AU BOUT DU MONDE ET AU BOUT DE LEURS VIES !

Dans Per­dus au mi­lieu de nulle part, deux cé­lé­bri­tés sont pa­ra­chu­tées dans un pays très loin­tain, à la re­cherche d’un in­con­nu qui pos­sède leur billets re­tour. Is­sa Doum­bia et Jean-Pas­cal La­coste se lancent les pre­miers dans le grand bain.

TÉLÉMAGAZINE - - DIVERTISSEMENTS - PAR FRÉ­DÉ­RIC JARREAU

Sans ar­gent, sans té­lé­phone et sans GPS ! Une sorte de ren­dez- vous en terre mé­con­nue qui les a ren­dus… mé­con­nais­sables ! Car c’est une vé­ri­table le­çon de vie à la­quelle les deux aven­tu­riers ont été confron­tés. « On ap­prend beau­coup sur soi­même », confirme Is­sa Doum­bia. Une se­maine de tour­nage par de fortes cha­leurs, for­cé­ment, ça vous change un homme. Mais que diable sont-ils tous les deux ve­nus faire dans cette ga­lère ? « Si ça avait été pour faire des images du genre “un gros per­du au bout du monde » , ça ne m’au­rait pas in­té­res­sé. Je l’ai fait pour le jeu », ex­plique Is­sa. Un chal­lenge de taille… mais stres­sant au dé­part. « On n’avait au­cun in­dice pour nous dire où on par­tait. À l’ar­ri­vée à l’aé­ro­port, j’ai vu des pan­neaux écrits en es­pa­gnol… et je me suis dit “Aïe, je ne parle pas es­pa

gnol”», pour­suit l’hu­mo­riste. Sur place, avec son par­te­naire, il a dû ga­gner la confiance de la po­pu­la­tion lo­cale pour re­trou­ver Ric­car­do, un homme ta­toué dont il n’avait que le por­trait sur une pho­to. Lui seul pou­vait leur four­nir leurs billets de re­tour. « Heu­reu­se­ment, à un mo­ment, on est tom­bé sur un couple de Fran­çais » , ajoute Is­sa. Un ca­pi­taine leur a par ailleurs ser­vi de guide et une tri­bu lo­cale les a ini­tiés à leurs cou­tumes… « J’ai bien ai­mé l’échange qu’on a eu avec elle »,

confie-t-il. Leurs condi­tions de vie sur place étaient pour­tant plus que ru­di­men­taires, à dor­mir dans la jungle, au son des singes hur­leurs. « On fai­sait

du troc, ra­conte Is­sa. Hé­las je n’ai pas de Ro­lex… Jean- Pas­cal a échan­gé sa cas­quette, et moi, j’ai échan­gé ma crème avec les gens du vil­lage. » Les deux aven­tu­riers n’avaient eu en ef­fet le droit d’ap­por­ter avec eux que quelques ef­fets per­son­nels, li­mi­tés à dix. Un sac de cou­chage, bien sûr, une gourde, des ca­le­çons, des barres de cé­réales, des lin­gettes pour cha­cun d’eux. L’in­con­fort n’a pas été le plus dur à sup­por­ter. « Ma fa­mille m’a beau­coup man­qué », avoue Is­sa. Ce qui les a tous les deux le plus per­tur­bé ? La pri­va­tion des nou­velles tech­no­lo­gies. « J’ai trop l’ha­bi­tude du GPS. Mais là, pour com­mu­ni­quer avec les gens, on était for­cé de se par­ler. Et c’est ce que j’ai bien ai­mé ! » Être obli­gé de par­tir à l’autre bout du monde pour consta­ter qu’il est plus hu­main de se par­ler de vive voix, voi­là qui en dit long sur notre so­cié­té et les ca­naux de com­mu­ni­ca­tion du XXIe siècle…

Pas­cal La­coste (à gauche) et Is­sa Doum­bia (à droite) ont vé­cu leurs pre­mières émo­tions fortes en tant que nau­fra­gés.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.