RAN­DALL PRICE

Ran­dall Price, Chef Cui­si­nier en poste a Cannes pen­dant le Fes­ti­val du film sur le Tech­ni­boat, le Ba­teau de Technikart.

Technikart - SuperCannes - - Welcome To Cannes - Pho­to : Gilles Pe­ti­pas

D’ou ar­ri­vez-vous ?

Je suis un chef cui­si­nier amé­ri­cain. Je suis ori­gi­naire de l’Ohio. C’est la chance qui m’a ame­né en France ! J’ai tou­jours rê­vé de ve­nir ici. À 5 ans j’ado­rais man­ger des es­car­gots. J’ai ga­gné un concours de cui­sine, le pre­mier prix était un voyage pour al­ler a Pa­ris. Le jour de mon ar­ri­vée, l’am­bas­sade m’a de­man­dé de faire un ex­tra, et ce jour la le pré­sident Bush était de pas­sage. Le pré­sident a ai­mer ma cui­sine et je me suis re­trou­ver pa­ra­chu­té chef cui­si­nier de l’am­bas­sade amé­ri­caine a Pa­ris.

Quelle est la rai­son de votre pré­sence au 70e anniversaire du Fes­ti­val ?

Je suis ici, chef cui­si­nier, pour pré­pa­rer des bons plats gas­tro­no­miques aux in­vi­tés pré­sents sur le Tech­ni­boat. Mon mé­tier est fan­tas­tique. C’est une pas­sion, il faut tou­jours un chef. Où que l’on soit dans le monde, je ne cesse ja­mais de tra­vailler : un bon­heur !

Quel est votre meilleur sou­ve­nir a Cannes ?

Il y a quelques an­nées, on m’a de­man­dé de pré­pa­rer un dî­ner sur un ba­teau. Le temps était dé­chaî­né et je n’ou­blie­rai ja­mais cet épi­sode où la moi­tié des in­vi­tés est pas­sée par-des­sus bord…

Quel est votre ac­tua­li­té ?

Je suis plus que ja­mais em­bal­lé par ma car­rière de chef cui­si­nier, et je pré­pare un deuxième livre sur l’his­toire d’un chef en cui­sine et de son chat, aus­si en cui­sine.

Avez-vous une adresse à par­ta­ger à Cannes ?

Oui, je connais un pe­tit res­tau­rant, « Cres­ci », sur le port de Cannes. Ils ont la meilleur piz­za aux au­ber­gines du monde.

Si le pré­sident de la Ré­pu­blique vous ap­pelle et vous pro­pose un poste d’am­bas­sa­deur pour re­pré­sen­ter la France dans le monde, quel pays choi­sis­sez-vous ?

Quelle bonne idée !! J’aime bien l’Île de Malte, c’est une cul­ture in­té­res­sante. La mer est si bleue, les gens sont fan­tas­tiques. Mais ils mangent des la­pins. Je pré­fère man­ger des écu­reuils et des bons pois­sons de la mer Mé­di­ter­ra­née.

Et si vous étiez l’am­bas­sa­deur d’une ré­gion Fran­çaise, quel se­rait votre ré­gion ?

L’Au­vergne évi­dem­ment, le Puy-de-Dôme et ses châ­teaux… J’y tra­vaille de­puis plus de 20 ans, j’y ai mes ha­bi­tudes dans un châ­teau, un vé­ri­table « Bri­ga­doon » qui n’ouvre ses portes que l’été, un en­droit mer­veilleux plein de bon­heur, hors du temps, ha­bi­té par une com­tesse mer­veilleuse et des cen­taines de chats sau­vages.

L’es­prit Fran­çais, pour vous, en quelques mots, c’est ?

C’est une forme de li­ber­té, mais avec des prin­cipes, un vé­ri­table art du sa­voir vivre et de se com­por­ter en so­cié­té. Et ce­la de­vient rare dans le monde.

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