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En at­ten­dant une éven­tuelle qua­trième cam­pagne pré­si­den­tielle, Fran­çois Bay­rou ad­mi­nistre sa ville de Pau. Plus pas­sion­né que pra­ti­quant, cet an­cien centre ne rate ja­mais un match de la Sec­tion pa­loise au Ha­meau, où il s’est même re­trou­vé ac­cro­ché aux gri

Tampon! - - Sommaire - RE­CUEILLIS PAR BRICE BOSSAVIE / PHOTO: ICONSPORT

Maire de Pau et pré­sident du Modem, Fran­çois Bay­rou est aus­si un sup­por­ter achar­né de la Sec­tion pa­loise. Une pas­sion qui peut même s’avé­rer dan­ge­reuse.

“Je me suis re­trou­vé sus­pen­du aux piques de la grille par les doigts”

À quand re­monte votre pas­sion pour le rug­by? J’al­lais à la Croix du Prince à l’époque, qui était un stade à l’an­glaise char­mant avec des tri­bunes en bois. Avec Mau­rice Bu­zy-pu­cheu, le vi­ce­pré­sident de la FFR, qui était mon voi­sin et ami d’en­fance, nous nous étions fait notre ter­rain de rug­by à nous, dans le ver­ger de son père. Je dois avouer qu’il était quand même meilleur que moi. Il était plu­tôt taillé pour jouer de­vant.

Vous étiez com­ment en tant que joueur? Pas par­ti­cu­liè­re­ment doué (sou­rire). J’ai joué très mo­des­te­ment lorsque j’étais en khâgne et à l’uni­ver­si­té pen­dant trois sai­sons. Comme j’étais très lé­ger, je jouais au centre ou à l’ou­ver­ture, à l’époque où l’on pra­ti­quait beau­coup les coups de pieds de dé­pla­ce­ment à ce poste.

Fran­çois Bay­rou qui jouait au centre, c’est amu­sant quand même. Vous sa­vez, on croit que dans la vie tout est sé­pa­ré, mais je reste per­sua­dé du contraire. Il y a une lo­gique dans tout ce que l’on fait et beau­coup de clins d’oeil du des­tin.

Vous avez un sou­ve­nir par­ti­cu­lier de votre jeu­nesse en tant que sup­por­ter? Évi­dem­ment, la Sec­tion cham­pionne de France en 1964 avec Mon­cla, Pi­qué, Saux, Cap­douze, pour ne par­ler que des in­ter­na­tio­naux… Je connais en­core la com­po­si­tion de l’équipe par coeur. Avec mon groupe de co­pains, on était même res­tés ha­billés en vert et blanc pen­dant un mois.

Avez-vous dif­fi­ci­le­ment vé­cu la pé­riode de 2009 à 2014, lorsque la Sec­tion ne par­ve­nait pas à re­mon­ter en Top 14? Ce n’était pas si grave, parce que je trouve que la Pro D2 est un cham­pion­nat in­té­res­sant. Après, c’est vrai que je pré­fère voir Pau en Top 14, mais avec des ré­sul­tats. Je sou­tiens en tout cas le club, peu im­porte la si­tua­tion. J’ai des re­la­tions très proches et cha­leu­reuses avec la Sec­tion et j’ap­pelle Ber­nard Pont­neau ou Yan­nick Le

Gar­ré­rès (pré­sident et vice-pré­sident du club, ndlr) après chaque match pour qu’on fasse le point.

Tel­le­ment pas­sion­né que vous avez fi­ni à l’hô­pi­tal alors que vous vous ren­diez à un match de la Sec­tion en 2013. Que s’est-il pas­sé? C’est de ma faute, je ne peux pas me plaindre. J’étais de très bonne hu­meur, content d’al­ler voir le match. Quand j’ar­rive, le coup d’en­voi vient d’être don­né et le por­tail à l’en­trée est fer­mé. À cô­té, il y a une grille de 2,50 m sur­mon­tée de piques. J’ai pen­sé comme le sup­por­ter que j’étais à seize ans: “Rien de plus fa­cile que d’es­ca­la­der cette grille.” Mais mon pied d’ap­pui a glis­sé alors que j’en­jam­bais la grille et je me suis re­trou­vé sus­pen­du aux piques de la grille par les doigts. Fi­na­le­ment, ma main a été la­cé­rée et je me suis fait treize frac­tures. Il m’en reste des sé­quelles… Mais au moins, les gens ont vu que j’ai­mais vrai­ment le club et que je n’étais pas au stade en tant que po­li­ti­cien, con­trai­re­ment à ce que mes ad­ver­saires se plai­saient à dé­crire. En tant que maire de Pau, ca­pi­tale des Py­ré­néesAt­lan­tiques, vous avez un peu sui­vi le pro­jet de fu­sion Bayonne-biar­ritz? Il y a une règle qui dit que lorsque l’on est béar­nais, on ne se mêle pas des af­faires des Basques et in­ver­se­ment. Mais si ce­la de­vait ar­ri­ver à ma ville, je crois que je n’ai­me­rais pas une fu­sion avec Lourdes et Tarbes par exemple. J’ap­pré­cie ces deux équipes, mais j’ai l’amour de notre maillot: moi, je suis vert et blanc. Il pa­raît d’ailleurs que vous vous êtes en­traî­né avec la Sec­tion… Nous avons fait pen­dant plu­sieurs an­nées de l’en­traî­ne­ment phy­sique avec des membres du club et mes ad­joints, sur les mêmes ap­pa­reils que les joueurs. Mais pas en le­vant les mêmes masses (sou­rire). Les joueurs étaient aus­si là pour leur en­traî­ne­ment, le vrai. Mais on ne jouait quand même pas au rug­by, le ri­di­cule doit avoir des li­mites! PRO­POS

Mais elle est où Ma­rielle de Sar­nez?

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