AU­JOURD’HUI DANS LE PO­DIUM LES BAR­BUS

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JOA­QUIN PHOE­NIX LA BARBE DU HIP­PIE Pour ce fils de hip­pies le poil est sy­no­nyme de gros doigt au sys­tème. Quand il fai­sait mine de cou­ler sa car­rière pour se mettre au rap (I’m not There), c’est sa barbe hir­sute qu’on re­te­nait. De­puis, on l’a vu ra­sé à blanc (The

Im­mi­grant), pa­ré d’une ti­mide mous­tache (Her) ou de rou­fla­quettes (In­herent

Vice). Le re­tour de la grosse barbe chez Lynne Ram­say nous in­quiète un poil. VINCENT LIN­DON LA BARBE DU Gé­NIE Pla­ton, Léo­nard de Vinci, Her­man Mel­ville, Karl Marx : la barbe est la marque du gé­nie de­puis l’in­ven­tion du si­lex. Pas de gé­nie im­berbe, donc pas de Lin­don glabre dans Ro­din. Bar­rant d’un ta­pis noir et aus­tère la moi­tié basse de son vi­sage, elle lui per­met de jouer sobre – le gé­nie ré­clame du poil mais aus­si du sé­rieux – pour se concen­trer sur ses mains ba­la­deuses, ama­trices de glaise chaude et de jo­lis pe­tits culs. CO­LIN FAR­RELL LA BARBE DU PRO­PHèTE Il est tou­jours plus fa­cile de vi­sua­li­ser Co­lin Far­rell mous­ta­chu que barbu. Il l’a pour­tant été dans Le

Nou­veau Monde – à croire qu’on pré­fère Mia­mi Vice. Mous­tache aus­si dans The

Lobs­ter, où elle par­ti­ci­pait à sa trans­for­ma­tion en pe­tit homme ac­ca­blé. La beu­bar mar­brée qu’il ar­bore dans le Lán­thi­mos n’est pas un dé­tail : elle ex­plique en lan­gage poil les ra­tés du film.

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