Comment elle en est ar­ri­vée là ?

Stylist - - D’ailleurs -

Étu­diante, elle monte avec ses amis mu­si­ciens et plas­ti­ciens (Mat­thys, Pan­da Va­lium, Odei, Ma­non Bou­lart, Han­nah Thual…) le col­lec­tif Moï Moï (« sa­lut » en fin­nois). Ça l’aide pour dé­ve­lop­per son pro­jet de fin d’études : 36 heures de mu­sique à l’église Saint-eus­tache, pour la fête de la mu­sique 2008, avec Win­ter Fa­mi­ly, Cha­teau Mar­mont, Sis­ter Io­dine… De­puis, le col­lec­tif a aus­si lan­cé le la­bel Moï Moï Re­cords. « Au Pays Basque, à ce mo­ment-là, il n’y avait pas vingt-cinq évé­ne­ments in­dés. On avait très en­vie de sor­tir du folklore bé­ret-chis­te­ra. On s’est donc rap­pro­ché du fes­ti­val mu­si­cal de Sare : Uso­pop. Uso veut dire pa­lombe en basque, c’est le cô­té in­té­rieur. Pour notre fes­ti­val de mu­sique et d’art contem­po­rain, on a op­té pour Ba­lea qui si­gni­fie ba­leine et re­pré­sente la côte océane. » Après trois édi­tions à Gué­tha­ry et une à Bi­dart, Ba­lea­pop s’est dé­ve­lop­pé et s’est ins­tal­lé à Saintjean-de-luz. Il ac­cueille au­jourd’hui près de per­sonnes sur jours: « Ça reste très ami­cal, il y a des en­fants sur la plage, et on ac­corde une grosse im­por­tance à la gas­tro­no­mie avec un mé­choui géant, le tra­di­tion­nel sand­wich au Lo­mo, et les bières lo­cales. » Pour la par­tie ma­riage, je me suis as­so­ciée avec ma meilleure amie Vic­toire Blanc. Avec le blog Un Beau Jour, on a créé An­dy, le fes­ti­val du ma­riage. Au pro­gramme : 70 ex­po­sants (Et­sy, Sessùn, Asos, jeunes créa­teurs…), concerts, ate­liers DIY, cours de cocktails, concours de danse. La pro­chaine édi­tion, sur le thème Bol­ly­wood, se tien­dra les 26 et 27 oc­tobre au Bas­tille De­si­gn Cen­ter à Pa­ris. Pe­tite, elle or­ga­ni­sait dé­jà des spec­tacles avec ses cou­sins et voi­sins. Ado, elle in­tègre une pe­tite troupe de théâtre à Saint-jean-de­luz : « J’ai­mais ra­con­ter des his­toires, choi­sir le dé­cor, l’es­pace, la mu­sique. Mon pre­mier bon­heur a été la mise en scène d’une vie de “on”, ma pre­mière pièce.» Suite à un stage à la ré­gie pub de Tsu­gi, elle reste après son mas­ter pour né­go­cier les par­te­na­riats et as­sure la di­rec­tion ar­tis­tique des an­ni­ver­saires du ma­ga­zine au Tra­ben­do, à la Flèche d’or et à la Gaî­té Ly­rique. En 2009, un ami a fait ap­pel à moi pour or­ga­ni­ser son ma­riage. J’ai réa­li­sé qu’on pou­vait en faire un évé­ne­ment bran­ché, co­ol, de­si­gn. On a lan­cé la branche Na­bie dit oui et, pe­tit à pe­tit, on est pas­sé à l’or­ga­ni­sa­tion d’une ving­taine de ma­riages par an. Des fêtes dingues avec un cha­man, des ma­ria­chis, un thème tro­pi­cal surf…» « Après huit ans à Pa­ris, on est re­tour­né à Saint-jean-de-luz en . On y a trou­vé un grand lo­cal avec une baie vi­trée sur la plage dont on a fait un es­pace de co­wor­king, bap­ti­sé Gar­den Ko­lek­ti­boa, qui ac­cueille une di­zaine d’en­tre­pre­neurs créa­tifs, des pe­tits concerts et un stu­dio. » La wed­ding-plan­neuse n’a long­temps pas vou­lu se ma­rier. Elle a fi­na­le­ment sau­té le pas il y a un an avec Pierre La­fitte après dix ans de vie com­mune et pro­fes­sio­nelle.

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