EVGUENI GALPERINE

Avant tout : que fait Evgueni Galperine à Cannes ? Quand on a par­ti­ci­pé à un pro­jet qu’on aime on veut as­sis­ter à sa nais­sance et par­ta­ger ce mo­ment avec les autres pa­pas et ma­mans du film.

Technikart - SuperCannes - - La Première Note - Interview Mel­chior

Quelles est votre playlist idéale pour le Fes­ti­val ?

De la mu­sique du film (for­cé­ment !): d’abord quelque chose de fes­tif et lé­ger... par exemple “Nous sommes les soeurs ju­melles” de Le­grand, puis quelque chose de my­thique - “le Mé­pris” de De­le­rue et on fi­ni sur ce que anime beau­coup la croi­sette - l’an­goisse et le stress de ne pou­voir ren­trer dans une salle de ci­né­ma et voir le film qu’on veut “Ta­bla” de Punch Drunk Love com­po­sé par Jon Brion.

Pou­vez-vous nous par­ler de la place de la com­po­si­tion mu­si­cale dans le monde du ci­né­ma ?

La ques­tion a be­soin d’être pré­ci­sée : la place de com­po­si­tion mu­si­cale dans un film ou la place de com­po­si­teur dans le monde du ci­né­ma ? La pre­mière va­rie beau­coup se­lon le style du film et la vi­sion du réa­li­sa­teur, elle peut al­ler d’in­exis­tante à pri­mor­diale, quant à la deuxième - c’est une place as­sez mo­deste et à part, les com­po­si­teurs sont les seuls dans le pro­ces­sus de la fa­bri­ca­tion du film à ap­par­te­nir à deux mondes : ce­lui du ci­né­ma bien sûr mais aus­si à ce­lui de la mu­sique, le monde du­quel on est ve­nu vers le ci­né­ma. Donc nous sommes un peu tous des im­mi­grés et dans mon cas c’est une deuxième im­mi­gra­tion.

D’après vous, quelle est la place de la mu­sique élec­tro­nique DANS LA COM­PO­SI­TION DE MU­SIQUE DE FILM ?

Je pense qu’elle est très im­por­tante et je m’en ré­jouis. Elle l’est dans notre vie de tous les jours et comme les films sont le plus sou­vent le re­flet de leur époque - il est dif­fi­cile d’ima­gi­ner au­jourd’hui la mu­sique du ci­né­ma sans la mu­sique élec­tro­nique.

Pré­fé­rez-vous tra­vailler à par­tir d’images ou de scé­na­rios ?

Les deux car ça les deux exer­cices sont in­té­res­sants. Ça dé­pend sur­tout de la mu­sique dont le film a be­soin. Le tra­vail sans image peut être plus riche ar­tis­ti­que­ment et don­ner des idées mu­si­cales plus fortes qui ser­vi­ront plus le film. Mais par­fois le tra­vail à l’image est plus ap­pro­prié car ce­la per­met un do­sage très pré­cis pour des films qui ont be­soin d’une mu­sique plus syn­chrone.

Quelle est votre his­toire avec la com­po­si­tion DE MU­SIQUE DE FILM ?

Je suis tom­bé amou­reux du ci­né­ma et de la mu­sique étant en­fant, ai dé­ci­dé de ne pas choi­sir et faire des deux mon mé­tier.

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