« Nor­ma­le­ment, je ne ra­conte pas mes tat­toos » Mi­ckaël a 28 ans comme Gwe­nole, il est aus­si ma­rin d'État dans la Ma­rine Na­tio­nale à Lo­rient. Comme quoi, le tat­too de ma­rin est tou­jours bien vi­vant. Sur­tout avec lui qui porte dé­jà une tren­taine de pièces.

Tatouage Magazine - - Rencontre - Texte et photos : Alexandre Sar­gos

Mi­ckaël pré­vient d'em­blée : « Nor­ma­le­ment, je ne ra­conte pas mes tat­toos, sauf en­tr e mi­nuit et sous la couette. » Mais pour Ta­touage Ma­ga­zine, il a bien vou­lu s'épan­cher un peu à une heure plus dé­cente. «Dès que j'ai eu ma pr emière paye en 2007, je me suis fait pi­quer. C'était à l'île de la réunion. Je me suis fait fair e un tri­bal. » Mais t rois ans plus t ard, i l se f ait ta­touer par Adrien de Fal­lin'Swal­low (voir p. 18), alors à Brest chez Kor­nog. « Ilm'a fait un fla­ming sur le ti­bia et au pas­sage m'a mon­tré des flashes de Sai­lor Jer­ry. Je me suis ren­du compte que, nous, les ma­rins, on avait ten­dance à se faire ta­touer du tri­bal, alors que le old school était notre vraie culture, ça nous cor­res­pon­dait mieux. J'ai fait plein d'adeptes par­mi les ma­te­lots de­puis. » Mi­ckaël en­chaîne les pièces avec Adrien. Un t roi s - mâts, un cox­man f i r s t cl ass i ssu d'un f l ash de Sai­lor J er­ry, un poing amé­ri­cain avec un ra­soir, une dia­blesse en cha­leur, un crâne en pleine « ner­vous break­down » , un l oup... « Au bout d'un mo­ment, j'avais plein de pe­tites pièces. Pour moi, les grosses pièces, ça se mé­rite après en avoir fait plein de pe­tites ou moyennes. » En 2011, il ren­contre Syl­vain C Bien de Ca­la­ve­ra Tat­too à Rennes. Il lui réa­lise un bras en mode ja­po­nais avec, comme mo­tif, phare une gei­sha. Deux ans plus tard, il passe à en­core plus gros. « Je­vou­lais un crâne vé­nère sur le dos. Il lui manque juste une bar­biche, qui se­ra r ose, comme celle de Di­me­bag de Pan­te­ra.» Et bien sûr, Mi­ckaël ne compte pas s'ar­rê­ter là, mais la place vient à man­quer. «En tout cas, mes deux ta­toueurs res­te­ront Adrien et Syl­vain, je ne vois pas l'in­té­rêt de collectionner quinze mille ta­toueurs.» Quoi qu'il en soit, en voyant le nombre de tat­toos de Mi­ckaël, on com­prend mieux la de­vise : « Dixans d'ar­mée, cent ans de sou­ve­nirs.»

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