QUE CE­LUI QUI N’A JA­MAIS BASHÉ LÈVE LA MAIN !

Technikart - - LA UNE -

Ah, le plai­sir de dire du mal... D'avoir le luxe d'être cette pe­tite voix dis­so­nante au mi­lieu du concert de louanges. À rap­pe­ler que non, les textes de Boo­ba ou de De­lerm ne sont pas dignes de fi­gu­rer en Pléiade. Que le nou­veau As­sayas est, tiens quelle sur­prise, d'un vide in­ter­si­dé­ral. Que l'em­pe­reur est nu, et que ça ne date pas d'hier. De­puis 25 ans, alors que la ten­dance est à la cri­tique mol­las­sonne, ce ma­ga­zine n'a pas dé­mé­ri­té dans sa pra­tique d'un bashing de haut ni­veau. Quitte à se sen­tir seul, sou­vent. Jus­qu'à la dé­mo­cra­ti­sa­tion ré­cente d'un « bashing » pra­ti­qué pour faire du clic et gé­né­rer du « par­tage » : même 20 Mi­nutes s'y met, fai­sant mine de s'of­fus­quer du der­nier Kev Adams...

Dès lors, quand notre croo­ner lyon­nais pré­fé­ré s'en prend à

Tech­ni­kart, com­ment lui en vou­loir ? Dans un tweet pos­té entre deux ga­las, digne du Trump pour­sui­vant de sa vin­dicte le « fai­ling New York Times », Ben­ja­min Biolay ré­pon­dait à une per­fi­die de notre ru­brique mu­sique : « Comme chaque mois le sieur L ouis-Hen­ri de La R oche­fou­cauld me tacle les deux pieds déc ol­lés du sol. V ous pou­vez conti­nuer, ça com­mence même à me faire plai­sir d'être si im­por­tant à vos yeux, mais v os lec­teurs (s'il en r este) risquent de se las ser

#sang­bleu­ne­sau­rait­men­tir :) » Un bashing de la part d'un ex-chou­chou qui nous va droit au coeur : s'il conti­nue de nous lire, c'est qu'il nous aime en­core (un peu). Et, ul­time preuve de ce re­gain d'amor, il eut la dé­li­cate at­ten­tion de ne pas nous im­po­ser l'écoute de son nou­vel al­bum (pré­ci­sant même au staff de son la­bel Bar­clay de ne pas nous le fi­ler). Mer­ci Ben­ji !

Et Ar­thur dans tout ça ? En cher­chant une tête d'af­fiche pour por­ter notre dos­sier sur ce nou­vel art du bashing, faire ap­pel à l'ani­ma­teur-pro­duc­teur de Ven­dre­di tout est per­mis, le pun­ching-ball pré­fé­ré des ha­ters de tout poil, sem­blait l'évi­dence-même. Et à voir la ré­ac­tion de nos col­lègues et amis de­vant cette couv', cli­vante à sou­hait, j'ai l'im­pres­sion qu'on a bien fait. Bonne lec­ture, et bon bashing, on se re­trouve dans un mois,

Lau­rence Ré­mi­la

S O B O G U H E T S E V , A R D I HA TA SA AÏS

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