« On me di­sait que mon pro­blème, c'était d'avoir dé­jà trou­vé mon style »

Tatouage Magazine - - Portrait -

Avec trois fois ri en en poche, i l ouvre l e p r e mi e r F a l l i n ' S wa l l o w dans ce port de pêche. Ici, Adrien est dans l'am­biance et peut s'adon­ner à sa pas­si on pour l e t r adi­tion­nel. Il ouvre une pe­tite bou­tique qu'il rem­plit de flashs old school. « J'avais la bonne clien­tèle pour l'Ame­ri­ca­na, des ma­rins pê­cheurs, des jeunes ro­ckers, des potes ska­teurs. Dès le dé­but, j'ai pris cette orien­ta­tion, on me di­sait même que mon pro­blème, c'était d'avoir dé­jà trou­vé mon style. En fait, c'est juste que de­puis ga­min, pour moi, le tat­too, c'est ça et rien d’autre. Ça ne m'a pas em­pê­ché, pour ar­ron­dir les fins de mois, de faire quelques fées et des let­trages. » Mais au bout de deux ans et de­mi, le jeune ta­toueur se prend à rê­ver de ciel bleu et de soleil. Il est en contact avec un ta­toueur aus­tra­lien qui lui pro­pose une place à Mel­bourne, chez Voo­doo ink. Fal­lin' Swal­low ferme et Adrien at­ter­rit en Aus­tra­lie où i l dé­chante vite. « C'était une usine à tat­toos, où l'on me de­man­dait très peu de old school. Tu bosses de 10 h à 20 h, tu dois faire au moins six tat­toos. Après, tu rentres, tu dors. Ça m'a ap­pris à être à la fois spon­ta­né et or­ga­ni­sé pour pou­voir en­chaî­ner de tat­toos en tat­toos. Mais mon portfolio n'avan­çait pas. Entre ta­toueurs, l'am­biance était bonne, on se mar­rait bien, mais le boss nous saou­lait, c'était un bu­si­ness­man qui ne connais­sait rien au tat­too. En 2013, au bout de sept mois, j'ai vu que Miss Ato­mik cher chait un ta­toueur à Rennes. Trente jours plus tard je com­men­çais chez elle. Et là, c'était le bon­heur com­pa­ré à l'Aus­tra­lie. » Mais Adrien ne peut vivre que dans les ports et dé­cide de rou­vrir Fal­lin' Swal­low à Lo­rient dé­but 2014. « Je vou­lais re­trou­ver mon in­dé­pen­dance. Ça a été dur, pour trou­ver

« Un tiers de noir, un tiers de cou­leur vive, et un tiers de peau. » « En France, on tr ouve plus de néo-tra­di­tion­nel que de old school. Avec des lignes épaisses, des cou­leurs vieillies et beau­coup de noir . Moi, je pré­fère les lignes plus fines du old school, qui s'épais­sissent de toute fa­çon avec le temps. Ses cou­leurs sont aus­si plus vives, im­pac­tantes. La re­cette, ce se­rait un tiers de noir, un tiers de cou­leur vive, et un tiers de peau. Mon in­fluence dans le genre Ame­ri­ca­na vient des an­nées 70, avec des gra­phismes plus dynamiques, des ta­toueurs comme Bob Ro­berts ou Ed Har­dy. Je passe mon temps à es­sayer de com­prendre com­ment les mecs bos­saient avant. Quand je des­sine, c'est sou­vent avec un bou­quin de flashs de l'époque pas loin, pour res­ter dans la ligne. En fait, je r evi­site le genre en y res­tant fi­dèle le plus pos­sible. »

La re­cette du old school se­lon Adrien :

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