Jim Ter­rel, « Train hard, go fast, have fun. »

TRÈS IM­PLI­QUÉ DANS LE STAND UP PADDLE DE­PUIS LE DÉ­BUT, JIM TER­REL EST AU­JOURD’HUI UN PER­SON­NAGE EX­TRÊ­ME­MENT RES­PEC­TÉ ET IN­FLUENT DANS LE MI­LIEU. IL Y RAYONNE AUS­SI BIEN PAR SA BONNE HU­MEUR ET SA GEN­TILLESSE QUE PAR SA VI­SION TOU­JOURS TRÈS JUSTE ET PERTINE

SUP - - Sommaire - _TEXTE ET PHO­TOS : LAURENT NEVAREZ

Jim, tu sembles avoir pas­sé une grande par­tie de ta vie une pa­gaie à la main, peux-tu nous dire à quel mo­ment tu as com­men­cé à fa­bri­quer tes propres pa­gaies puis à les com­mer­cia­li­ser ?

J’ai débuté le ca­noë à trois ans et fait pas mal de com­pé­ti­tion en ca­noë Olym­pique C1 (où nous ra­mons d’un seul co­té ac­crou­pis sur un ge­nou) m’ame­nant à par­ti­ci­per à quatre olym­piades de 1984 à 1996. J’ai tou­jours vou­lu es­sayer d’amé­lio­rer les pa­gaies que j’uti­li­sais et mettre en ap­pli­ca­tion les idées que j’avais en tête. Je me sou­viens en­core des pre­miers mo­dèles que j’ai com­men­cé à faire vers 11, 12 ans avec des lames de bois col­lées pour faire le manche et une pale en plexi­glass stra­ti­fiée en kev­lar. Puis j’ai fa­bri­qué des pa­gaies en­tiè­re­ment en com­po­site avec un noyau en mousse et ça a été un énorme chan­ge­ment au ni­veau sen­sa­tion et lé­gè­re­té. Du­rant mes an­nées de com­pé­ti­tion, je fa­bri­quais des mo­dèles de pa­gaies dans mon ga­rage qui ont pe­tit à pe­tit sus­ci­té l’at­ten­tion de plu­sieurs grands ra­meurs in­ter- na­tio­naux qui m’en com­man­daient et me construi­saient dou­ce­ment une cer­taine ré­pu­ta­tion. Comment naît l’aven­ture Qui­ckb­lade ?

La marque Qui­ckb­lade a vé­ri­ta­ble­ment vu le jour en 1990 et re­pré­sen­tait en réa­li­té mon ate­lier dans mon ga­rage. Du­rant les an­nées qui sui­virent, j’ai di­ver­si­fié ma pro­duc­tion avec des rames pour le kayak puis un bon ami ha­waïen m’a convain­cu de dé­ve­lop­per mon ac­ti­vi­té en pro­po­sant des pa­gaies pour la pi­roque avec un manche en bois et une pale en car­bone. Au dé­but je ne pen­sais pas du tout mon­ter un vrai bu­si­ness, c’était plu­tôt un hob­by et du­rant sept ans je tra­vaillais en pa­ral­lèle de ça avec mes connaissances en com­po­site dans la fa­bri­ca­tion de voi­tures de course et l’aé­ro­nau­tique. À l’is­sue de ces an­nées très en­ri­chis­santes pour moi en terme d’ex­pé­rience tech­nique et com­mer- ciale, nous dé­mé­na­geons avec ma fa­mille en Ca­li­for­nie en 1999 pour me consa­crer plei­ne­ment au dé­ve­lop­pe­ment de Qui­ckb­lade. À quel mo­ment croises-tu le SUP et dé­cides-tu de t’im­pli­quer dans cette nou­velle dis­ci­pline ?

En 2004, un cer­tain Drew Aiel­lo de Ma­li­bu, qui était ami avec Laird Hail­ton, me contacte pour me com­man­der une grande pa­gaie pour faire du surf de­bout. Je n’étais pas vrai­ment un sur­feur mais ce concept m’a tout de suite sé­duit car je me suis dis qu’avec mon ex­pé­rience des sports de rame et un peu d’équi­libre, ça de­vrait être adap­té pour moi. J’ai donc fait un mo­dèle de pa­gaie à par­tir d’une grande pa­gaie de C1 puis Drew l’a prê­té à Laird qui m’en a alors com­man­dé une à son tour. Un peu plus tard, par l’in­ter­mé­diaire d’amis com­muns, je sym­pa­thise avec Dave Ka­la­ma puis Ja­mie Mit­chell qui s’in­ves­tis-

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