GA­BRIEL BA­CHE­LET LA CI­GALE QUI MONTE

ÂGÉ D’À PEINE 17 ANS, LE VA­ROIS GA­BRIEL BA­CHE­LET, EST CONSI­DÉ­RÉ COMME L’UN DES TA­LENTS LES PLUS PRO­MET­TEURS DE MÉ­DI­TER­RA­NÉE ET NE CESSE DE LE CONFIR­MER COM­PÉ­TI­TION APRÈS COM­PÉ­TI­TION. PAR­TI­CU­LIÈ­RE­MENT AGILE ET VIF, VOIRE EX­PLO­SIF EN BEACH RACE, ‘’GAB’’ EST

SUP - - Sup People - _TEXTE ET PHO­TO : LAURENT NE­VA­REZ

Sa­lut Gab’, ra­conte-nous un peu com­ment tu es ar­ri­vé au SUP ?

J’ai com­men­cé le surf il y a 5 ans en sui­vant mon grand frère sur les spots au­tour de chez nous à St Tro­pez (plage des Sa­lins), puis je me suis ins­crit au Surf Club de la Ci­gale, à Ste Maxime, il y a 3 ans et de­mi pour ren­con­trer d’autres sur­feurs et faire des com­pètes. C’est comme ça que j’ai dé­cou­vert le SUP, il y avait dé­jà pas mal de pra­ti­quants dans le club, j’ai es­sayé et ra­pi­de­ment ac­cro­ché. Je trouve ça gé­nial quand il y a des pe­tites vagues ou alors pour se ba­la­der quand c’est to­ta­le­ment plat. J’ai en­suite dé­cou­vert la race et vrai­ment ado­ré ça.

« C’EST TRÈS FA­MI­LIAL COMME ES­PRIT, IL Y A PLEIN DE PRA­TI­QUANTS QUI VIENNENT FAIRE DU SUP (OU SUR­FER) TOUS LES JOURS À N’IM­PORTE QUELLE HEURE, TOUT LE MONDE SE CROISE

ET DIS­CUTE. »

Com­ment dé­cri­rais-tu le Club de la Ci­gale ? Il semble y ré­gner une am­biance as­sez unique et beau­coup de dy­na­misme ?

En ef­fet, c’est très fa­mi­lial comme es­prit, il y a plein de pra­ti­quants qui viennent faire du SUP (ou sur­fer) tous les jours à n’im­porte quelle heure, tout le monde se croise et dis­cute. Il y a une cen­taine de li­cen­ciés de tous ni­veaux je crois, et on est une di­zaine à s’en­traî­ner ré­gu­liè­re­ment pour les com­pé­ti­tions avec l’aide d’un coach (Ré­mi Ca­sa). On se re­trouve sou­vent à l’eau le sa­me­di et le di­manche ma­tin avec entre autres Clé­ment Pat­te­forte, Vincent Du­mou­lin et Mé­la­nie La­fe­nêtre. Quand il y a des vagues, on es­saie plu­tôt d’al­ler sur­fer, c’est la prio­ri­té ! [rires]. Vous sur­fez où gé­né­ra­le­ment ? Vous avez sou­vent des bonnes condi­tions ?

Ça nous ar­rive d’al­ler sur la plage de la Nar­telle à Ste Maxime, de­vant le club, c’est un beach break avec des vagues sym­pas, ou alors on va à la Ci­gale, un reef plus proche de la ville qui né­ces­site plus de houle, j’aime beau­coup. Si­non par chez moi les vagues de Pam­pe­lone, juste à cô­té de St Tro­pez, c’est là que je vais le plus sou­vent. Con­trai­re­ment à ce qu’on pense, on a ré­gu­liè­re­ment de quoi sur­fer en hiver. Vous faites éga­le­ment quelques bons down­winds dans le sec­teur ?

Ça m’ar­rive plus ra­re­ment car je n’ai pas en­core mon per­mis de conduire, mais on a été ré­cem­ment avec Laurent Del­pin et De­nis Llo­rens du cô­té de Fré­jus, il y a un super par­cours de la plage prin­ci­pale jus­qu’au vil­lage du Dra­mont, un en­droit ma­gni­fique avec des roches rouges. On s’est ré­ga­lé ! Tu re­trouves jus­te­ment ces 2 ri­deurs sur les com­pé­ti­tions du cir­cuit PA­CA ? Je suis im­pres­sion­né par le nombre d’épreuves et la dy­na­mique qu’il y a cette an­née sur ces com­pé­ti­tions…

En ef­fet, j’es­saie d’en faire un maxi­mum per­son­nel­le­ment. On se re­trouve tous en­semble sur la plu­part des évè­ne­ments et il y a une super am­biance, c’est très convi­vial et de plus en plus re­le­vé ! C’est l’oc­ca­sion de voir les meilleurs de la ré­gion comme mon ami Pierre Nau avec qui j’adore par­ta­ger de bons mo­ments et bien sûr m’af­fron­ter ! Je n’ai pas fait beau­coup de grosses courses en de­hors de la mé­di­ter­ra­née cette an­née, j’ai juste par­ti­ci­pé au cham­pion­nat de France à Ca­net l’au­tomne der­nier et évi­dem­ment à la SUP race Cup de Ste Maxime. J’ima­gine que c’est une épreuve que tu ne ra­te­rais pour rien au monde ?

C’était ma 3e par­ti­ci­pa­tion cette an­née. En 2012, c’était ma toute pre­mière course de SUP et for­cé­ment c’est un sa­cré sou­ve­nir. Chaque an­née c’est im­pres­sion­nant de voir et d’af­fron­ter tous ces grands cham­pions qui viennent de par­tout en Eu­rope voire dans le monde. C’est une vraie chance d’avoir cette grande course à deux pas de chez moi, ça mo­tive très for­te­ment pour pro­gres­ser et es­sayer de faire par­tie un jour des meilleurs. On ne l’a pas ci­té pré­cé­dem­ment mais j’ima­gine que son or­ga­ni­sa­teur (et pré­sident du Ci­gale Surf Club), Yan­nick Pi­naud, a joué un rôle im­por­tant dans ton par­cours ?

Bien sûr, Yan­nick s’in­ves­tit énor­mé­ment dans le club et pour ai­der les jeunes mo­ti­vés. Il m’a beau­coup ac­com­pa­gné sur les com­pé­ti­tions et aus­si pour trou­ver un spon­sor car j’ai un peu du mal à al­ler démar­cher les gens. Il prend les choses très à coeur et ef­fec­tue un tra­vail im­pres­sion­nant pour l’or­ga­ni­sa­tion de chaque compète et no­tam­ment la SUP Race cup qui se pré­pare long­temps en amont. C’est un per­son­nage clé du SUP mé­di­ter­ra­néen. Quels sont tes ob­jec­tifs pour les pro­chains mois ?

Même si c’est très dur, j’ai­me­rais bien faire un po­dium au Cham­pion­nat de France cet au­tomne à Qui­be­ron. Je vais aus­si es­sayer de mon­ter au La Torche Pro pour voir la compète, faire la race, j’adore ce coin. Pour le dé­but de sai­son 2015, je vais es­sayer de gé­rer du mieux que je peux les nom­breuses races et mon an­née sco­laire de ter­mi­nale avec le Bac au mois de Juin !

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