Da­vy Jones

Tatouage Magazine - - Neusky Stories -

Par­fois, on nous trouve moche avec nos ta­touages. Un jour, une char­mante ma­mie m’a dit : « - Mais Mon­sieur, qu’avez-vous fait là ? Des des­sins par­tout, c’est moche sur un si beau jeune homme ! » J ’ ai t rou­vé ça j oli ment dit ! Par­fois, on nous trouve beau, ou du moins... beau, mais moche quand même. Au­jourd’hui, je re­çois un coup de fil au shop pour par­ti­ci­per à un clip vi­déo. Mes ta­touages vont t o u t d e mê me s e r v i r à jouer le rôle d’ un méchant et aff re ux t y pe, « Da­vy Jones » , amou­reux d’une si­rène qui n’est autre que Nol­wenn Le­roy. Pour l e bien du tour­nage et his­toire d’avoir de belles i mages de t at ouages, j e doi s m’épil er le corps en­tiè­re­ment, chose que je ne maî­trise pas du tout. Me voi­ci donc dans ma salle de bains à mettre à nu mes tat­toos. La cire, c’est sa­cré­ment pé­nible, je m’ar­rache les poils certes, mais la peau vient avec, ré­vé­lant tout de même mon torse ain­si que quelques vieux ta­touages affreux et si­gni­fi­ca­tifs : ils vont être ser­vis ! Mais l a ci re me f ai t t el l ement mal que j ’ opt e pour l a c r è me dé­pi l a t oi r e pour fi nir le bou­lot. En re­pas­sant sur la par­tie dé­jà épi­lée à l a cire, j e me sens comme un steak sur le gril et me voi­ci main­te­nant s ans peau et br ûl é. Put ai n de t r uc de gon­zesses ! En­fi n bref, me voi­ci donc nu comme un ver, re­trou­vant des ta­touages que j’avais ou­bliés, et fran­che­ment, il y en a un pa­quet de moche. Le l e nde­main, j ’ a r r i v e a u r e ndez- v ous sur une belle plage bre­tonne, il fait froid, nous sommes en no­vembre, il pleut (tiens, bi­zarre...) et on m’ex­plique l e scé­na­rio. Après trois heures pas­sées dans l e froid à at­tendre mon t our, c’est en­fin à moi de j o u e r. E n d e u x mi n u t e s , me v o i c i qua­si­ment nu, dans le froid et sans poil. Le ca­me­ra­man braque l ’ ob­jec­tif sur ma grosse mo­rue dans le dos et se met à hur­ler : « - Ho pu­tain, je ne peux rien faire là !!! » Les autres membres de l ’équipe ar­rivent et constatent l es dé­gâts. Ben oui, j e me s u i s p e l é c o mme u n e p o mme, j e me suis ar­ra­ché l a p e a u , me v o i c i d o n c avec des bou­tons, des rou­geurs, des pl a ques par t out e t l e s t a t t oos ne res­semblent plus à rien. Ré­sul­tat, on fe­ra ce qu’on peut, c’est-à-dire rien ! La vi­déo sur Da­vy Jones n’exis­te­ra ja­mais !

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