SI­NON RIEN

Technikart - - STORY -

Sou­ve­nez-vous. C'était au plus fort du tra­di­tion­nel « chas­sé­croi­sé » sur nos routes de France. Dans son édi­tion do­mi­ni­cale, da­tée du 31 juillet der­nier, alors que la val­lée du Rhône ache­vait de se conges­tion­ner,

ba­lan­çait une bombe à frag­men­ta­tion, ca­té­go­rie pla­né­taire. Ce jour­là, le puis­sant ta­bloïd amé­ri­cain (un des fers de lance de l'em­pire Ru­pert Mur­doch) pu­bliait des images fort dé­nu­dées de Me­la­nia née Knauss, au­tre­ment dit Ma­dame Do­nald Trump Pho­tos prises, pré­ci­sons-le, à la fin de l'an­née 1995. Une époque où la­dite créa­ture, fraî­che­ment dé­bar­quée de Slo­vé­nie – et bom­bar­dée par la suite po­ten­tielle « First La­dy » – n'avait que 25 ans.

Ra­co­leur ? Af­fir­ma­tif. D'un goût dou­teux ? As­su­ré­ment. Mais de­puis notre vieillis­sante na­tion d'éro­to­manes, ce jo­li coup es­ti­val gar­de­ra le mé­rite d'avoir ap­por­té un peu de fraî­cheur, un bref chouia de gla­mour à l'in­ter­mi­nable bar­num élec­to­ral US. «

» L'homme qui s'ex­prime ain­si n'est autre que ce­lui par qui le scan­dale est ar­ri­vé, sans crier gare, à la face du monde. Son nom : Jarl Alexandre, dit « Alé », de Bas­se­ville. Son âge : 46 ans. Son mé­tier : pho­to­graphe de mode. Sa na­tio­na­li­té : fran­çaise, mon­sieur !

Au pays des feuille­tons Clin­ton-Mo­ni­ca Le­wins­ky et DSK-Na­fis­sa­tou Dial­lo, l'ef­fet « blast » était pour­tant ga­ran­ti. Lo­gi­que­ment, le ma­tin-même de la pu­bli­ca­tion de ces cli­chés dont l'ami de Bas­se­ville est l'au­teur, toutes les at­ten­tions ont conver­gé vers l'Hexa­gone. Le vent élec­to­ral était-il en train de vi­rer, pour de bon, en dé­fa­veur du clan Trump ? Ce coup de ton­nerre al­lait-il, oui ou non, chan­ger le cours de l'His­toire ? «

», se vante, ri­go­lard, ce sin­gu­lier per­son­nage que nous re­trou­vons au fond d'une bras­se­rie sans âme du bou­le­vard Saint-Ger­main, par une fin d'après-mi­di d'au­tomne. Cri­nière abon­dante, bottes et vê­te­ments de cuir, bagues énormes à chaque doigt, ta­touages en veux-tu en voi­là… Au pre­mier contact, Alé, c'est avant tout une dé­gaine pas pos­sible. Un peu du Mel Gib­son che­ve­lu de (ce­lui avec Ti­na Tur­ner), et beau­coup de ce­lui de pour son al­lure ré­so­lu­ment che­va­le­resque.

D'em­blée, Dieu sait pour­quoi, on l'ima­gi­ne­rait s'en­fi­lant des hec­to­litres d'hy­dro­mel. Ra­té : il opte pour un cho­co­lat chaud, qu'il ne ter­mi­ne­ra ja­mais. Le temps de nous faire re­vivre sa bru­tale no­to­rié­té mon­diale, ren­for­cée dès le len­de­main du pre­mier scoop, lun­di 1er août, par la dif­fu­sion d'autres pho­tos, is­sues du même shoo­ting, dans ce même Re­be­lote et mieux en mieux ! Cette fois, on y dé­cou­vrait la jeune Me­la­nia se frot­tant, tou­jours dans le plus simple ap­pa­reil, à une autre bom­basse dé­nu­dée, le tout ser­vi bien chaud sous ce titre qui res­te­ra culte : « Mé­nage à Trump ». «

in­siste notre pho­to­graphe. »

Les pho­tos de Me­la­nia, épouse Trump, po­sant 100 % à poil, pu­bliées en pleine course à la Mai­son Blanche, c'est lui. Ar­tiste mul­ti­cartes, aris­to­crate de noble tra­di­tion, ex-tau­lard, brin­gueur classe in­ter­na­tio­nale : Alexandre de Bas­se­ville est tout ce­la à la fois. Ren­contre avec le moins fré­quen­table de nos pho­to­graphes.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.