LES PLEINS POU­VOIRS

À MI­CHÈLE HALBERSTADT

Technikart - SuperCannes - - Fake News -

Ils prennent les rennes du Fes­ti­val et im­posent leur loi… Gloire à la co-boss d’ARP et ré­cente au­teure de Brèves Ren­contres chez Al­bin Mi­chel.

Votre pre­mière me­sure en tant que sou­ve­rain ab­so­lu?

Mi­chèle Halberstadt. Je sup­prime toutes les pro­jec­tions presse et je force tout le monde à voir les films en même temps. Il faut mé­lan­ger tous les pu­blics. Et je tiens à dire que je pen­sais dé­jà ça quand j’étais jour­na­liste. Y a rien de tel que les séance uniques, ça re­sa­cra­lise les films.

Vous posez un vé­to contre la pre­mière Palme Net­flix ?

M.H. Oui. On n’est pas là pour mettre avant les dif­fu­seurs, on est là pour mettre en avant les films. En plus, on ne sait rien d’eux, il n’y pas plus opaque que leur fonc­tion­ne­ment. Quand on sau­ra quelle est leur lo­gique on pour­ra son­ger à leur don­ner une Palme.

Votre pro­gramme pour qu’Hol­ly­wood re­vienne à Cannes ?

M.H. C’est obli­gé de ra­me­ner Hol­ly­wood à Cannes, vrai­ment ? Di­sons que mon pro­gramme ca se­rait de rendre Cannes tel­le­ment iré­sis­tible qu’Hol­ly­wood ne puisse plus s’en pas­ser.

Votre pro­gramme pour que Go­dard re­mette en­fin les pieds à Cannes ?

M.H. Alors je le ra­mène cette an­née, fi­gu­rez vous. Go­dard nous avait pro­po­sé un nou­veau lo­go pour ARP, à l’époque d’Eloge de l’amour, et on n’avait ja­mais vrai­ment osé l’uti­li­ser. Et puis là on s’est dé­ci­dé, on l’inau­gure pour le 70eme anniversaire de Cannes. Donc voi­là Go­dard est de re­tour à Cannes via le lo­go ARP, aha­ha.

Vous dor­mez dans la chambre de qui ?

M.H. Là im­mé­dia­te­ment, je pense à Da­vid Bowie, mais c’est un peu tard… Mince, je crois qu’ils sont tous morts, ceux avec qui j’ai­me­rai dor­mir. Du coup je garde mon ma­ri !

Vous créez un prix Sean Penn. Pour quoi faire ?

M.H. Ré­com­pen­ser les plus beaux yeux du cinéma ac­tuel.

À quel film d’Al­mo­do­var choi­si­riez-vous de ré­at­tri­buer la Palme ?

M.H. Parle avec Elle, sans hé­si­ter (un film qui n’a pas été mon­tré à Cannes, NDLR). Ce film a été ins­pi­ré par l’une de mes amies, qui m’a aus­si ins­pi­ré un livre. Per­sonne ne connait mon livre (Mon Amie Amé­ri­caine NDLR), tout le monde connaît son film, et il se trouve qu’il m’a bou­le­ver­sée.

Quel se­rait la du­rée maxi­mum du man­dat de votre sé­lec­tion­neur ?

M.H. Cinq ans, ça suf­fit. Il ne faut s’ha­bi­tuer à rien dans la vie, sur­tout pas au pou­voir. Avoir un droit de vie ou de mort sur les films il ne faut pas que ça dure trop long­temps, si­non ça peut de­ve­nir dan­ge­reux.

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