OLI­VIER BRUNEAU DIRTY SEXY VAL­LEY

Technikart - - SELECTOR - LÉO­NARD DESBRIÈRES

SOUVIENS- TOI L’ÉTÉ DER­NIER. Éric Char­den avait rai­son : l’été se­ra chaud ! Dès la pre­mière phrase de Dirty Sexy Val­ley, le ton est don­né : « Je veux po­ser ma tête sur ce cul, et y dor­mir pour le res­tant de mes jours. » Ça, c’est dit. Quand six étu­diants in­sé­pa­rables dé­cident de conclure leur sco­la­ri­té en beau­té en or­ga­ni­sant un wee­kend dans un cha­let per­du dans la mon­tagne pour s’adon­ner à une vé­ri­table or­gie, on sent ve­nir la ca­tas­trophe. Et tous les in­gré­dients sont réunis pour ça : la mai­son est trop iso­lée, les per­son­nages trop au­da­cieux et les seuls voi­sins aux alen­tours sont des red­necks aux moeurs in­hu­maines. Ré­sul­tat, un gey­ser conti­nu, mé­lange de sperme et de sang qui fe­ra rou­gir jus­qu’aux lec­teurs les moins prudes. Oli­vier Bruneau nous offre un bouillon de culture où se fra­cassent Max Pé­cas et Ta­ran­ti­no, Lloyd Kauf­man et Russ Meyers. Un plai­doyer pour le re­tour du mal­sain en lit­té­ra­ture ? On adore. (Le Tri­pode, 267 p., 16 ¤)

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