LOÏC CAILLET

LE PAS­SION­NÉ MUL­TI­CARTES

SUP - - Sup Biz - TEXTE ET PHO­TOS : LAURENT NE­VA­REZ

AGENT COM­MER­CIAL DE­PUIS 20 ANS POUR DIF­FÉ­RENTES MARQUES DE GLISSE, LOÏC CAILLET EST AU­TANT AP­PRÉ­CIÉ DANS LE MI­LIEU POUR SON DY­NA­MISME QUE POUR SES QUA­LI­TÉS HU­MAINES ET LORS­QU’IL A EN­TRE­PRIS, IL Y A 6 ANS, LA DIS­TRI­BU­TION FRAN­ÇAISE DE REDPADDLE, LA MARQUE D’OUTRE- MANCHE PRÉ­CUR­SEUR DU SUP GON­FLABLE, PER­SONNE N’AU­RAIT PU PRÉ­DIRE SON SUC­CÈS ET L’IM­POR­TANCE QU’AL­LAIT OC­CU­PER SUR LE MAR­CHÉ CETTE NOUVELLE CONSTRUC­TION DE PLANCHES, IL RE­VIENT JUS­TE­MENT POUR SUPMAG SUR CETTE BELLE AVEN­TURE.

Sa­lut Loïc, com­ment a dé­bu­té l’aven­ture Redpaddle pour toi ?

J’ai vu un jour dans un ma­ga­zine de SUP amé­ri­cain, des planches gon­flables ULI et j’ai es­sayé d’en­trer en contact avec eux, mais ils ne sou­hai­taient mal­heu­reu­se­ment pas dis­tri­buer leurs pro­duits en Eu­rope. J’étais un peu désa­bu­sé et en pas­sant voir Greg Clo­sier dans le ma­ga­sin qu’il te­nait à Brest à l’époque, j’ai eu un flash en voyant une planche gon­flable Redpaddle qu’il ve­nait tout juste de ra­me­ner d’An­gle­terre. Greg pro­pose alors de me pas­ser le contact de John Hib­bard, un an­cien wind­sur­feur pro an­glais qui s’est re­con­ver­ti dans ce nou­veau sec­teur. Nous nous sommes donc re­trou­vés à Cher­bourg et je lui ai ache­té 2 planches pour les pré­sen­ter. Fin 2008 après une pre­mière tour­née, je dé­croche 11 com­mandes de planches, notre his­toire dé­mar­rait.

Quel a été l’ac­cueil dans les ma­ga­sins aux­quels tu as pré­sen­té ces pro­duits to­ta­le­ment inédits à l’époque ?

C’était drôle de voir la ré­ac­tion des ma­ga­sins quand j’ar­ri­vais avec ma planche de dé­mo, ils n’ima­gi­naient pas que ce­la puisse exis­ter. Je fai­sais des tour­nées com­mer­ciales pour mes autres marques (Xcel, Mys­tic, Se­lect…) puis j’ar­ri­vais avec la planche gon­flable sur la tête et je la je­tais sur le bé­ton de­vant eux. Il fal­lait voir leur tête ef­frayée en ob­ser­vant ça, cer­tains au­raient presque fait une at­taque car­diaque.

Au­jourd’hui l’offre des planches gon­flables s’est consi­dé­ra­ble­ment élar­gie, com­ment as-tu vu l’ar­ri­vée des concur­rents et no­tam­ment des ma­jors du SUP sur ce cré­neau ?

Pour être franc, ça m’a fait peur au dé­but car je me suis vrai­ment de­man­dé si on al­lait pou­voir ré­sis­ter face à eux. Ça m’a un peu mis en co­lère car ces mêmes marques me re­gar­daient d’un oeil mo­queur lors­qu’elles m’ont vu avec mes planches gon­flables au dé­but. A ma grande sur­prise on a plu­tôt bien ré­sis­té et pris place sur le mar­ché. Quand tu es là le pre­mier, que le pro­duit est bon et que tu tra­vailles cor­rec­te­ment, tu conserves une cer­taine avance mal­gré tout.

Qu’est-ce qui vous dif­fé­ren­cie jus­te­ment des concur­rents au ni­veau des pro­duits ?

On es­saie tou­jours d’amé­lio­rer nos pro­duits, John a par exemple bre­ve­té le RSS, le sys­tème de lattes ri­gi­di- fiantes en plas­tique que l’on glisse sur les rails des planches, et nous nous at­ta­chons de­puis tou­jours à uti­li­ser une qua­li­té maxi­male de drops­tich, épaisse et ré­sis­tante sur les 2 couches de PVC et avec de très nom­breux fi­la­ments par uni­té de sur­face à l’in­té­rieur. Nous avons aus­si tra­vaillé sur nos sacs de trans­port à rou­lettes la sai­son der­nière. John a beau­coup d’idées et une vision très per­ti­nente des be­soins du mar­ché, je suis sans ar­rêt sur­pris.

Com­ment a évo­lué le mar­ché du gon­flable, toi qui es aux pre­mière loges ?

Le mar­ché s’est consi­dé­ra­ble­ment dé­ve­lop­pé, jus­qu’à l’an­née der­nière j’ai dou­blé mes ventes tous les ans. D’après les échos que j’ai, les planches gon­flables re­pré­sen­te­raient en France la moi­tié des ventes de planches de SUP. C’est im­pres­sion­nant et ce­la vient du fait que les pro­duits se sont amé­lio­ré et que l’on touche un pu­blic large et plus uni­que­ment le petit nombre de core-ri­deurs. C’est in­croyable le nombre de femmes qui aiment le SUP, on n’a ja­mais vu ça dans au­cun autre sport de glisse.

« C’ÉTAIT DRÔLE DE VOIR LA RÉ­AC­TION DES MA­GA­SINS QUAND J’AR­RI­VAIS AVEC MA PLANCHE DE DÉ­MO, ILS N’IMA­GI­NAIENT PAS QUE CE­LA PUISSE EXIS­TER. »

Quelle est ta pra­tique per­son­nelle du SUP ? Les planches gon­flables sont de­ve­nues in­con­tour­nables dans tes dé­pla­ce­ments et même tes voyages ?

Je suis content de vivre de ma pas­sion mais je bosse énor­mé­ment, en­vi­ron 80h par se­maine et je suis frus­tré de ne pas avoir as­sez de temps libre pour al­ler sur l’eau. Grâce au gon­flable, j’ar­rive à me faire plai­sir ra­pi­de­ment sur des pe­tits cré­neaux ou en va­cances à l’étran­ger. Au­tre­ment je vais une tren­taine de fois à l’eau sur­fer dans les vagues à St Ma­lo, chez moi, et j’ai fait ré­cem­ment un super downwind dans la baie du mont St Michel, avec sous les pieds une belle planche 14’, c’est que du bon­heur de glis­ser comme ça !

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