Et la suite alors !!!

Tatouage Magazine - - Neusky Stories -

Si vous avez lou­pé le nu­mé­ro du pré­cé­dent Ta­touage Mag, c’est dom­mage, ne cour­rez pas chez le mé­de­cin le lire entre deux ren­dez-vous, les ma­ga­zines dates de Ma­thu­sa­lem, et je n’y ai ja­mais vu ce « genre » de pu­bli­ca­tion. C’est l’his­toire d’une jeune et jo­lie jeune femme qui s’est fait faire un énorme ta­touage en conven­tion : un pi­geon poulpe. La plu­part des clients qui mettent les pieds dans une conven­tion, pensent res­sor­tir avec un vrai chef-d’oeuvre, mais tout dé­pend de l’ex­po, et des « ar­tistes » pré­sents bi en s ûr ! N’i mporte quel ta­toueur peu se l ouer un stand dans une conv', mis a part cer­taines, genre, à Paris, Londres, Mi­lan et quelques autres, où la sé­lec­tion est rude. Les gros évé­ne­ments s o n t g é n é r a l e ment s é r i e u x , mais ne vous y trom­pez pas, dans les ex­pos, genre « Conven­tion in­ter­na­tio­nale de Mon­fion- sur- Loire » , vous ris­quez de ne trou­ver que des trou­ducs. Celle où il y a 30 ta­toueurs de la ré­gion or­ga­ni­sa­trice, ne vous at­ten­dez pas à res­sor­tir avec une oeuvre d'art, sur­tout que d’or­di­naire, entre eux, toute l’an- née, ils se pour­rissent la gueule, cri­ti­quant leur qua­li­té, à juste titre sou­vent, d’ailleurs. Au pas­sage, je re­mer­cie les nom­breux mes­sages de ta­toueurs via le Net pen­dant ces deux mois, du genre : «Trop bien ton his­toire dans le der­nier mag', ha­ha­ha­ha, mais j’es­père que ce n’est pas moi qui ai fait le pi­geon poulpe, ou alors que tu n’en di­ras pas tr op, à bien­tôt Neus­ky, et j’adore vrai­ment tes his­toires, conti­nue, tu nous fais bien mar­rer... » I l y en a qui n’ont pas la conscience tran­quille, mais les in­té­res­sés ne se sont pas ma­ni­fes­tés... Je me de­mande si c’est sin­cère par­fois. C’est à cha­cun de sa­voir si ce qu’il fait est bien ou mal. Il fau­drait juste ar­rê­ter de prendre, en conven­tion, des ta­toueurs dont le ni­veau est très moyen mais qui se sentent alors pous­ser des ai l es de pi geons poulpes, et où l es clients passent pour des poulpes pi­geons ! Quitte à ré­duire le nombre d’ar­tistes, amé­lio­rer la qua­li­té, et fi­na­le­ment, ti rer l e ta­touage vers l e haut. De­puis que le Mon­dial du ta­touage à Paris in­vite plus de 300 ar­tistes re­con­nus, nous avons vu une ex­plo­sion du nombre de ta­toueurs in­con­nus dans la plu­part des ex­pos, et du coup, on prend n’im­porte qui, du mo­ment qu’il paie, his­toire de ren­ta­bi­li­ser l es dé­penses d’or­ga­ni­sa­tion sans se sou­cier de ce qui est pro­po­sé aux clients. Le nombre de ta­toueurs est sou­vent dis­pro­por­tion­né par rap­port au nombre d’ha­bi­tants des villes or­ga­ni­sa­trices, mo­ra­li­té, beau­coup chôment, ou les clients res­sortent avec des hor­reurs à 20 balles, pen­dant que les ven­deurs de ma­tos tra­hissent leur po­li­tique en es­sayant de li­mi­ter la casse et en ven­dant du ma­té­riel à n’im­porte qui (j’ai les noms !!!). Il se­rait ju­di­cieux aus­si que l es or­ga­ni­sa­teurs de conv' ar­rêtent de mar­quer sur l eur af­fiche « Conven­tion in­ter­na­tio­nale », alors qu’il n’y a que des Fran­çais, voire un Belge ou un Suisse, c’est tout sim­ple­ment de la trom­pe­rie. En tout cas, cette jeune femme est res­sor­tie avec une hor­reur géante, faite sur deux jours de conven­tion. Pour la mo­dique somme de 200 € : à quoi pou­vait-on bien s’at­tendre ? Pour au­tant, la jeune femme n’en veut pas a u t a t o u e u r, ma i s moi , j e t ro u v e que c’est gâ­cher la mar­chan­dise.

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