À

SUP - - Édito -

l’heure où les Fa­ce­book, Twit­ter, Ins­ta­gram, Snap­chat et autre Lin­ke­dIn oc­cupent une place de plus en plus im­por­tante dans la vie des gens, nous pou­vons par­fois nous de­man­der si les « ré­seaux so­ciaux » n’oc­cultent pas le vé­ri­table lien so­cial entre les gens. Tout le monde sait tout sur les autres et nom­breux sont ceux qui prennent plai­sir à ex­po­ser ou­ver­te­ment leur vie pri­vée avec « leur com­mu­nau­té » for­mée de cen­taines voire de mil­liers d’« amis »… Mais que par­tage-t- on vé­ri­ta­ble­ment ? Alors que nous étions un jour en train de gon­fler une planche de SUP sur une plage iso­lée au fin fond de l’In­do­né­sie, je fus to­ta­le­ment es­to­ma­qué de voir en un ins­tant tous les en­fants de ce mi­nus­cule vil­lage s’ap­pro­cher au­tour de nous comme ai­man­tés. La cu­rio­si­té que sus­ci­tait ce type de planche qu’ils n’avaient cer­tai­ne­ment ja­mais vu en­traî­na une ef­fer­ves­cence ini­ma­gi­nable sur la plage. Une fois pré­pa­rée et mise à l’eau, cha­cun vou­lait es­sayer de mon­ter sur la planche pour te­nir de­bout et ten­ter de glis­ser. Les rires et les cris de joie de nos nou­veaux com­pa­gnons lais­saient trans­pa­raître une émo­tion sai­sis­sante, oc­cul­tant to­ta­le­ment la bar­rière de la langue. Nous n’avions ja­mais res­sen­ti un tel pou­voir at­trac­tif du stand up paddle sur les gens et sai­si l’im­pres­sion­nante fa­ci­li­té qu’il amène à créer des ren­contres, à tis­ser du lien so­cial. Ce qui est ar­ri­vé sur cette île in­do­né­sienne au­rait très bien pu nous ar­ri­ver dans n’im­porte quel en­droit du monde, sur l’île de Pâques ou l’île d’Yeu, peu im­porte le contexte, l’éton­ne­ment et la cu­rio­si­té se­raient les mêmes. Il faut se re­mé­mo­rer l’époque où nous étions nous aus­si rem­plis de ques­tions et de stu­pé­fac­tion en voyant quel­qu’un ra­mer de­bout sur l’eau. « Mais qu’est- ce qu’il fait au juste ? C’est

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