de la fa­mille à Pa­ris : « En France, c’est im­pos­sible car le ma­riage est très ca­dré ju­ri­di­que­ment. Seul l’acte ci­vil est re­con­nu, n’ou­blions pas que la cé­ré­mo­nie re­li­gieuse ne peut avoir lieu qu’après un pas­sage en mai­rie. Dans les pays an­glo­saxons res­pec­tant la loi an­gli­cane, ma­riages ci­vil et re­li­gieux se dé­roulent en même temps. En France, les bans pu­bliés à la mai­rie et an­non­çant les unions per­mettent à un tiers de s’y op­po­ser mais en­core faut-il avoir une bonne rai­son : ir­re­ce­vable au­près de l’of­fi­cier de l’état ci­vil si c’est juste parce que vous n’ai­mez pas un.e des deux fu­tur.e.s ma­rié.e.s. C’est aus­si lui qui se charge d’éta­blir qu’il n’y a pas consan­gui­ni­té, po­ly­ga­mie, ma­riage blanc, etc.» Dix coups (plus ou moins) d’éclat sur grand écran où des trouble-fêtes ont bou­le­ver­sé l’ordre éta­bli.

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