L’IN­TER­VIEW

Cé­line Gé­raud

TÉLÉMAGAZINE - - SOMMAIRE - PAR BÉ­NÉ­DICTE FLYE SAINTE MA­RIE

La dé­ci­sion de quit­ter le groupe Fran­ceTé­lé­vi­sions et Tout le sport a-t-elle été fa­cile à prendre ?

À France 3, c’est vrai que je bé­né­fi­ciais d’un réel confort et que j’étais bien en­tou­rée… Mais là, on m’of­frait quelque chose de plus ex­ci­tant. Ce qui m’a mo­ti­vée quand on m’a fait cette pro­po­si­tion, c’était le pro­jet de créer une vraie ma­ti­nale d’opi­nion spor­tive, quelque chose qui n’exis­tait pas jusque-là sur pe­tit écran. Et j’avais les clés du ca­mion pour la faire, une to­tale carte blanche. L’idée de ce for­mat, c’est qu’on n’aligne pas les avis les uns der­rière les autres, mais qu’on in­forme et qu’on dé­crypte. Six de­mi­heures d’an­tenne avec quatre phases de talk, des in­vi­tés, et bien sûr la force de frappe du groupe que sont ses 150 en­voyés spé­ciaux…

N’a-t-on pas peur de l’ac­ci­dent de par­cours quand on quitte un gros pa­que­bot, Fran­ceTé­lé­vi­sions, pour un na­vire plus pe­tit, RMC Sport ?

J’ai tou­jours fonc­tion­né comme ça, je crois aux cycles et à l’in­tui­tion. Pour moi, faire ce mé­tier si­gni­fie être cu­rieux et in­ven­tif.

Un pe­tit mot sur votre col­lègue Tho­mas Des­son… Votre tan­dem fonc­tion­ne­ra-t-il sur le mode chien et chat ou amour sans nuages ?

Nous al­lons être com­plé­men­taires. Lui se­ra cô­té hu­blot, moi, je suis cô­té cou­loir et j’au­rai le vo­lant. Tho­mas est fa­na­tique de foot et m’ap­por­te­ra aus­si son re­gard sur cet uni­vers. Il se­ra éga- le­ment le poil à grat­ter du pro­gramme, l’« en­toas­teur », comme on l’ap­pelle.

Au­rez- vous re­cours aux fa­meux ex­perts, dont usent et abusent cer­taines émis­sions spor­tives et qui ont par­fois ten­dance à nous ta­per sur les nerfs ?

Non, parce que nous sommes vrai­ment sur du « hard news », de l’ac­tu chaude. On en reste aux faits et rien qu’aux faits. Les seuls spé­cia­listes que nous au­rons, ce sont nos jour­na­listes.

Al­lez-vous dé­ployer plus lar­ge­ment vos ailes sur RMC ? Avez- vous d’autres pro­jets en cours ?

Je ne me pro­jette pas au-de­là. Je vais dé­jà en­trer en re­li­gion en as­su­mant le 6h-9h cinq fois par se­maine. J’ai une mis­sion im­por­tante. Le fait d’être ré­dac­trice en chef me donne un rôle dif­fé­rent, une pres­sion im­por­tante, mais saine. Parce que nous sommes sur une chaîne pri­vée, il faut des ré­sul­tats en termes d’au­diences !

Beau­coup d’an­ciens cham­pions se sont re­con­ver­tis à la té­lé­vi­sion sans trou­ver leur place dans cet uni­vers. Qu’est-ce qui fait que vous y êtes par­ve­nue ?

C’est le juste do­sage entre ce que l’on est et ce que l’on a été [rires]. Il faut de l’hu­mi­li­té, de la ri­gueur et de la pas­sion sans cesse re­nou­ve­lées. Il ne faut pour ain­si dire « ja­mais avoir le cul dans le beurre » [sic]

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