Tra­duc­tions très per­son­nelles

Tatouage Magazine - - Pratique -

À l'ère des sms et du co­pier- col­ler, même les cor­rec­teurs or­tho­gra­phiques et les tra­duc­teurs au­to­ma­tiques ne font pas le poids f ace aux l acunes du l an­gage écr i t . En l ' es­pace de 20 ans, les ré­sul­tats des élèves ont bais­sé de deux ni­veaux : des élèves de 5e au­jourd'hui f ont l e même nombre d'er­reurs que des élèves de CM2 il y a vingt ans sur une dic­tée iden­tique. Et il faut avouer qu'en de­hors de si­tua­tions spé­ci­fi ques ( re­cherche d'em­ploi, exa­men, lettre ad­mi­nis­tra­tive...), une faute d'or­tho­graphe semble moins hon­teuse qu'à l'époque. La maî­trise de l'écri­ture se­rait donc de­ve­nue un signe d'éli­tisme ? Ad­met­tons... Peu­têtre de­vrait- on sug­gé­rer à ceux qui dé­si­rent se faire ta­touer quelques mots ou signes de prendre au­tant de soin à leur écri­ture qu'une lettre de can­di­da­ture... Faute de quoi, ils risquent de se re­trou­ver sur les bê­ti­siers du Web ! Au moins, Aria­na Grande pour­ra se conso­ler d'un « s » quand elle sou­hai­te­ra cor­ri­ger ses « mille ten­dresse » sur l a nuque. Ri­han­na, quant à elle, a pré­fé­ré dé­men­tir son er­reur sur un « Re­belle fl eur » , qui n'au­rait pas dû être une « fl eur re­belle » c omme l ' ont pr é t e ndu s e s pre mier s f a ns à déc ou­vr i r s on ta­touage, tra­duc­tion de « Au­re­belle fl ower » ( mais i l est vrai qu'on ne com­prend dé­jà pas la phrase d'ori­gine...). La preuve qu'elle a rai­son : elle a même sor­ti un par­fum de­puis, nom­mé « Reb'l Fleur » . N'in­sis­tons pas. Et i l n'y a pas qu'en fran­çais qu'on a le droit de se trom­per : Hayden Pan­ter­riere, mal­gré ses an­cêtres ita­liens, s'est fait ta­touer un « Vi­vere sen­za ri­mi­pian­ti » , soit lit­té­ra­le­ment « Vivre sans re­grets » , sauf peut- être ce­lui

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